Podcast

November 29, 2007

Revoir nos idées reçues

J'ai présenté ce clip de Hans Rosling à mes étudiants du cours de négociation. Pour corriger une impression qu'aurait laissé une remarque que j'avais faite plus tôt au sujet des coûts de main-d'oeuvre en Chine. Mais le contexte n'est pas si important ici. Par contre, il faut absolument prendre 15 minutes pour écouter ce que Rosling veut nous dire. Les étudiants ont été rivés à l'écran.

J'en retiens surtout que le monde (en développement) évolue à une vitesse que nous ne soupçonnons pas. Nous devons revoir nos préjugés. Surtout des gens comme moi, qui ont été formés il y a un peu plus de vingt ans et qui ont la tête farcie de faits qui ne tiennent plus la route.

Il y a cette image -- spectaculaire -- vers la fin du clip où Rosling présente l'évolution de la distribution des revenus en Chine vs US. Une image qui donne une impression viscérale de l'importance de cette économie qui est en train de... tout changer?

Chinaus

Il y a cet incroyable logiciel.

Et cette métaphore tellement vraie, qui se trouve dans un autre clip. Où Rosling parle de la beauté de la "Nocturne" de Chopin. En présentant la feuille de musique. Pour nous faire comprendre que le language des experts n'est pas la seule, ni la meilleure façon de communiquer une idée.

Rosling est un virtuose de l'interprétation des données.

November 08, 2007

Marketing et bouddhisme ont un point en commun

Le marketing vise à satisfaire les besoin des consommateurs. Ceux qui sont familiers avec notre discipline sont familiers avec des modèles de mesure de la satisfaction où on exprime la satisfaction comme l'écart entre l'expérience vécue, d'une part, et le niveau des attentes, d'autre part. Plus l'écart est grand, plus le consommateur est satisfait. Et bien évidemment, l'industrie concentre ses efforts sur les moyens de parvenir à l'expérience la plus satisfaisante possible.

Au risque de simplifier, la philosophie bouddhiste fait aussi la promotion du bonheur. En adoptant une approche diamétralement opposée -- on réduit le niveau des attentes; on trouve le bonheur dans les conditions d'expérience telles qu'elles sont. En faisant remarquer que l'approche matérialiste aboutit à une spirale ultimement déprimante.

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Je mentionne parce que TED vient de publier un vidCast de Matthieu Ricard, un moine bouddhiste. Intéressant. TED est l'acronyme de Technology, Entertainment et Design.

Je ne sais pas s'il faut interpréter cette invitation (et les conférences courues du Dalai Lama) comme une indication que la rhétorique Bouddhiste colle aux intérêts du moment. Ou plus simplement que la question de la recherche du bonheur, peu importe l'approche, mérite que l'on s'y attarde. Ricard est décrit comme un spécialiste du bonheur; la littérature scientifique sur le thème du bonheur est en croissance.

Ci-dessous l'évolution du nombre de requêtes sur les mots marketing et happiness selon google.com/trends. Les échelles sont trompeuses -- il y a beaucoup plus de requête sur le mot marketing que sur le mot happiness. Mais les tendances sont là.

Happy

Mktg 

November 02, 2007

Que penser de Facebook?

Je me suis ouvert un compte sur facebook il y a une semaine, en me disant que de devais surmonter mes réserves et essayer sérieusement, histoire de ne pas laisser se creuser un fossé entre moi et mes étudiants qui sont sur facebook, pour la plupart. J'ai même reçu une invitation d'un collègue qui aimerait me compter parmi ses "amis".

J'ai fermé mon compte hier. Après avoir entendu ce podcast de l'émission Search Engine et lu le billet de Jon Swift

Jesse Brown (de Search Engine) relate l'histoire d'un syndicat qui a utilisé Facebook pour retracer les employés d'un casino. Le syndicat a ensuite créé un groupe pour diffuser l'information pertinente. Ultimement, Facebook a fermé ce compte, précisant que la politique est d'autoriser uniquement les comptes de (vrais) individus.

L'histoire de Jon Smith est similaire sur un point -- Facebook a fermé son compte parce que Jon Smith est un nom de plume et pas une identité véritable.

Plusieurs éléments me préoccupent, peut-être à tort. Mais le fait que l'on puisse identifier mon réseau de relations à des fins commerciales politiques ou autres me préoccupe. D'autant plus qu'il n'est pas possible de s'abriter derrière un pseudonyme.

Ce qui est à priori un environnement permettant de partager efficacement des informations et d'avoir du bon temps présente des risques importants de récupération à d'autres fins. Ce qui aurait été possible en utilisant des pseudonymes (i.e. gérer des réseaux distincts d'amis, de famille, de relations d'affaires, de groupes d'intérêtes spéciaux) ne l'est pas. Je vois des difficultés importantes à ce que toutes mes relations se voient. Encore plus quand un observateur externe peut identifier le réseau (apparent) de mes relations.

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October 29, 2007

Vinton Cerf

Le collège Dickinson a honoré Vinton Cerf, "inventeur de l'Internet" (c'est à lui que l'on doit les protocoles TCP et IP qui ont révolutionné la structure des réseaux informatiques) en lui décernant le prix Joseph Priestly.

Vinton Cerf est aujourd'hui "Évangéliste en Chef de l'Internet" chez Google. Dans son allocution, Cerf aborde plusieurs thèmes (émergence de l'Asie, web mobile, architecture end-to-end) importants pour tous ceux qui s'intéressent à l'évolution de cette technologie. Il parle aussi de son travail récent sur la construction d'un réseau interplanétaire, capable de faire face aux délais de réponse qui sont beaucoup plus longs et imprévisibles que dans l'environnement terrien.

