Vu, lu, entendu: eBusiness

March 20, 2008

#7 référencement

L'idée de base est simple: quelque chose comme 30% du trafic www commercial transite via des recherches par mots-clés -- il faut agir de manière à être trouvé. (les chiffres varient en fonction de l'industrie. Par exemple, dans le secteur voyage en Grande Bretagne, hitwise parle de plus de 40%)

En pratique, pas si simple parce que l'environnement est hautement concurrentiel et pas facile à circonscrire parfaitement. Il est utile, je crois, de considérer trois facteurs:

1) Trouver vs retrouver

Oui bien sûr on pourrait souhaiter être le premier lien à être trouvé suite à une requête générique. Si vous tapez "Assurance", qui voyez vous? Et maintenant, si vous tapez "assurances"? Ou "assurance auto", "insurance" ou "car insurance"? Plusieurs entreprises variées. Très probablement pas les mêmes d'une requête à l'autre parce que chaque page a ses qualités propres qui font qu'elle est plus concurrentielle pour une requête précise. Utile de refaire avec différents types de requêtes. Par exemple, en se mettant à la place de quelqu'un qui cherche un hôtel à Montréal. Quelle requête sera tapée? Et comme il y a des tas d'hôtels dont le nom contient Montréal. Et des tas de services de réservation qui se font concurrence...

Et dans le cas des hôtels, il y a les cas délicats de l'Hôtel de Paris (situé à Montréal) et celui de l'Hötel de Montréal situé "à deux pas du Louvre et du Musée d'Orsay" (à Paris).

Au niveau critique, il faut pouvoir être facilement retrouvé. Pour revenir à l'exemple des assurances, si on cherche "Assurance Aubin", on retrouvera immédiatement le courtier en question (qu'on ne trouvera pratiquement jamais via des mots clés génériques). Pour l'Hôtel Montréal à Paris, pas du tout évident (on le trouve très loin au 90ième rang des liens retournés par la requête "Hotel Montréal"). Ce qui n'est pas génial. Parfois critique au point de devoir penser sérieusement à changer de nom. Mais auparavant, deux options sont à envisager.

2) Organique vs payé

Les liens retournés sont majoritairement "organiques". Ce qui veut dire que Google applique à chaque page un coefficient calculé à partir de la pertinence déduite en fonction des mots présents sur la page, des mots-clés proposés aux robots qui indexent l'Internet, du nom de la page, etc. mais aussi, beaucoup, en fonction des liens qui pointent vers une page et qui agissent ainsi comme indicateur de sa qualité (pagerank), et de plus en plus par le taux de clics historiquement générés par le lien et l'âge de la page (voir par exemple ici)

Le bon côté de l'approche organique est qu'elle retourne (idéalement) des liens pertinents et de qualité. Le succès de cette formule est évident -- c'est à cette approche que Google doit son quasi monopole en recherche www. Et pour goûter la différence, faites des requêtes sur un site concurrent...

Le côté moins génial est que l'approche organique favorise les structures existantes de sorte qu'un innovateur, même pertinent, n'aura pas le même classement. Et plus généralement, parce que les utilisateurs ont recours à des mots clés génériques et parce qu'une faible proportion ira voir au delà de la première page de (10) résultats, très peu de liens organiques seront vus.

La bataille se joue souvent sur le plan des liens payés. Tapez "hotel paris" et la page retourne des liens payés en entête, des liens payés en colonne de droite, une carte de paris avec des insertions qui sont parfois gratuites parfois payées.... dans certaines applications, les liens organiques sont devenus moins importants que les liens payés.

Ces liens qui font la fortune de Google sont vendus aux enchères (adword). Utile de "faire comme si" on voulait lancer une campagne pour vendre (ex: un hôtel, une police d'assurance), histoire de comprendre comment l'approche fonctionne (montant maximal qui sera payé pour un clic, montant maximal qui sera payé dans une journée, simulation des résultats, etc.)

3) Direct vs indirect

Pas facile de suggérer une proportion de visites référées. Tout dépend du secteur. Tout dépend de l'importance de l'entitée dont on parle. Mais ce qui est clair est que pour un très bon nombre de sites, l'important est que le trafic soit alimenté par des référents. Des sites qui comparent. Des sites qui commentent, des sites qui relaient.

Mon pointeur: "Optimal Search Engine Marketing Strategy" (disponible sans frais aux membres de la communauté universitaire de Laval. Passez par Scholar.google.com pour récuper l'article. Une requête ici

March 17, 2008

#6 Produit

Il faut, je pense, s'arrêter 2 minutes et se demander ce que c'est qu'un produit.

La première impression est qu'un produit, c'est quelque chose que l'on trouve dans un magasin. Quelque chose qui pousse à la ferme ou qui est fait en usine. Que l'on tient dans ses mains. Impression dépassée. Nos sociétés ne sont plus (toutes) agricoles ni industrielles... Alors:

La seconde impression est qu'un produit est un ensemble d'attributs.  La définition contemporaine orthodoxe est qu'un produit est "tout ce qui peut servir à satisfaire un besoin ou un désir". On distingue les produits tangibles (de la ferme ou de l'usine) et les intangibles (consultation médicale, spectacle). (voir ici) Mais rapidement on développe un malaise quand on réalise qu'une automobile achetée est un produit alors que la même automobile, si elle est  louée, est un service. Alors:   

La troisième impression, plus proche de la réalité selon moi, est qu'un produit est un amalgame de dimensions, certaines tangibles d'autres pas. Et avec le temps et le niveau de développement économique et social, ce sont les dimensions intangibles qui prennent le plus d'importance.

Parce qu'en fait, dans une société développée, l'essentiel est l'expérience (de consommation).

La notion d'expérience est au centre des innovations les plus intéressantes et les plus importantes des dernières années. Par exemple, l'explosion d'intérêt à l'endroit de ce que nous appelons le "contenu généré par les utilisateurs" et qui se traduit en "web social".

La question est importante parce qu'elle mettra en relief un débat qui avait trouvé prématurément sa solution. Je veux parler du design de sites www, où des ténors comme Jakob Nielsen avaient tranché que l'important, c'est utilisabilité. C'est-à-dire la propriété d'une interface de permettre à un utilisateur de s'y retrouver facilement et rapidement. Les principes énoncés par Nielsen sont souvent compris comme des évidences. Et pourtant, le cordonnier semble tellement mal chaussé! (cf. page d'accueil de useIT)

Donc une façon différente de comprendre le fameux www 2.0 est de réaliser que le concept de portail menant vers des expériences pré-déterminées (Yahoo! ou Google) laisse progressivement sa place à une expérience qui se déroule de manière moins prévisible (YouTube, mySpace ou Facebook).

Mais ce sur quoi j'aimerais attirer votre attention est que notre conception de cette expérience est très sommaire. S'il y a un après 2.0, mon impression est que ce n'est pas dans le domaine des conversations machine à machine qu'on le trouvera, mais dans l'apparition de façons radicalement nouvelles d'interagir avec son environnement.

Heureux hasard -- un étudiant qui présente devant ses collègues d'un cours d'introduction au marketing le concept d'ordinateur de surface". Un excellent clip est disponible ici

L'Internet est encore largement un médium qui supporte le texte. Que l'on écrit, que l'on lit, que l'on cherche (et trouve) plus facilement que jamais. Un médium en train d'évoluer vers un type radicalement nouveau d'expériences. Si vous avez regardé le clip auquel je fais référence, il vous reste à imaginer les usages. Mignon de prendre et partager des photographies. Mais pourquoi pas repenser tout le concept d'enseignement. D'ouvrir des fenêtres sur des questions.

Quelques illustrations, quelques autres pointeurs, mais surtout ce message que le futur du marketing passe vraisemblablement par l'Internet. Mais ce n'en est certainement pas l'aboutissement. L'important est de travailler à concevoir de nouvelles expériences.

Funky forest: une extraordinaire installation présentée aux Pays bas. Où les enfants ont un impact immédiat, tangible, sur un environnement de synthèse.

Digital experience un site danois. Exemples dans le domaine des arts. Dont celui-ci où des danseurs interagissent avec une murale. Très loin de l'interface utilisable...

Plus près de la réalité telle que nous la connaissons, Boxes and arrows qui parle d'une manière intelligible aux administrateurs.

March 04, 2008

Internet, TV, youTube

Un article fascinant. Encore tiré du NYT, probablement le journal qui a le mieux pris le virage Internet.

On y parle d'une escarmouche Clinton-Obama dans le contexte des primaires du Texas. Comment l'équipe Obama a réagi à un message diffusé par l'équipe Clinton.

L'article est captivant sur plusieurs plans. On y lit, par exemple, que le commercial de l'équipe Obama était prêt une heure après la première diffusion du message de l'équipe Clinton. (!!!)

Mais ce que je retiens, c'est à quel point l'appareillage médiatique est imbriqué. Comment le point revient à l'équipe Obama non pas tellement à cause du contenu du message (dont on ne parle que très superficiellement) mais à cause de la qualité de l'exécution et du fait que leur stratégie devient une nouvelle en soi. Que youTube est un médium en soi, dont l'influence augmente rapidement, mais qu'il ne faut pas non plus la surestimer (600 000 vues, un score exceptionnel, alors que la télévision génère des millions de vues).


Link: Candidates Responding Almost as Fast as They Can Attack - New York Times.

Three days after it made its television debut, the Clinton commercial had registered more than 600,000 views on YouTube, and Mr. Obama’s recorded over 200,000, making the dueling advertisements the first breakout hits of the YouTube campaign. (Some campaign videos are lucky to receive 10,000 views.)

More important to the campaigns, reports on the advertisements made the evening news, for while the candidates may be responding at Internet speed, they still reach millions more voters via television.


February 28, 2008

Marketing et web social

Je présentais mercredi à la journée infopresse sur les nouveaux modèles d'affaires. De marketing à l'ère du "web social" (je n'aime pas vraiment l'expression web 2.0 utilisée dans le contexte des interactions sociales).

Mes transparents sont ici.

Plusieurs graphes pour décrire l'évolution de l'Internet (plafonné en terme de pénétration / transformé en terme de destinations). Ce qui frappe est la croissance soutenue du secteur des blogs (depuis 2005) et surtout de youTube (depuis 2006) qui est sur le point de devenir la destination #1 (et rien ne laisse présager un essoufflement)... mais aussi le ralentissement évident dans le secteur des "réseaux sociaux" (mySpace et Facebook) qui sont tous deux en perte de vitesse.

Je parle ensuite du "2.0" que je préfère associer à des aspects technologiques plutôt qu'à des aspects sociaux. En partie parce que le web est social depuis ses touts débuts (ex: on a pas attendu 2005 pour solliciter les critiques de livres chez Amazon, ou inviter au recrutement chez hotmail). En partie parce que la nature des interactions sociales n'est pas dictée par la technologie. Les débats Porter-Tapscott ou Davenport-McAfee le montrent bien. Internet peut être utilisé dans un contexte "traditionnel" ou dans un contexte "ouvert", i.e. s'appuyant plus ou moins sur l'input des utilisateurs.

Quelques notions de toujours, mais importantes pour expliquer que le marketing 2.0 considère le client comme un partenaire. Que l'on écoute. Avec lequel on collabore. Qu'on ne voudra donc pas manipuler viralement ou exposer à de la publicité (inutilement). Cette image oculométrique éloquente et le commentaire de Nielsen que les seules publicités rentables sont les publicités contextuelles et les annonces classées. La vision articulée par Prahalad et Ramaswamy.

Puis des exemples. Amazon, Dove, OfficeMax, Nokia, Handbrake, Kiva. J'aime bien Kiva. Marginal. Mais une excellente illustration du principe de la co-création. J'aime bien Amazon. Pas marginal du tout. Qui fait tout pour bien servir ses clients. J'aurais aimé avoir eu le temps de parler davantage de cette entreprise exemplaire.

Puis quelques observations personnelles.

Papillon et chrysalide en première page. Belle métaphore. On devine à peine le papillon. La chenille, quelconque, s'enveloppe et se transforme.

La société se transforme. Bien malin celui qui saura prédire comment. Mais dans le cas qui nous préoccupe, une société consciente peut probablement exercer un certain contrôle sur sa destinée.

Mon message central est que l'entreprise doit plus que jamais être à l'écoute de son marché. Et que si celui-ci manifeste l'envie de contribuer, il serait probablement sage de faciliter cette collaboration. Mais qu'en fait plusieurs modèles sont plausibles. Il faut trouver sa voie, et ajuster sa voix en conséquence.

--

ps. impressionné par la qualité de l'événement.

February 21, 2008

Un site qui redéfinit le concept de publicité

Je reçois un quasi-spam. Vous savez, le genre de message non sollicité qui nous arrive après avoir essayé puis rejeté un logiciel.

Comme le besoin subsiste, je clique. Non, ne fait pas.

Je google.

Et je tombe sur ce site

La façon dont Bee Doc's présente son logiciel est extra. Je ne sais pas sur quel clip vous tomberez. Mais j'ai été séduit en moins de 30 secondes, conquis en moins de 5 minutes. Et je ne vois pas comment ils auraient pu expliquer autrement que par un vidéo comment leur logiciel intègre les données.

Pour résumer. Entreprise A me spamme. Je mords. Ils sont moyens. Je google. Je trouve B. Je suis conquis. (mais je n'ai pas encore acheté... :) (mais ce n'est qu'une question de temps.)

February 20, 2008

Blog analytique - trois observations

Un de mes étudiants du cours de eMarketing remarque qu'il n'a pas beaucoup de visiteurs sur son blog. Un autre me relaie un pointeur sur les outils analytiques du blogger. La porte est ouverte:

1. Oui, il y a des outils analytiques qui donnent une quantité appréciable d'informations sur le trafic généré par un blog. Il est facile (et gratuit) de compiler des statistiques globales. Nombre de pages vues, nombre de visiteurs uniques, provenance des visites (géographique, source: url de relais/mot-clés/visites directes), visites par pages, etc.

On obtient tout aussi facilement des données sur le clickstream (parcours des visites). Du "bounce rate" (nombre de visites limitées à une seule page), à la durée du parcours, en passant par une analyse plus ou moins fine de parcours-types (i.e. les visites commencent où et se terminent comment). Et là, on touche du doigt un concept important, celui de conversion, où on détermine une action désirée (par exemple, que le visiteur s'abonne à votre fil), qu'il est possible de formaliser avec des outils comme google analytics.