Cerf est génial. De par son attitude générale. Mais aussi pour les idées qu'il véhicule. Deux idées en particulier ont retenu mon attention.

1. Repenser la distribution de contenu: la distribution de vidéo change selon les technologies disponibles. Deux dimensions sont considérées -- la connectivité et la capacité de stockage. Cerf fait remarquer que les distributeurs conventionnels sont rivés sur le streaming (i.e. la distribution en temps réel de matériel pré-enregistré) et la publicité conventionnelle (voir par exemple hulu). Il estime qu'une distribution en accéléré offre des possibilités plus intéressantes, comme l'inclusion de matériel additionnel qui peut être consulté à demande par l'utilisateur.

2. La pertinence des avatars: En réponse à une question sur Second Life, Cerf répond que les environnement synthétiques (il dit virtuel) pourraient agir sur le monde réel, par le biais de machines. Puis il spécule sur la possibilité de communiquer dans un environnement synthétique 3D en portant un casque (goggles). Et pose une question intéressante -- si vous et moi communiquions en conférence 3D, est-ce que nos images devraient porter un casque? Ou devrait-on utiliser des avatars (représentations) qui ne portent pas le casque de visualisation?

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October 04, 2007

Second life et la question d'identité

Autre podcast intéressant de la CBC (Ideas). On y parle des mondes "virtuels" et de l'impact que ces activités ont sur l'identité des gens.

À retenir: la notion "d'immigrant digital". L'idée est que pour des gens comme moi, le monde digital est nouveau et j'y suis comme un immigrant, en phase d'acculturation. Pour les plus jeunes, qui y sont nés, il n'y a pas cet écart. Un exemple -- une très grande proportion de mes étudiants ont une page dans facebook (mySpace ou ailleurs). Pas moi. Et je n'en ai pas envie. Et j'ai souvent l'impression qu'il s'agit d'une forme d'exhibitionisme. Alors que pour les natifs digitaux, cette modalité est naturelle.

Idée reliée -- il est normal pour les natifs de façonner plusieurs identités.

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Je profite de l'occasion pour rappeler qu'il est préférable de référer à Second Life (etc.) comme à des mondes synthétiques (i.e. pas naturels) plutôt qu'à des mondes virtuels (i.e. qui n'existent que dans l'ordinateur). cf Castronova en notant qu'il utilisait virtuel avant de lancer le terme plus approprié de "synthétique". L'idée est importante. Un gilet synthétique tient bien au chaud, souvent mieux qu'un gilet de laine. Un gilet virtuel ne sert à rien hors du monde virtuel. Si on pense à Second Life (facebook, youTube et autres communautés synthétiques) en termes de virtuel, on comment une grossière erreur -- Cette réalité synthétique a définitivement un impact sur le monde naturel

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September 26, 2007

Le multiculturalisme

(à la hâte...)

Hier je mettais enLigne une présentation spectaculaire. Aujourd'hui, le ton est moins extravagant, mais le message important. Karim H. Karim, Directeur du School of Communication and Journalism at Carleton University. Un podcast de la série IDEAS de la CBC.

1) l'exposé démarre lentement (la métaphore de l'éléphant est usée) mais progresse de façon méthodique et remarquable.

2) je partage entièrement l'observation que Karim fait en terminant son exposé (i.e. les diasporas peuvent garder un contact nettement plus étroit que ce n'était le cas il y a 3 générations, avec des impacts qui ne sont pas condidérés explicitement

3) je partage aussi complètement sa réponse à la première question (des professionnels responsables doivent apprendre à apprécier les différences et à reconnaître les points communs.

Et de nombreux autres éléments importants. (en particulier la différence qui existe entre les modèles canadiens (salade), américain (melting pot), britannique (intégration négligente) et française (assimilation dans un modèle unique. Et crois, comme lui, que notre modèle est supérieur. Mais que des défis (évidents) pointent à l'horizon.

Autre point. Rosling présente un message tout aussi important, quoique différent. J'ai l'impression que l'extravagance peut nuire à la compréhension. Mais peut aussi réfléter mes goûts personnels

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September 24, 2007

L'impossible est possible -- et le pouvoir des blogs

Cet après-midi, problème avec le beta de présentation de Google. De fil en aiguille je suis tombé sur cette présentation (un blog parle de google presentation, dit que l'application n'est probablement pas à la hauteur et pointe sur un classique de Kawasaki -- la règle du 10-20-30, lequel pointe sur un blog spécialisé en présentations, lequel pointe sur cette incroyable présentation de Hans Rosling)

Il faut écouter la présentation. Il y a ce logiciel fantastique qui permet de voir la réalité avec des yeux frais. Il y a l'argument de base qui parle de développement économique et du fait que ce qui semble a priori peu probable est en fait relativement plausible. Et il y a la finale, invraisemblable.

À voir ABSOLUMENT.

Et je note en passant que toute l'information est relayée par des blogs. Requête lancée sur un moteur de recherche, matériel offert par un site spécialisé. Mais entièrement relayé par des blogs.

September 07, 2007

Un marché noir dans le secteur de la santé

Dans le cours de Marketing Responsable, nous parlerons du marché pour les organes de remplacement (devrait-on autoriser l'achat/la vente d'organes humains). Si l'idée répugne, elle est peut-être préférable à l'existence d'un marché noir.