On peut enfin établir des mesures personnalisées. Attention ici. Les outils sont puissants mais ils ne vont pas retrouver votre nom. Ils vont toutefois garder trace d'une machine (pour déterminer s'il s'agit ou pas d'une première visite). Et archiver toutes les visites de cette même machine. Dans certains cas il sera possible de relier un individu à une machine. Par exemple, un visiteur qui laisse un commentaire signé sur un blog ouvre la possibilité de relier une machine (et/ou une adresse I.P.) à une identité.

J'utilise des outils analytiques pour suivre quelques statistiques globales. En particulier la provenance des visiteurs et les mots-clés qui amènent des gens. Instructif de constater que bon nombre de visites sont planifiées (ex: on recherche "stephane gauvin", ou on arrive d'un site de cours ou de l'université). Que d'autres sont pertinentes (i.e. on tape une requête comme "ebay enchères" ou "marketing responsable" et on tombe sur un billet pertinent). Et qu'un petit pourcentage sont accidentelles (i.e. on tape "responsable marketing" et on tombe sur un billet qui parle de marketing responsable).

2. L'analytique tend un piège. Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, le piège guette l'auteur plutôt que le visiteur. Quel est le motif derrière un blog? Exprimer une idée ou être lu? Il y a une maxime qui dit qu'on ne gère que ce que l'on mesure. Or le web analytique mesure les visites. Pas le plaisir que vous retirez de formuler une idée. Pas la qualité de la formulation. Pas l'originalité de vos points de vue.

Alors le risque est de vouloir jouer le jeu d'augmenter le nombre de visites. Les moyens sont infinis.

Le piège est que l'auteur risque de prendre une décision sans s'en rendre compte. Si vous bloggez dans un contexte d'entreprise, que l'entreprise soit le blog lui-même ou un véhicule de relation publique, les règles du jeu sont, je suppose, relativement claires d'entrée de jeu. Elles le sont moins dans le cas d'un individu qui exprime ses intérêts personnels. Au risque de pousser l'exemple au-delà de ce qu'il convient - je ne vous conseillerais pas d'utiliser un système analytique pour suivre la qualité de vos relations personnelles. Amis, amants, parents, enfants. Les mesures deviennent des monnaies d'échange qui sont corrosives.

Un exemple frappant - handbrake est une communauté qui collabore au développement d'un logiciel d'archivage de DVDs. Ils ont posé le geste conscient de ne pas accepter de dons (lire ici) afin de protéger l'éthos de leur groupe. D'éviter les dérives qui porteraient les efforts du groupe dans la direction de générer davantage de revenus plutôt que de générer du code plus performant. Cette communauté de développement protège ses intérêts premiers au point de confronter ouvertement certains de leurs utilisateurs dans un langage qui provoquerait des apoplexies chez les responsables CRM d'entreprises de marché.

3. Ce qui explique la professionnalisation de la blogosphère. Et la convergence surprenante du contenu blog avec l'opinion publique. Parce que les blogs sont à la recherche d'attention. Goldhaber écrivait il y a déjà longtemps que l'Internet n'était pas gouverné par les lois de l'économie de l'information (qui est super-abondante) mais par celles de l'économie de l'attention (qui est en quantité limitée).

Bref -- si vous visez un plaisir dilettante, ne vous investissez pas trop dans l'analytique. Si vous vise de retombées monétaires (économiques au sens étroit), l'analytique devient un allié important. Bien que pas un substitut au génie, au travail, à la création. Mais oui, un outil important.

February 04, 2008

NYT: Nocera vise juste

Deuxième article de Nocera en quelques jours où je ne peux m'empêcher de penser qu'il voit très juste (ce qui veut probablement dire qu'il voit juste comme moi :)

Le premier parlait des vrais raisons derrière de succès d'Amazon (en 2 mots -- l'importance qu'on accorde au client)

Aujourd'hui il parle de l'offre d'acquisition de Yahoo! par Microsoft. Mérite d'être lu.

Et il y a cette remarquable conclusion:

Link: A Giant Bid That Shows How Tired the Giant Is - New York Times.

I think back to the fall of 2005, when Bill Gates visited The New York Times, and an editor asked him if Microsoft “would do to Google what you did to Netscape?”

“Nah,” laughed Mr. Gates, “we’ll do something different.” This ain’t it.



-----

Mais si on en revient au fondement: Microsoft serait devenu "lent, bureaucratique, incapable de réagir". Et l'acquisition ne sera pas la fontaine de jouvence pour microsoft, mais plutôt l'inoculation du virus bureaucratique dans la culture Yahoo!

Peut-on lutter? Doit-on? Est-ce un cycle parfaitement normal tout comme le cycle de vie d'un individu?

Et si le cycle bureaucratique est la transposition du cycle de vie de l'individu, que faut-il penser des individus qui veulent rester créatifs?

Ma réponse pour le moment, est qu'il est possible qu'une organisation (ou un individu) demeure agile. Tout dépend de comment on investit. On investit de manière concentrée pour dominer un secteur. On investit dans plusieurs secteurs pour demeurer flexible.

Je ne suis pas convaincu qu"il soit vraiment vraiment vraiment possible de combiner les deux disciplines dans un monde compétitif. Je prends ma profession, où les diversifiés risquent de devenir dilettantes suspects, où les sectoriels risquent de devenirs fossiles....

February 01, 2008

Microsoft + Facebook + Yahoo!= Google?

Aussi bien ajouter mon grain de sel...

La nouvelle de la journée est certainement l'offre de Microsoft de se porter acquéreur de Yahoo! L'offre est alléchante pour les détenteurs d'actions de Yahoo! non seulement parce qu'elle représente une prime de 60% sur la valeur du titre (à la veille de l'annonce) mais surtout parce que les perspectives n'étaient pas tout ce qu'il y a de plus génial pour Yahoo!

L'argument avancé est qu'une intégration Microsoft+Yahoo! permettrait de faire contrepoids à Google qui est (très) rapidement devenu la force dominante sur Internet.

En fait je me demande si l'offre ne risque pas, au contraitre, de confirmer la force de Google. Si l'intégration ne risque pas d'accélérer le repli de Yahoo!

Au fil des ans, l'image de Microsoft s'est détériorée. Dans les années '80, Gates et Jobs étaient un peu l'équivalent de Brin et Page (de Google). Jeunes, hyper brillants, partant à l'assaut de l'informatique corporative à la IBM. C'est Apple, puis surtout Microsoft qui ont contribué à placer un ordinateur sur chaque bureau, et non pas un vulgaire terminal.

Les rôles sont inversés. IBM a vécu des crises importantes avant de se retrouver. En partie en se recyclant dans le logiciel libre. Microsoft est devenu synonyme d'informatique corporative. C'est le IBM d'il y a 20 ans. Et Google est le Microsoft/Apple d'alors. Je ne suis absolument pas certain que l'implication de Microsoft augmente les chances de succès d'une entreprise www. Les problèmes d'image de Facebook ont commencé peu de temps après l'implication de microsoft...