Par hasard je suis tombé sur un podcast de la CBC qui parle du phénomène des files d'attente dans le secteur de la santé. Préparé par un médecin, l'émission explique comment les gens font pour ne pas attendre. De toute évidence les contacts personnels jouent pour beaucoup.

Ce qu'il faut retenir, je suppose, c'est qu'en dépit de la réglementation (au Canada la santé est un bien public et gratuit, il n'y a pas de marché permettant d'offrir de l'argent pour obtenir un service -- sauf exceptions qui se multiplient) un marché se crée. La monnaie d'échange est le capital humain que quelqu'un accumule par ses contacts personnels.

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April 07, 2007

Blogs et polarisation

David Wessel est chef de pupitre à Washington pour le Wall Street Journal. Dans un podcast préparé par l'Université Yale, Wessel parle de l'évolution des média, en terme de leur façon de traiter l'information.

Il ouvre son allocution sur quelques commentaires humoristiques, incluant le fait qu'en 1984 le WSJ utilisait encore des machines à écrires parce que l'éditeur ne voulait pas faire le saut vers les ordinateurs de bureaux tant que la technologie ne se serait pas stabilisée...

Son allocution concerne principalement le traitement que les média font de l'information. Wessel observe (très justement) que les média se polarisent. Ce qui est intéressant est qu'il observe que les média étaient polarisés au début du 20ième siècle et que l'idéal d'un traitement équilibré et juste de l'information est apparu plus tard, vraisemblablement pour des raisons d'ordre économique. Et que ces mêmes forces agissent aujourd'hui, à nouveau, dans le sens de la polarisation. L'idée de base est que le lecteur est maintenant en position de lire les média qui reflètent ses convictions personnelles. Comme il est économiquement viable de produire plusieurs média, la fragmentation des auditoires ne s'opère pas seulement sur des variables d'intérêt général (ex: canal histoire, canal sci-fi, canal bricolage, canal enfants) mais aussi sur le spectre politique, ou plus généralement, sur le côté de la médaille qui colle à votre interprétation de la réalité.

Quelques chiffres intéressants sur l'économique du WSJ.

Un podcast que j'ai écouté avec plaisir plus d'une fois, en flux ou à télécharger.

March 29, 2007

Stephen Levitt -- Spécialiste du freakonomics

Steven D. Levitt est un économiste (célèbre) de la très sérieuse université de Chicago. Célèbre pour avoir popularisé le terme "freakonomics", ou la science économique du bizarre.

Il a un blog, évidemment. Une entrée intéressante sur la distribution de la musique ici. (Ceux qui se souviennent de l'épisode de Plant, le livre vendu au chapitre par Stephen King, ne seront pas très optimistes).

Excellent podcast, en flux ou à télécharger. Hilarant et profond à la fois.

March 26, 2007

Intracom 2007 - internet mobile

Je présentais cet après-midi à l'Intracom 2007, sur le thème de l'Internet mobile. Mes transparents sont disponibles ici.

March 16, 2007

Cartes de crédit et mobiles

Plusieurs indicateurs pointent dans la direction de changements rapides et massifs dans l'industrie de la téléphonie mobile. Une des innovations les plus significatives pourrait être l'arrivée de téléphones fonctionnant comme des cartes de crédit. Voir le lien ci-dessous pour en lire un peu plus. Mais l'idée est que le téléphone peut agir comme un périphérique de proximité -- un capteur permet de recevoir l'intention de paiement exprimée par l'utilisateur.

Outre l'expérience de McDonald's au Japon (déploiement prévu pour octobre 2007) l'initiative la plus intéressante est probablement celle de Brit Railways où le paiement des transits pourra se faire de cette manière.

Si le paiement de burgers par mobile peut amuser, l'utilisation du mobile en train par contre montre la voie des changements majeurs. Consultation des horaires, itinéraires, réservations, communication en transit -- autant de gestes qui s'accomplissent mieux par mobile que par ordinateur ou papier.

Je rêve du jour où le transport en commun permettra cette modalité ici. Tellement ennuyeux que de se mettre en chasse pour trouver tickets ou monnaie. Lent à l'embarquement...

J'ajoute un extrait de podcast tiré de l'hebdo The Economist. On y parle de monnaie électronique. Si vous suivez l'actualité, vous avez peut-être lu que cette publication est à élaborer une stratégie électronique. J'y reviens quand je trouve le temps.

Link: This mobile doubles as a credit card - Mobiles & Handhelds - Connectivity.

Paying for a purchase would be as simple as swiping the phone over a sensor, which communicates with a small computer chip embedded in the phone

March 10, 2007

Social media is the new television

"If you don't get social media, then you're really being stupid" (Jennifer Jones)

Sans détour :)

Jennifer Jones anime Marketing Voices, une série de podcasts sur le nouveau marketing. Elle échangeait récemment avec David Hornik, un associé d'August Capital. Entrevue intéressante où Hornik explique bien comment les média collectifs (social media) bouleversent les pratiques marketing.

Deux commentaires:

1) Hornik parle de segmentation. De toute évidence, il utilise le mot segmentation dans le sens (correct) de groupes de consommateurs partageant les mêmes intérêts. Pas trivial pour deux raisons. Premièrement, il est très difficile de segmenter la clientèle des média Internet sur d'autres bases que leurs intérêts ou comportements, parce que leur profil démographique (i.e. âge, sexe, revenu, localisation) sont impossibles à observer et que les utilisateurs sont soit discrets ou font de fausses déclarations pour préserver leur anonymat. Deuxièmement, cette façon de faire contraste énormément avec les pratiques des média conventionnels qui vendent des tranches démographiques aux annonceurs.

2) Il est question de Second Life. Commentaires intéressants et appropriés de la part de Hornik. En bref -- il n'est pas certain que SL devienne mainstream. (au moment où j'écris ces lignes, 4.5 millions d'uitlisateurs dont 27 500 sont enligne).

Extrait essentiel, en flux
Podcast, en flux ou à télécharger

March 04, 2007

Webcast sur le Web Analytique

Un webcast qui promet d'être intéressant. Organisé par l'American Marketing Association, mardi 6 mars 13:00. Gratuit. Je serai malheureusement en meeting pendant la diffusion. Si vous avez l'occasion d'y participer et de laisser vos réactions sur le site du cours ou sur ce billet, ce serait extra.

Link: Web Analytics Demystified: Ten Simple Strategies for Using Web Analytics to Improve Your Online Marketing Efforts - American Marketing Association - www.marketingpower.com.

This free one-hour webcast will focus primarily on ten simple but proven strategies marketers can use tomorrow to leverage web analytics and improve their online success. It will secondarily address a number of more advanced topics, including analytic challenges related to social media, rich Internet applications, blogs, and podcasts

March 01, 2007

Le problème avec les lois

Dans mon article sur le concept de marketing responsable, j'attaque l'idée que les lois sont un minimum "éthique" qu'une organisation responsable se doit de rencontrer. L'argument tient essentiellement au fait qu'une loi est un énoncé de principe adopté par une législature, qui peut ou peut ne pas refléter l'opinion de la population, qui peut ou peut ne pas être attaquée par des "gens raisonnables".

Arguments intéressants dans ce podcast d'une conférence d'Allan Hutchinson, qui jette un regard critique sur la Charte des Droits et Libertés. En bref:

1) La Charte a mis fin aux débats politiques portant sur les droits et libertés
2) La Charte se préoccupe de droits et libertés qui préoccupent la classe moyenne
3) Les tribunaux ont ouvert une brèche dans l'équilibre des droits en reconnaissant que les personnes morales (compagnies) ont des droits couverts par la charte (ex: droit d'expression) sans considérer que ces personnes ont des ressources qui les avantagent dans leurs capacités d'exercer ces droits.

Un extrait essentiel (en flux)
L'intégrale en flux ou à télécharger

February 17, 2007

La chimie de la peur

Encore un excellent podcast de la série IDEAS, cette fois avec Jerome Kagan, professeur émérite de psychologie. Kagan a été un des pionniers de la recherche sur le tempérament, i.e. les inclinaisons physiologiques qui déterminent en partie ce que nous pouvons être.

Il remarque (très justement) que notre cerveau est sensible au changement, que lorsque nous comprenons le changement, nous l'apprécions, et que lorsque nous le comprenons pas, nous sommes anxieux. Il ajoute que la sensibilité du cerveau au taux de changement varie avec les individus. Que si quelqu'un est du genre à faire des listes et à être pessimiste quant à l'avenir, c'est probablement parce que la chimie de son cerveau est très réactive au changement.

Il dira aussi que la chimie du cerveau ne détermine pas totalement notre comportement, mais qu'il fixe certaines limites.

Certains sont anxieux devant le rythme du changement dans les technologies de communication. Certains le sont plus que d'autres. Il est toutefois possible de réduire l'anxiété en aident les gens à comprendre la technologie. Ou à comprendre tout au moins qu'elle n'est pas dangeureuse.

Extrait essentiel d'une minute en flux
Podcast complet (53 minutes) en flux ou à télécharger

February 14, 2007

Logique de l'individu vs logique de position

Un podcast fascinant à plus d'un égard. Joel Podolny est le (nouveau) doyen de la prestigieuse School of Management de Yale. Il donne une conférence sur le thème du leadership dans laquelle il fait référence à la logique de l'individu qui contraste avec la logique de la position. Ce qui explique des phrases du genre -- "it is nothing personal, it is just business" qu'un cadre d'entreprise utilisera, par exemple, pour justifier des licenciements, ou l'exercice de pressions considérables sur les individus. Des individus généreux sont contraints par la position qu'ils exercent, de poser des gestes qui leur répugnent.

Au premier niveau, il y a cette observation et l'idée qu'il y a plusieurs façons de concevoir le leadership d'une organisation. Podolny argumente qu'il est possible d'imaginer une entreprise humaine. Il dira aussi que le modèle de gouvernance traditionnel (shareholder) se mue progressivement vers un modèle plus humaniste (stakeholder).

Au second niveau, on ne peut qu'être sidéré d'entendre Podolny battre en retraite quand on lui fait remarquer que (la plupart?) des organisations performantes pratiquent un modèle basé sur la logique de position. On cite en particulier le cas de GE et de Jack Welch, PDG légendaire, neutron Jack qui terrifiait son entourage.

Et personne ne semble avoir fait la distinction importante qui existe entre une entreprise bureaucratique, qui pratique une logique de position déhumanisante (voir billet sur la productivité, ici),et celle d'une entreprise où l'individualité est recherchée, mais où la loyauté à l'entreprise doit être totale. En particulier, personne ne peut imaginer que des leaders comme Welch ou Jobs ou Gates ont une vision du leadership qui s'appuie sur une armée de zombies. Au contraire, ce genre de leader est reconnu pour encourager l'expression de l'individualité des cadres et autres membres de l'organisation, mais tout en exigeant un niveau d'implication au delà de ce qui peut sembler raisonnable. D'autres leaders vont au contraire encourager leurs cadres à avoir une "vraie vie" à l'extérieur de l'entreprise. En partie pour éviter les burn-outs.