Ce qui pose problème est que dans la "nouvelle économie", il n'y a pas vraiment de place pour deux. Bref, même si j'anticipe que 2008 sera une année intéressante, je serais porté à parier que Google gagnera la guerre.  À court terme c'est une autre histoire -- Microsoft a annoncé des résultats qui ont dépassé les attentes, l'inverse de Google. Le momentum a basculé.

January 31, 2008

Salaires des diplômés

Je lisais dans un document interne que le salaire médian de nos finissants en MBA eBusiness est de $63k. Pas trop mal. Nettement mieux que le salaire médian de nos finissants MBA dans d'autres disciplines.

Les finissants de Stanford font mieux. Ce que je retiens est l'intérêt suscité par leur cours portant sur Facebook. Un cours très appliqué où les étudiants ont développé des applications distribuées sur FB.

IL y a toujours une certaine tension entre le concept d'une formation universitaire générale, fondamentale et durable, d'une part, et une formation universitaire technique, spécialisée, contextualisée d'autre part.

Le marché privilégie la seconde approche.

Link: Google, Facebook Battle For Computer Science Grads. Salaries Soar..

This year, Facebook is said to be offering $92,000, and Google has increased some offers to $95,000 to get their share of graduates. Students with a Masters degree in Computer Science are being offered as much as $130,000 for associate product manager jobs at Google.

Apparently the popular Facebook Applications class is getting a lot of attention

January 28, 2008

Test de Flock

Dryke vient de me faire découvrir flock. Flock est un fureteur Internet qui a la particularité d'intégrer des sites sociaux comme Twitter et Facebook et de permettre d'écrire des billets sur son blog sans devoir s'y connecter (ce que je fais présentement).      

Blogged with Flock

Web social et enseignement

Merci à Simon Bédard pour un excellent pointeur qui parle de Facebook dans le contexte de l'enseignement. De fil en aiguille, je découvre l'excellent blog de Martin Weller un professeur qui s'intéresse à l'utilisation des technologies de l'information dans le contexte de l'enseignement, et sur le débat organisé par The Economist quant à l'impact du web social sur l'enseignement.

On y retrouve des opinions que je partage:

1) oui, le web social a un impact sur l'enseignement. Mais attention, je ne pense pas qu'il soit universel.  Pour les gens motivés et branchés, l'impact positif est important et évident. Mais l'enseignement est aussi, parfois, "administré" à des gens qui s'y soumettent plus ou moins à contrecoeur. Dans ces cas il y a risque important de dérapage.

2) Signes que Facebook est plus ou moins adapté. Oui, tout à fait. Facebook est massivement utilisé par les étudiants de sorte que de créer un groupe de cours est très facile. Mais l'obligation d'aller sur le site réduit considérablement son utilité. Pour le cours de eMarketing, le groupe existe mais le contenu n'apparait pas spontanément, et les avantages que nous pourrions en retirer ne semblent pas justifier l'effort. En lisant un billet de Weller qui fait des adieux à Facebook, je déduis que les attentes vis-à-vis de cette plateforme ne se sont pas matérialisées (ce qui ne veut pas dire que le modèle est mort)

3) Et Gautrais cite Weller quant à l'apparition d'outil plus performants, tels que Twitter. Tout à fait. 100%

4) Il y a des choses qu'il faut faire pour les comprendre. Sans aucun doute. Impossible d'expliquer Twitter. (microblogging!?) Difficile d'expliquer Reader (abonnement à des fils RSS!?). Ces services ne correspondent à aucune réalité physique qui permettent à quelqu'un de se faire une image précise.

4) le dialogue entre étudiants ne se satisfait pas des plateformes institutionnelles. Ambivalence. Certains préfèrent les environnements institutionnels. Même s'ils sont plus limités, ils sont plus prévisibles. Je constate un écart important, grandissant, entre les étudiants en ce qui concerne ces nouvelles pratiques. Même dans les cas les plus bénins. Rédiger un commentaire sur un blog ressemble à s'y méprendre à la rédaction d'un compte-rendu de lectures qu'on remet au professeur. Sauf que sur un blog, il est public. Les autres participants au cours peuvent le lire. Commenter. Suggérer. Critiquer.

Ceux qui sont technophiles auront probablement intégré les fils dans leurs lecteurs de sorte qu'il peuvent parcourir l'ensemble des contenus en quelques secondes. D'autres ne savent pas comment faire. Les uns seront possiblement tentés de s'impliquer. Et l'implication contribuera radicalement à la qualité de leur apprentissage.

January 20, 2008

#1 Marketing conventionnel vs emarketing

Cette semaine nous explorons les éléments fondamentaux du eMarketing.

Première observation: dans le domaine des ventes enLigne, l'évolution est remarquablement constante. Le US Bureau of Census mesure l'activité depuis 2000. La progression des ventes est constante, à un peu moins de 20% par an comparativement à une croissance de 3% pour l'ensemble des ventes au détail.

Ce qui frappe: aucune trace de bulle spéculative. Progression constante. Forte mais pas stupéfiante. Absolument rien à voir avec la fluctuation du cours des actions des entreprises actives dans ce secteur (ex: AMZN). La progression des ventes enLigne est stable depuis qu'elle est mesurée. Elle ne dévie pas. Ce sont les humeurs du moment qui font que les entreprises s'activent fébrilement ou sortent en catastrophe. Une industrie en progression de 20% par an ne peut pas justifier les attentes d'investisseurs irrationnels. Mais comme une industrie en progression de 3% (ventes conventionnelles) est nettement moins intéressante, le champ de bataille pour le futur de plusieurs secteurs est sans contredit sur l'Internet. Ce qui permet de comprendre que les attentes ne sont, finalement, peut-être pas si irrationnelles que ça. Regardez encore le titre Amazon. "Folie spéculative" en 1998-1999. "Éclatement de la bulle spéculative" en 2000-2001. AMZN se transige aujourd'hui pas si loin des "sommets fous" de 1999. Lisez ce qu'en dit Nocera dans le NYT. Amazon est une... "entreprise durable".

Bref, l'avenir des entreprises dépend largement, dans plusieurs industries, de leur capacité à capitaliser sur les opportunités d'affaires offertes par (ce que nous appelons pour simplifier) Internet.

Seconde observation: il y a un changement fondamental dans la philosophie d'entreprise. Les deux articles obligatoires du premier module (Porter et Tapscott) illustrent bien. Porter écrit que l'Internet est une façon différente de faire des affaires, mais que les affaires sont les affaires. Tapscott écrit que l'Internet change tout parce que l'entreprise doit penser réseau, d'abord et avant tout. J'espère que vous serez capable de mesurer l'importance de ces perspectives. Je vous avoue pencher davantage du côté de Tapscott, tout en ajoutant que les exemples qu'il apporte donnent le frisson (Enron et Nortel networks, entre autres). Retenons que l'Internet offre des opportunités de changement.

Pour apprécier la nature du débat, jetez un oeil sur Prahalad et Ramaswamy The Future of Competition (2004). Pas le livre, mais les commentaires. Très très partagé. L'idée de base des auteurs est que l'entreprise doit se concevoir comme étant partenaire de ses clients. Il y aura co-création de valeur. L'entreprise travaille de concert avec ses clients. Au moment où j'écris ces lignes, Amazon affiche la critique du Publishers Weekly. Qui confond "customer is king" avec "co-creation". Parce que le point essentiel de Prahalad et Ramaswamy est que le consommateur devient un partenaire actif. Or on ne fait pas de recherche d'opinion sur un partenaire actif -- on l'écoute. On n'arrose pas un partenaire actif de publicité, on lui parle. On ne fait pas un produit que l'on met en vente -- on développe ensemble, chacun sa portion.

Ce que Publishers Weekly qualifie de "turgid" a donné quelques années plus tard le concept de UGC (User generated content). Et si c'est encore trop opaque pour le lecteur qui ne comprend pas -- le UGC c'est youTube, où l'essentiel du contenu est contribué par des co-créateurs (vous et moi). Et Facebook/mySpace. Ou maemo (plus marginal mais c'est une communauté qui travaille avec Nokia au développement d'une plateforme logicielle pour une tablette Internet).

C.K Prahalad
n'est pas un auteur obscur. C'est un visionnaire qui a le courage de se remettre en cause. C'est aussi quelqu'un d'extrêmement influent.

L'importance du changement "possible" ne  peut pas être surestimée.   

Troisième observation: le web social et la mobilité sont les deux vecteurs à surveiller pour le moment. Ou en d'autres mots -- toujours branchés. Web social. On ne parle que de ça et oui, il faut prévoir une lassitude. Il y aura probablement là aussi des désillusions de la part de ceux qui veulent trop, trop rapidement. Je ne vois pas comment justifier la valeur de Facebook à $15G. Mais il n'y a aucun doute que l'internet est social. Que c'est un outil de communication. En passe de détrôner la télévision, un médium hyper-centralisé (possiblement, mais en fait, c'est ça la question essentielle). Le web est social, l'entreprise ne peut plus contrôler le message.

Le web est aussi, de plus en plus, partout. La quincaillerie est maintenant disponible. iPhone, série N, HTC, etc.) Ailleurs qu'au Canada, la connectivité aussi. (au Canada les tarifs données sont absolument exhorbitants. Les forfaits illimités sont à $50 aux USA, 39 euros en France. Inexistants ici. Le moins cher ressemble  à  $0.01 du KB.  Qui semble pas mal mais veut dire plusieurs centaines de $ pour un usage normal. Et il y a ce cas mythique de la facture de $85 000)

---

Bref, dans ce premier module, il est question de progression prévisible et de changements radicaux. La liste des lectures est encore convenable mais vieillissante. J'attends vos commentaires et suggestions avec impatience.

mes pointeurs seraient:

Prahalad et Ramaswamy (2004) un article qui parle du concept de co-création
Mann (2004) un article qui n'a rien à voir, mais qui est écrit par un des auteurs les plus imaginatifs en ce qui concerne le web omniprésent. Il parle de eyeTap, pour capturer en temps réel ce que l'on voit. Ahurissant, mais qui aurait cru qu'un jour quelqu'un ressentirait le besoin d'écrire "Help Me" sur twitter?

January 09, 2008

Comment Twitter

Twitter ... bon. On le décrit dans wikipédia comme un site de microblogging où on dit ce que l'on fait, au moment présent, en 140 caractères ou moins.

Les premières utilisations étaient utilitaires -- un peu comme un super-tableau in/out dans les bureaux. Mais lors de son lancement grand-public (automne 2006) l'usage est plutôt devenu un genre de loft-story -flux-de-conscience. Hyper populaire et addictif, parce que twitter va de pair avec la téléphonie mobile -- on peut écrire un tweet de son téléphone et recevoir les tweets des gens que l'on suit.

Twitter n'est pas le seul dans le domaine. Les autres noms connus sont Jaiku et Pownce, tous deux en béta sur invitation. et j'apprenais hier qu'un concept similaire était lancé au Québec (tapioka) qui mise sur le concept de chaîne (voisin des chats IRC) pour se démarquer.

L'essentiel de ces concepts est l'omniprésence et les réseaux sociaux. Le phénomène est nouveau (moins d'un million d'utilisateurs. Voir ici) mais en forte croissance et sur le point de s'accélérer. Pour les observateurs, la question est de savoir qui va s'imposer (Twitter est de loin le service le plus important, Jaiku a été acquis par Google. Va très certainement être déployé.... etc.)

Mais revenons à l'objet principal de ce billet -- principalement à l'intention de mes étudiants.

1) évidemment vous vous créez un compte sur Twitter. Vous ajoutez une photo et mettez quelques indications dans votre profil (dans quelle ville vous êtes, quelques mots sur vous, un pointeur sur votre blog ou votre page facebook).

2) un compte tout seul ne donne rien. Il faut suivre et pouvoir être suivi.

  • Trouvez moi sur twitter. En cliquant ici
  • Puis suivez-moi en cliquant sur follow (Si vous me suivez, je vais le savoir et vous suivre automatiquement), et trouvez la liste des collègues en regardant ma liste (voir image ci-dessous). Vous cliquez sur leur image et pouvez les ajouter à la liste des gens que vous suivez, tout comme vous l'avez fait avec moi

Tw_2

3) Suivre et être suivi n'est bon à rien s'il faut retourner sur le site de Twitter chaque fois que l'on veut écrire ou lire les tweets. Deux recommantations ici.

  • configurez votre compte pour pouvoir utiliser votre téléphone portable. Soit par le biais de SMS (il faut alors configurer sur votre page Twitter). Soit par le micro-site m.twitter.com si vous avez un accès internet mobile. Soit en installant une application dédiée sur votre téléphone (il y en a plusieurs en java ou autre. Mais l'installation n'est pas toujours évidente). L'avantage du SMS c'est la certitude d'être averti chaque fois qu'une personne que vous suivez publie un tweet. C'est aussi l'inconvénient si le volume de tweets est élevé. L'avantage du micro-site est que c'est plus économique et plus convivial que les SMS.
  • Installez un client twitter sur votre ordinateur. Jetez un oeil ici pour trouver ce qui vous convient.

4) Puis on utilise.

  • Pour écrire à l'univers tout entier, on tape tout bonnement dans le champ de saisie
  • Pour n'être vu que par ses contacts, on configure dans les préférences twitter
  • Pour écrire un message privé, on compose en commençant par la lettre d suivie du nom du destinataire, puis le message. Comme pour me faire parvenir un message qui ne sera vu que par moi, on écrira d gauvins c'est pas mal du tout les messages directs.
  • Pour adresser un tweet à quelqu'un tout en voulant qu'il soit lisible par tous, on compose @, puis le nom du destinataire, puis le message. Par example @ gauvins les travaux, on les faits seuls ou en équipe?

5) Souvent souvent ou rarement? Et pour dire quoi?

  • Franchement, je n'ai pas de directives particulières. Je ne pense pas que ce soit génial d'inonder le groupe de chacune de vos pensées intimes. Mais "l'effet twitter" suppose que votre présence est perceptible.
  • Une utilisation recommandée -- vous devez soumettre des "pointeurs" dans de site de votre cours. Quand vous le faites, signalez-le par un tweet.
  • Une utilisation recommandée -- vous tombez sur un article, un site, un billet particulièrement intéressant -- partagez-le par un tweet
  • Une utilisation recommandée -- vous avez une question à poser. Écrivez un tweet
  • Une utilisation recommandée -- parlez aussi un peu de vous.