Et il y a le nombre incalculable de "you know"...

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February 12, 2007

Marketing Voices: Social Media Podcasts with Jennifer Jones

Un lien tiré de Podtech.net, une excellente ressource (alternative) en eMarketing que David soumet à notre attention.

Le lien ci-dessous pointe sur un podcast portant sur Technorati. En ligne avec la discussion que nous avons sur le forum du cours MRK66483.

Link: Marketing Voices: Social Media Podcasts with Jennifer Jones.

Dave Sifry, CEO of Technorati, is the recognized authority about what is happening on the Web at any one moment. He tells how Technorati is changing the news cycle.

February 09, 2007

Berners-Lee: le futur de l'Internet

Tin Berners Lee est l'inventeur du www, qu'il a développé pour partager des documents alors qu'il était au CERN. Il est aussi celui qui a lancé l'idée du web sémantique, lequel faciliterait les échanges d'informations de machine à machine.

En avril 2006 il prononçait une allocution à Princeton, sur le thème du futur de l'Internet. Deux choses:

1) Cette allocution mérite d'être écoutée, ne serait-ce que parce que Berners-Lee est devenu une figure historique. Sanjiv Arora, qui l'introduit à l'auditoire, disait que d'introduire Berners-Lee était un peu comme d'introduire l'inventeur de la roue. On ne peut imaginer un monde sans roue. On ne peut imaginer un monde sans le www. Et pourtant, lorsque l'idée a été introduite, les sceptiques étaient nombreux.

Ici Berners-Lee explique le concept de web sémantique.

Si vous avez la patience de vous rendre à la minute 63 (ne pas s'y rendre directement. Il faut être confondu par les arguments de Berners-Lee et constater son incroyable vitalité intellectuelle), il y a une question fascinante sur la fracture numérique... :)

2) l'allocution est disponible en trois formats (audio, video et video annoté. Un texte sur le même sujet est disponible ici). Ce qui vous permettra de faire une expérience. Essayez d'écouter le format audio seul sur votre PC. (je n'y parviens pas). Puis essayez les formats video (je ne trouve pas vraiment le temps... je fais autre chose en parallèle... puis suis fasciné par Berners-Lee). Puis jetez un oeil sur le texte (l'impression n'est absolument plus la même).

Je reparlerai des podcasts sous peu.

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Vidéo en flux
Vidéo annoté

February 06, 2007

Markets and Society

Une excellente série sur la pensée de l'économiste Karl Polanyi, diffusée par la CBC (Ideas) en 2006 (voir ici)

Relativement long et qui demande probablement à être écouté plus d'une fois, parce que les idées sont parfois difficiles à saisir.

En bref, Polanyi a écrit The Great Transformation en 1949. Un ouvrage qui résonne encore aujourd'hui et qui relate l'émergence de l'économie de marché, dans laquelle nous vivons et que nous prenons pour acquise. Polanyi fait remarquer à juste titre qu'avant la révolution industrielle, les marchés existaient, évidemment, mais qu'ils étaient réglementés par la tradition, la "magie", etc. et non pas par le prix. Selon Polanyi, c'est à cette époque et pour des raisons d'ordre technologique (il fallait assurer une quantité suffisante de main d'oeuvre et une demande permettant de soutenir des industries naissantes) que l'économie de marché a été "disembedded" (il n'y a pas d'équivalent français qui me vienne à l'esprit rapidement, et rien sur le site de l'OLF). Avant la révolution industrielle, il n'y avait pas de marché de l'emploi, pas de marché immobilier, pas de marché monétaire. Et une économie fondée sur ces marchés est radicalement différente d'une économie où la valeur de ces biens est déterminée par la tradition (ou autrement que par la loi de l'offre et de la demande).

Avant la révolution industrielle, la société traditionnelle domine et le marché est soumis au traditions, après, l'économie de marché domine et la société est soumise aux impératifs économiques.

Ceux qui s'intéressent de près à ces questions -- écoutez attentivement la conclusion du 5ième épisode. Fred Bloch, étudiant gradué de Polanyi, est décrit comme partisan de la thèse que la société peut et doit réglementer le marché (disons, en opposition à la pensée de l'école de Chicago, Friedman en tête, qui argumente que le prix est un signal plus efficace que la réglementation "sociale"). Puis on entend la fille de Polanyi, elle aussi économiste, dire que la thèse de son père est que l'économie de marché a changé l'être humain d'une manière profonde, et que la réglementation ne permet pas de corriger les effets pervers de ce changement en profondeur.

Je crois qu'il est remarquable et révélateur que deux économistes, proches de Polanyi, aient des interprétations substantiellement différentes quant à la pensée de cet intellectuel. Mon interprétation est que Bloch, plus influencé par la pensée des économistes institutionnels, traduit davantage la pensée orthodoxe contemporaine que celle de Polanyi, qui me semble écrire une chronique du changement catastrophique. Pour ceux qui ont vraiment le temps, lire The Great Transformation est un bon moyen d'occuper quelques soirées.

Les cinq épisodes sont disponibles ci-dessous en flux ou à télécharger.

épisode 1: flux, télécharger
épisode 2: flux, télécharger
épisode 3: flux, télécharger
épisode 4: flux, télécharger
épisode 5: flux, télécharger

January 31, 2007

Productivité -- est-ce que votre banane est active?