January 03, 2008

Av Blogger

Un outil qui pourrait être intéressant (découvert de fil en aiguille en lisant le travail de session de Joëlle Cimon).

AV Blogger permet d'ajouter des snippets AV qui pourraient être des ajouts utiles. Une idée serait de faire un sommaire hebdomadaire dans un billet destiné aux étudiants de mes cours. Le clip apparait en haut à droite, tout juste sous la mention À propos / About

Pour le moment, ce serait gentil de:

1) cliquer pour tester (l'image est horrible. J'ai fait le clip en soirée, dans mon bureau de la maison. Le son me semble correct). Pas évident que la qualité résiste à de petites bandes passantes ou autres problèmes

2) je vais placer un petit sondage juste en dessous. Ce serait chouette si preniez 2 secondes pour me faire savoir ce que vous en pensez. Ou commentez plus longuement ce billet si le coeur vous en dit.

December 29, 2007

Marketing de participation

McConnell et Huba ont publié leur liste de résolutions marketing (pas les leurs, mais des résolutions à l'intention des entreprises).

Lecture intéressante.

Je suis parfois ambivalent. Oui, il y a cette évidence, que le rôle (passif) du consommateur change. Je suggère souvent de lire Prahalad et Ramaswamy qui décrivaient, il y a plusieurs années, cette évolution du concept de marketing (lien vers l'article original ici; lien vers un descriptif utile ici). Mais il ne faut pas se bercer d'illusions -- dans beaucoup de cas, les consommateurs sont passifs, peu intéressés, toujours sensibles aux stratégies et tactiques conventionnelles.

Le défi des organisations d'aujourd'hui est probablement de se définir une stratégie qui sache capitaliser sur la motivation des fans, qui deviennent co-créateurs, et à la masse, plus passive et qui recherche la solution de la facilité. Pensons au iPod. Apple excelle dans l'art de développer des produits élégants qui dépassent les exigences de la masse. L'entreprise a su imposer son standard dans un modèle fermé. À l'opposé de l'approche de co-création. Les limites deviennent plus évidentes quand l'entreprise s'aventure dans la téléphonie mobile, une industrie où de nombreux co-créateurs s'invitent malgré la résistance d'Apple qui aimerait bien que son concept soit respecté. Tollé chez les geeks. Ajustements chez Apple. Aujourd'hui ce n'est pas l'extase mais les deux visions co-existent. Pour le meilleur.

J'ai placé ce billet dans la catégorie emarketing (évidemment). J'aimerais que les étudiants prennent la mesure de ces résolutions -- je vais mettre en pratique cette philosophie émergente. Laisser toute la place aux co-créateurs. Comprendre qu'il y a aussi des consommateurs. Dichotomie de plus en plus évidente.

November 30, 2007

An open letter to Search Engine's Jesse Brown

(note: Jesse Brown is host to the CBC's Search Engine radio broad/podcast. In recent weeks several items have referred to the future of the music industry. The November 30th show addresses the issue of a forthcoming Canadian law on copyright.)

Dear Jesse

Your show is excellent and influential. Your interest in what will happen to the music industry might end-up having a significant influence on the outcome of the debate which is about to formally open (on how to regulate copyright in this country).

1) Technology has profoundly changed the (set of possible) rules of the game. Prior to mp3 and the Internet, music was a private good. This is a technical term economists use to describe most of the things we produce and consume. A chair is a private good. The key ideas are that once a manufacturer has sold me the chair, he no longer has it; property law is such that I am allowed to restrict the usage of my chair as I see fit; legislative actions are needed because you and I cannot share a chair. If I sit on it, you cannot. In technical terms, we say that consumers are rivals when it comes to private goods. We also say that there are exclusion mechanisms (property rights). Chairs, cars, underwears.... you have yours, I have mine. Not easy or even desirable to share them. So we have exclusive rights and several industries.

Prior to mp3 and the Internet, music is a private good. If I buy a CD, I have the CD, you do not. I can listen to it, you cannot. Consumers are rivals when it comes to CDs. So an industry is born.

After mp3 and the Internet, music becomes a public good. I can share my mp3 with others and still listen to my mp3. No rivalry anymore. The problem is that when there is no rivalry nor exclusive right, the industrial logic breaks down. This is the problem of public goods (such as the sea, the air, parks and so on). No one has an (individual) economic incentive to take care of public goods so society has to intervene and regulate.

Two weeks ago you asked about P2P and the industry. Well, it depends what we mean by industry. The music marketplace is made of lots of people: composers, performers, engineers, distributors, listeners, media reporting what happens and so on. What the legislator must do is to consider the sum of all interests. The problem is that the debate is distorted because one group (let's call them the industry) is challenged by technological changes and fights for its survival. This group's interests are arguably overly visible. Notice how the Reuter's story you reproduce states that the recording industry wants tougher protection to protect artists, while the artists' association says "not so."  The CRIA ("our" RIAA) represents the vested interests of the recording industry. We must respect their right to defend vigorously their interests, but we should understand that the RIAA asks to increase the rights of the recording industry, not those of the artists.

Copyright is not about protecting the authors rights. (if it were, these rights would be infinite). Just like patents, just like any rights, the legislated rights try to strike an appropriate balance across conflicting interests.

Okay -- so what is the deal? The deal is that without legislation consumers might lose. The industry could vanish if there were no ways to make a reasonable profit and the quality of what is available could diminish. Nothing is clear at this stage of the game as the convenience of legal download sites might be leveraged. Or advertising to support music (or movies or books). Or the sale of collateral goods. Or something else.

To summarize: for private goods (chairs, cars and underwears), we worrry about things such as safety but generally leave the market to itself. For public goods (the environment, digital goods) society must take a more proactive stance.

Now. What kind of legislation would be appropriate? Public funding? Or privatizing a public good (i.e. imposing artificial restrictions to create a private market for what is in fact a public good). I'd say that the latter is more promising as a publicly funded scheme would probably end-up being more unfair and inefficient than a market regulated scheme.

What are the appropriate rights? I wish I would know. But there are at least two things I think I know. The essential idea is that it would be idiot to forgo the benefits of digital technologies in an attempt to salvage the recording industry (not for the benefit of the industry itself but for the benefit of the society as a whole, as we have not outlawed electric refrigerators to salvage the icebox manufacturers)

2) Do not restrict the domain of fair use. I recently became worried as I read accounts on a trend towards restricting the right to make copies for personal uses. This is bad. The intuition is that if I acquire digital work, I want to know that I can put it on any machine I want. To make backups, to listen when I walk, in my home. I want to be able to string bits into longer pieces, to split long pieces into smaller bits, to mix and match. (For instance, I want to legally rip my DVDs to be able to tweak how and when the subtitles are displayed). I certainly do not want to be locked into what the supplier of the work wants me to do with it. This is obviously restricting my freedom. More importantly is stifles innovation.

3) Be maximally careful in defining what is a circumvention technology. These restrictions are what matters the most. Making copies of CDs/DVDs/pure-digital-media requires tools. If the tools are illegal, fair use becomes meaningless. What I am saying here is that it is not enough for our policymakers to say that you (still) have the right to make copies and edit digital material for personal use as you wish. They must also provide a safe environment to ensure that tools are available and that their creators will not be forced out of business by litigation.

So far, I have not read first hand accounts that those rights (fair use and innovative technologies) are under fire in Canada. I have read that P2P is under fire. Frankly, I think that a reasonable argument can be made that unauthorized P2P should be discouraged. Yet, another equally reasonnable argument can be made that unauthorizing P2P should be discouraged :) The evidence, I would suggest, is that the recording industry is learning that the latter case is stronger. Marketing against consumers' wants is an uphill battle.

I will follow your show so I can better understand our government's intentions. I hope that our policies will strike a better balance than what we find in the US DMCA.

I hope you can make a difference

Stephane

November 20, 2007

De fil en aiguille

Robert Scoble est l'un des individus les plus présents dans le secteur techno de la blogosphère. Un profil intéressant ici

De fil en aiguille.... peu de temps depuis quelques temps. Je lis mes fils. Un pointeur sur un billet s'un autre bloggeur influent qui remarque que le phénomène est récupéré par les professionnels. De fil en aiguille... on réfère à Scoble qui est réputé suivre 800-1000 blogs individuels (!). (il partage les meilleures entrées ici). De fil en aiguille je tape "Scoble profile" dans google et tombe sur cette entrée.

KRON est une station télé de la région de San Francisco. Qui utilise de plus en plus youTube.

---

l'an dernier j'ai du insister pour que les étudiants du cours de eMarketing s'initient à la pratique de la rédaction de blogs et à celle de l'abonnement. Quelques uns étaient déjà aguerris. Peu de convertis.

La fracture dont parle Scoble est bien réelle. Les opportunités pour ceux qui sont du bon côté sont... infinies.

November 05, 2007

Google mobile - la fin du fixe

Bon. Enfin. Quelques détails officiels sur la stratégie de Google en téléphonie mobile. (voir NYT). Trois remarques.

1) Microsoft avait été pionnier avec sa plateforme mobile (CE). Mais on sent que la philosophie va changer. L'accent n'étant plus sur le traitement local/synchro, mais bien sur l'intégration globale (i.e. le mobile est un appareil qui interface avec données et applications qui résident sur le www). Sera intéressant de voir si la magie iPhone va survivre. (iPhone est aussi dans un mode local -- extension du iPod où la musique suit son propriétaire. Semble dépassé avec la prolifération de serveurs multimédia...) Bref, trois concepts: UMPC (PC ultra mobile) dominé par Microsoft / iPhone (intégration élégante d'usages connus -- voix/chat/média) / Internet device (une tablette Internet).

2) Pas surprenant que Google pose ce geste. Aujourd'hui, tout l'intérêt est dans la mobilité. Voyez ce que Cerf raconte. Ou cette info récente où on parle du déclin du PC au Japon, en particulier chez les jeunes qui utilisent leur téléphone en priorité.

3) Ce qui me surprend est que le nom de Nokia ne figure pas dans la liste des membres du consortium formé autour du projet Google. J'ai possiblement lu trop rapidement. Mais je pense qu'en fait c'est que Microsoft, Apple, Nokia et Google pensent avoir une chance légitime dans la course au prochain standard de mobilité. Ne pas sous-estimer Microsoft qui dispose d'un remarquable bassin de talent et d'argent. Ni Apple, une entreprise visionnaire dans le domaine des interfaces, ni Nokia qui domine le marché de la téléphonie mobile et dont la gamme N connait un énorme succès, ni évidemment Google, l'entreprise qui a probablement le plus d'influence en TI aujourd'hui.

November 02, 2007

Que penser de Facebook?

Je me suis ouvert un compte sur facebook il y a une semaine, en me disant que de devais surmonter mes réserves et essayer sérieusement, histoire de ne pas laisser se creuser un fossé entre moi et mes étudiants qui sont sur facebook, pour la plupart. J'ai même reçu une invitation d'un collègue qui aimerait me compter parmi ses "amis".

J'ai fermé mon compte hier. Après avoir entendu ce podcast de l'émission Search Engine et lu le billet de Jon Swift

Jesse Brown (de Search Engine) relate l'histoire d'un syndicat qui a utilisé Facebook pour retracer les employés d'un casino. Le syndicat a ensuite créé un groupe pour diffuser l'information pertinente. Ultimement, Facebook a fermé ce compte, précisant que la politique est d'autoriser uniquement les comptes de (vrais) individus.

L'histoire de Jon Smith est similaire sur un point -- Facebook a fermé son compte parce que Jon Smith est un nom de plume et pas une identité véritable.

Plusieurs éléments me préoccupent, peut-être à tort. Mais le fait que l'on puisse identifier mon réseau de relations à des fins commerciales politiques ou autres me préoccupe. D'autant plus qu'il n'est pas possible de s'abriter derrière un pseudonyme.

Ce qui est à priori un environnement permettant de partager efficacement des informations et d'avoir du bon temps présente des risques importants de récupération à d'autres fins. Ce qui aurait été possible en utilisant des pseudonymes (i.e. gérer des réseaux distincts d'amis, de famille, de relations d'affaires, de groupes d'intérêtes spéciaux) ne l'est pas. Je vois des difficultés importantes à ce que toutes mes relations se voient. Encore plus quand un observateur externe peut identifier le réseau (apparent) de mes relations.

en flux ou à télécharger

November 01, 2007

iLike flixster

Deux sites intéressants: iLike et flixster;. Construits autour du concept de réseau sociaux où le principe est de partager ses opinions, dans le domaine de la musique (iLike) et celui du film (flixster).

iLike est pourrait devenir une plateforme importante pour lancer des artistes -- le site permet de télécharger les chansons (souvent gratuites).

Mais l'idée forte de ces réseaux est qu'ils améliorent le mécanisme de recommandation avec lequel nous sommes maintenant familiers (ex: les évaluations que l'on trouve sur des sites comme celui d'Amazon). Il est beaucoup plus facile d'identifier des profils de gens qui ont des goûts similaires aux nôtres et d'utiliser un profil ou une sous-communauté pour découvrir des artistes ou des films qui correspondent à ce que l'on aime.

Reste à voir si le principalReste à voir si le principal bénéfice est d'obtenir des recommandations pertinentes où des systèmes d'analyse de contenu
comme Pandora) font du bon boulot. Ou si l'objectif est de rencontrer des gens qui partagent nos goûts. bénéfice est d'obtenir des recommandations pertinentes où des systèmes d'analyse de contenu comme Pandora) font du bon boulot. Ou si l'objectif est de rencontrer des gens qui partagent nos goûts.

October 29, 2007

Vinton Cerf

Le collège Dickinson a honoré Vinton Cerf, "inventeur de l'Internet" (c'est à lui que l'on doit les protocoles TCP et IP qui ont révolutionné la structure des réseaux informatiques) en lui décernant le prix Joseph Priestly.

Vinton Cerf est aujourd'hui "Évangéliste en Chef de l'Internet" chez Google. Dans son allocution, Cerf aborde plusieurs thèmes (émergence de l'Asie, web mobile, architecture end-to-end) importants pour tous ceux qui s'intéressent à l'évolution de cette technologie. Il parle aussi de son travail récent sur la construction d'un réseau interplanétaire, capable de faire face aux délais de réponse qui sont beaucoup plus longs et imprévisibles que dans l'environnement terrien.