Tiré de l'émission The Current sur CBC.

Un vice-président de syndicat raconte l'aventure de ses collègues du ministère du revenu qui ont été l'objet d'une intervention visant à accroître leur productivité.

Au delà de l'aspect rigolo, il y a le mythe que la productivité dépend de la planification ordonnée des tâches. Oui et non. Oui, possible, dans le cas de tâches répétitives, sans effet de surprise, où on vise à pousser les coûts vers le bas suivant le modèle de la courbe d'expérience. Dans ce contexte on peut comprendre l'idée derrière les gestionnaires du ministère du revenu, qui ont toutefois oublié l'impact que de telles mesures (extrèmes) ont sur la motivation du personnel.

Mais non. Absolument non dans le cas des innovations radicales. Voir Takeuchi et Nonaka 1986 (wiki ici).

Ceux qui discutent de la gestion de projet. Attention! Bon nombre de planificateurs s'intéressent aux bananes actives alors qu'ils devraient s'assurer que l'environnement permet de maintenir l'état de flot de l'équipe.

Une approche intermédiaire en développement de nouveaux produits -- Stage-Gate.

Extrait en flux ou à télécharger

January 30, 2007

The Long Tail

Encore une fois, un podcast de grande qualité dans la série produite par le magazine The Economist dans son Survey of New Media.

The long tail parle entre autres du fait que la distribution de la demande n'obéit plus à la loi du 80/20 que l'on observe si souvent dans le monde des affaires (80% des ventes sont générées par 20% des clients -- absolument inexact, est-il besoin de le rappeler, mais l'idée est que dans les marchés conventionnels, le marketing de masse a pour effet de concentrer la demande sur quelques modèles dominants.)

Encore une fois, une conversation intelligente qui fait ressortir des points importants. Pour les biens numériques, parce que les coûts marginaux d'extension de la gamme sont pratiquement nuls (attention à la nuance, on parle des coûts d'extension de gamme, pas des coûts de production, ni des coûts de reproduction) les services enLigne constatent un étalement de la demande qui ne s'observe pas dans le domaine des biens physiques.

(De mémoire) Anderson dit que 30% des locations de NetFlix (DVD par la poste) sont pour des titres qui ne sont pas disponibles chez blockbuster. À l'oeil, je dirais qu'un Blockbuster tient moins de 10,000 titres en magasin, Netflix (qui appartient à Blockbuster) en offre 65,000!

Il va sans dire que les approches traditionnelles de marketing basées sur la segmentation (typiquement moins de 10 segments présumés homogènes) ne tiennent pas la route. On peut imaginer 2 ou trois approches.

1. Filtering collaboratif - i.e. le comportement de l'un est imité par l'autre. Ce filtering peut être struturé par l'entreprise (vous avez possiblement remarqué que plusieurs eTailers affichent au bas de la page la conclusion du clickstream (i.e. 50% des gens ont acheté le produit, 12% ont acheté le produit XYZ, 5% ont acheté le produit ABC). Il peut se faire via votre réseau personnel (ex: mySpace) ou autrement.

2. La recherche via moteurs spécialisés. C'est du moins ce qu'Anderson dit, mais je suis hésitant. On ne peut pas chercher ce que l'on ne connait pas... Oui, il y a bien la découverte fortuite (ex: le splash de allofMp3, iTunes, youTube qui vous fait découvrir un nouveau truc). Mais pourquoi pas la critique d'un quotidien.... enfin

3. Les systèmes automatisés du genre de pandora.com ou de musicIP qui analysent le contenu des oeuvres et basent leurs suggestions sur l'anatomie du contenu.

Excellent podcast en flux ou à télécharger

Modèles d'affaires Google-youTube

Stéphane Guérin parle sur son blog du modèle d'affaires de Google. Plusieurs alternatives ont fait l'objet de commentaires. La version "intéressante" que j'ai entendue fonctionnera comme ceci:

1) l'utilisateur qui télémonte du contenu peut le rendre public ou privé. Un clip privé peut être vu par des utilisateurs qui possèdent les identifiants requis, ou par ceux qui accepteront de payer un droit d'accès

2) Google prend 30% des frais.

L'information provient du podcast The Long tail, préparé par The Economist pour son survey of the new media, avril 2006. L'extrait pertinent est disponible ici. Le podcast complet est disponible ici.

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Génial. Absolument génial. Schmidt, Brin et Page sont absolument géniaux.

p.s. Cet exemple de conversation par blog interposé correspond exactement à ce que je tentais d'expliquer ici. Abonnement par Google reader (finalement + efficace que IE7.0 pcq portable) et liens + trackbacks.

January 29, 2007

Wide world of wikis

Un autre excellent podcast en provenance de l'hedbomadaire The Economist. Il y est surtout question des wikis (sites editables par tous).

Une conversation intelligente entre Brendan Greely (animateur), Andreas Kluth (rédacteur du Survey on New Media) et Jerry Michalski (PDG Sociate).

On y dit entre autres que blogs et wikis se substituent au flot torrentiel et improductif de courriels. Greely observe très justement que les blogs sont l'expression visible d'individus tandis que les wikis sont des oeuvres collectives et anonymes. (bien que je suis d'opinion que l'image de la cathédrale est inappropriée. voir Raymond. Raymond est crédité pour avoir incité Netscape à verser le code de son browser dans le domaine public. Raymond a articulé une vision du développement open autour du concept de bazar, le contrastant avec le développement traditionnel inspiré du concept de cathédrale.)

podcast en flux ou à télécharcher

January 28, 2007

Philip (Linden) Rosedale, créateur de Second life: 10% des membres de SL y passent 80h/sem enLigne

Saffo, que je mentionne ici, est impliqué dans la fondation Long Now. Cette fondation recevait en novembre dernier Philip Rosedale, le créateur de l'environnement synthétique Second Life.

Les perspectives offertes par Second Life sont stupéfiantes. Pendant que Rosedale présentait, son avatar (Linden) faisait de même dans SL. Afin d'illustrer de manière spectaculaire que la frontière entre la réalité physique et le monde synthétique n'est pas aussi évidente qu'on serait porté à le croire.

Si la croissance d'environnements comme mySpace, youTube et Flickr est remarquable, ce qu'on y fait n'est pas particulièrement étrange -- on y partage des informations, des vidéos et des images (je simplifie). Dans SL, on assiste à un phénomène radicalement nouveau et imprévisible parce que la simulation déborde clairement dans le domaine de la réalité. Il y a tout bêtement les réalités économiques (on transige des $ contre des Linden $), le volumes d'activité (40,000 nouveaux résidents par jour), l'immersion (10% des utilisateurs consacrent 80 h/semaine dans SL -- bref, ils y vivent).

Il y a des questions intéressantes -- par exemple, la multiplication des identités, les relations entre avatars, entre avatars et parents.

Il y a des spéculations stupéfiantes -- oui, tout pourrait basculer dans ce genre d'environnement. Pourquoi pas, après tout. Si on pose les bonnes questions, on constate qu'il n'est pas facile de tracer de frontière entre SL et RL (real life).

Podcast disponible en flux ou à télécharger

Link: Long Now Discuss > View topic - 02006-11-30 > Philip Rosedale.

(note additionnelle: dans la première version du post, j'utilisais le mot virtuel à la place de synthétique. Virtuel m'a toujours écorché la langue parce qu'il s'oppose à réel. Merci à Edward Castronova pour avoir popularisé l'expression synthétique, qui s'oppose à naturel, mais qui possède sa réalité propre. La discipline est encore probablement divisée, parce que l'usage correct du mot virtuel est assigné à des créations informatiques. Au sens strict, SL est un monde virtuel. Mais si on considère le phénomène sur le plan social, je suis d'avis qu'il s'agit d'un monde synthétique.)

Révolution

Je soulignais hier l'article du quotidien Le Devoir ou le journaliste remarquait que l'Internet occupait aujourd'hui la place prépondérante dans la gestion de la campagne présidentielle américaine. Un podcast diffusé par The Economist en avril 2006 explore cette idée plus en profondeur. Ce podcast est un de ceux qui accompagnent le survey on new media.

Quelques idées importantes:

1) On y parle d'une révolution et non pas d'une évolution. L'establishment est sérieusement menacé. Les transformations sociales seront majeures, imprévibles, pas forcément toutes plaisantes. Dans le contexte du débat Porter-Tapscott sur la signification de l'Internet dans le domaine de la formulation stratégique, il n'y a aucun doute qu'il ne s'agit pas de business as usual. Saffo va aussi loin que de prédire la fin de l'état-nation, remplacé par le concept de villages globaux. De l'imprimerie qui a favorisée l'émergence des états-nations, puis la télévision qui a donné naissance au village global (McLuhan), la société est maintenant impactée par un médium qui fragmente plutôt que d'homogénéiser. Saffo donne l'exemple de la culture Klingon qui s'enracine, alimentée par un groupe de passionnés.

2) On y parle de la dématérialisation de la consommation. Un exemple intéressant concerne l'utilisation de l'automobile que l'on réserver sur Internet, pour un usage circonscrit. L'impact sur notre compréhension de ce que veut dire le concept de marketing est immense. Communauto est encore vu par la majorité comme une solution de remplacement réservée aux moins fortunés ou aux activistes environnementaux. La réalité est que l'idée de posséder une automobile ressemble de plus en plus à un fardeau. Que l'on préfère louer ou utiliser un taxi. Qu'il y a d'autres moyens infiniment plus intéressants d'exprimer qui nous sommes.

3) On y parle de l'industrie de la musique. Saffo ne mâche pas ses mots à l'endroit de l'industrie existante, qui voudrait inclure des principes légaux obsolètes dans une technologie qui est incompatible avec ses principes, tout comme les moines du 16ième siècle qui disaient que seules les bibles manuscrites pouvaient être condidérées comme étant légitimes.

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On peut croire qu'il s'agit de vues exhaltées, sans fondement, comme celles qui ont servi à alimenter la bulle spéculative de la fin des années 1990. Mais The Economist n'est pas un médium d'illuminés. Et cette fois les signes de changement apparaissent dans les comportements, pas dans les outils.

Copie locale du podcast en flux ou pour télécharger.

January 23, 2007

The Strangeness of Science: If you think you understand quantum theory, you don't understand quantum theory

Un autre excellent podcast de la série IDEAS. Une allocution de Richard Dawkins, un biologiste.

Allocution fascinante pour quiconque est animé de l'esprit scientifique. S'ouvre sur une réflexion relativement à la physique quantique, d'une complexité stupéfiante (mon titre est réfère à une citation de Feynman que reprend Dawkins), mais indéniablement utile parce que capable de prédictions qui défient l'intuition et le sens commun. Un argument en faveur de la science mathématique.

Puis virage sur le sujet central de l'évolution. Remarques intéressantes sur notre capacité de comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Une observation -- la loi de l'évolution fait en sorte que les organismes les plus adaptés survivent.

Ce qui soulève une question: que signifient les biais perceptuels? Si ces biais étaient néfastes, n'auraient-ils pas été éliminés? Ou sommes nous trop tôt dans le processus évolutif?

J'ai placé ce post dans la rubrique marketing responsable parce que cette question doit être considérée par ceux qui souhaitent apporter des "correctifs" aux décisions individuelles et collectives.

Une copie du podcast est sur mon serveur, mp3 ici, stream ici

Crayon - Une agence qui mise sur Second Life

Vous connaissez peut-être Second Life. Il s'agit d'une communauté virtuelle. Un peu comme SimCity, sauf que la dynamique est nettement plus complexe/riche/imprévisible.

De curiosité, SL approche maintenant le statut de buzz majeur. La raison tient à ce que la frontière entre la réalité et la virtualité devient plus confuse. Des entreprises lancent des produits virtuels. D'autres y tentent des expériences qui ont des retombées dans le "vrai" monde.

Une entreprise de consultation, crayons, a lancé la première "vrai" entreprise dans SL. Voir ici

Un clip promotionnel est disponible ici.

Christiane Charrette sur les blogs

Un podcast sur les blogs. Plusieurs commentaires négatifs. Essentiellement, les blogs sont de qualité variable. Ils sont très nombreux. Etc.

Me semble un peu à côté de la plaque. Je doute qu'il faille concevoir les blogs comme on imagine un magazine (i.e. on s'abonne et on lit une proportion importante du contenu).

Certains blogs sont conçus comme des magazines. Leurs faibles coûts de production permet d'envisager des micros-marchés.

Certains blogs (comme dans le cours?) ont un objectif circonscrit dans le temps et dans le lectorat visé.

D'autres ne seront lus que par leurs auteurs. Aide-mémoire sur Internet.

Mais le fait demeure que cet outil contribue une fraction grandissante du contenu internet indexé et retourné par les moteurs de recherche.

Le contenu de l'entrevue (22 janvier 2007) est disponible ici

January 19, 2007

Blogs as leading indicators | Economist.com

Un podcast réalisé par The Economist. Entrevue avec David Sifry, fondateur de Technorati. On y parle de l'importance que les blogs jouent maintenant dans la sphère du marketing. L'entrevue s'ouvre sur:

“The people formerly known as your audience, or the people formerly known as consumers, are now participants in the process of building your brand.”

Une version locale du podcast est disponible ici

Link: Blogs as leading indicators | Economist.com.

January 16, 2007

Economics and Social Justice

L'argument de Sacco est que nous vivons dans une société qui n'est plus préoccupée par des besoins essentiels. Par exemple, on ne se lève pas le matin en se demandant comment on va trouver de la nourriture. En fait, nous en sommes rendus à devoir faire des efforts pour ne pas trop en consommer.

Le problème est que nous utilisons encore des outils conçus pour gérer une économie de subsistance alors qu'en fait nous sommes dans une économie de surabondance. Le système économique fait en sorte que la consommation est devenue compulsive, guidée par un impératif social de construction de son identité propre.

Sacco croit que la réduction des écarts grandissants entre riches et pauvres requiert un changement de système de valeurs chez les gens des économies développées. Si on ne cherche plus à s'affirmer en consommant davantage (mieux que nos "rivaux"), il serait alors envisageable de partager plus équitablement. Alors que dans le contexte actuel, nous souffrons tous d'un manque de ressource, peu importe de combien nous disposons.

Vous pouvez vouloir lire le transcript ici ou écouter le podcast ici.

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Idées intéressantes, mais qui soulèvent deux questions immédiates.

1) Le modèle d'organisation sociale des économies développées connait un succès indéniable. C'est en maximisant l'efficience de l'utilisation des ressources qu'une économie permet aux gens de décrocher, i.e. de se concentrer sur le développement d'expériences personnelles en délaissant la poursuite de consommation de luxe. La difficulté est de ne pas se laisser piéger par le syndrome de la grosse maison, la grosse auto, le gros téléviseur, les voyages exotiques et la poursuite d'activités extrèmes. Parce qu'à ce moment on devient esclave du travail. Faust.

Malheureusement, peut-être, c'est parce que plusieurs ont choisi de vendre leur âme que ce mode d'organisation sociale domine les autres. Comment motiver autrement à adopter un comportement productif? Et si une société choisit de ne pas être productive, comment peut-elle se défendre contre une autre? C'est le dilemme de la globalisation... 

Alors je ne suis pas certain qu'un système faisant la promotion du décrochage connaîtrait beaucoup de succès. Qu'elle serait "soutenable" :)

Mais je suis loin d'être convaincu, dans un sens comme dans l'autre.

2) Ces fameux écarts... ils se creusent vraiment? Deux observations.

2.1 Les économies en croissance rapide ne sont pas celles qui sont les plus développées. On parle de la Chine à 10%+, de l'Inde, du Brésil, etc. De mémoire, les prévisions de croissance de l'occident tournent aux environs de 2.5%. Celles du monde à 3.5%+. Per capita, je crois que les économies émergentes se rapprochent. Certainement le cas de la Chine. Les écarts ne se creusent pas.

2.2 On signale souvent que le ratio du salaire des CEO vs employés augmente. Signal d'écarts grandissants. Mais sont-ils significatifs? Les écarts de qualité de vie se creusent-ils?

Je ne me souviens pas avoir lu quelque chose de bien documenté sur ces questions.

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