Cerf est génial. De par son attitude générale. Mais aussi pour les idées qu'il véhicule. Deux idées en particulier ont retenu mon attention.

1. Repenser la distribution de contenu: la distribution de vidéo change selon les technologies disponibles. Deux dimensions sont considérées -- la connectivité et la capacité de stockage. Cerf fait remarquer que les distributeurs conventionnels sont rivés sur le streaming (i.e. la distribution en temps réel de matériel pré-enregistré) et la publicité conventionnelle (voir par exemple hulu). Il estime qu'une distribution en accéléré offre des possibilités plus intéressantes, comme l'inclusion de matériel additionnel qui peut être consulté à demande par l'utilisateur.

2. La pertinence des avatars: En réponse à une question sur Second Life, Cerf répond que les environnement synthétiques (il dit virtuel) pourraient agir sur le monde réel, par le biais de machines. Puis il spécule sur la possibilité de communiquer dans un environnement synthétique 3D en portant un casque (goggles). Et pose une question intéressante -- si vous et moi communiquions en conférence 3D, est-ce que nos images devraient porter un casque? Ou devrait-on utiliser des avatars (représentations) qui ne portent pas le casque de visualisation?

en flux audio, à télécharger, flux vidéo

October 13, 2007

sellaband - marketing social de la musique

Vous connaissez sellaband.com ? Un concept intriguant où les artistes lèvent du financement ($50k) auprès de fans (believers) qui financent la production d'un album (à la hauteur minimale de $10). La distribution en MP3 est gratuite. Les believers, en plus d'avoir eu la satisfaction de permettre à un artiste qu'ils apprécient de se payer une production professionnelle, reçoivent un CD (token physique qui demeure important malgré tout). 

1) le modèle d'affaires est similaire à celui de kiva.org (qui met en relation des prêteurs et entrepreneurs qui recherchent du micro-crédit).

2) la littérature académique parle depuis relativement longtemps du rôle changeant du consommateur dans le processus marketing. On parle de co-création depuis quelques années (cf Prahalad et Ramaswamy : Prahalad est un des auteurs les plus influents en management stratégique). Mais franchement, cette vision était articulée de manière nettement plus bénigne (ex: développement de logiciel faisant appel à une communauté d'utilisateurs pour accélérer le processus, UGC, etc.)  Kiva.org et sellaband.com poussent le concept beaucoup plus loin, brouillant totalement la frontière entre producteur et consommateur. On peut toujours dire que eBay jouait aussi le rôle de simple organisateur entre des acteurs privés, mais le modèle de base des enchères n'a pas vraiment été modifié. Idem pour facebook, youTube et autres succès 2.0. Kiva et Sellaband (encore plus sellaband je crois) sont des plateformes qui permettent à un individu de devenir un producteur.

3) l'industrie conventionnelle de la musique est confrontée à l'implosion de son modèle d'affaires. Un articie intéressant dans Business Week. BW n'est absolument pas un périodique de geeks illuminés. L'analyse qu'ils publient, et surtout la collection de vignettes qu'il joignent à leur article, donne l'impression que le secteur comme on l'entendait est un mort en sursis.

4) Si vous mettez le doigt sur d'autres exemples à la kiva.org / sellaband.com, merci de me les relayer.

5) De manière traditionnelle, marketing social réfère à l'utilisation des techniques marketing à des fins sociales (bonnes causes). De plus en plus, marketing social est utilisé pour décrire des activités marketing visant l'univers 2.0. Je vais personnellement considérer sérieusement la possibilité d'utiliser l'expression marketing social pour décrire des activités de type kiva / sellaband -- des activités de co-création.

October 12, 2007

iTouch ou N800

Comme je l'indiquais précédemment, je me suis procuré une tablette Internet. J'ai hésité entre le iTouch d'Apple (un iPod avec connectivité wi-fi, ou un iPhone sans connectivité EDGE...) avant d'opter pour le Nokia N800.

J'ai préféré le N800 pour 4 raisons fondamentales.

1) le N800 a un écran qui offre une résolution 2.5 fois plus importante que celle du iTouch. Essentiel me semble-t-il pour une tablette, quoiqu'on peut argumenter que l'élégance de la fonction zoom du iTouch peut compenser un peu...

2) le N800 utilise des cartes mémoire et des piles remplaçables. Le iTouch utilise de la mémoire flash (8 ou 16G). Ce qui n'est pas mauvais mais peut rapidement devenir une limite ennuyeuse si on veut, par exemple, emmener quelques films en vue d'un long déplacement. Avec le iTouch, ce sera vraiment 'quelques'. Avec le N800, on peut acheter une ou plusieurs cartes mémoires. Le N800 accepte deux cartes SD, qui vont aujourd'hui jusqu'à 8G (SDHC).

Ce point est encore plus important pour la pile. En usage normal, une autonomie de 6 heures est amplement suffisante. En déplacement, pas du tout évident. Je me suis procuré une pile additionnelle pour $25. et il y a l'histoire des piles intégrées de la gamme iPod qui coûtent $90 et doivent être remplacées (aux 2 ans?).

3) le N800 s'appuie sur une plateforme Linux (maemo) ouverte alors que le iTouch est verrouillé en mode propriétaire. Ici la décision est plus grise. D'une part il y a une communauté Linux/Maemo vibrante qui développe un tas d'applications essentielles. Par exemple, la N800 est livrée avec le fureteur Opéra, qui ne gère pas très bien les application java (ex: impossible d'ajouter un RDV sur google calendar). Une version maemo de mozilla (Firefox) fait le travail. Facile à installer. Légal. Demande un certain minimum de compétences parfois pour installer, mais pour de nombreuses applications, c'est très très simple.

La situation est plus délicate dans le cas du iTouch. D'une part le système est officiellement fermé, mais:

  1. Il est régulièrement ouvert (jailbroken) de sorte que si vous avez les compétences et les nerfs, ce n'est pas un problème terminal
  2. La communauté iPod est toute aussi vibrante et nettement plus présente que la communauté maemo. On trouvera probablement un tas de périphériques/accessoires/widgets/applications certifiées Apple.
  3. Les applications maemo sont probablement plus fragiles que les applications validées par les fabricants (Apple pour le iTouch, Nokia pour le N800).

Mais pour le moment, N800 est nettement en avance sur le iTouch en terme de possibilités logicielles. Le N800 est un petit ordinateur Linux, théoriquement capable de tout faire, quoique lentement. (Les vrais de vrais contrôlent des serveurs à distance via leur N800! :)

4) Pour différentes raisons, je préfère tester pour le moment en tout cas, la vision Nokia. Je n'ai pas envie d'un baladeur qui peut aussi (un peu limite) être utilisé pour accéder à l'Internet. Je préfère un navigateur ultra mobile qui peut aussi servir de media player. (dit en passant, N800 supporte plusieurs formats d'encodage. iTouch semble limité aux codecs Apple...)

Un petit sommaire des variables décisives ci-dessous. Et oui -- ces appareils sont addictifs :)

Chart_3

October 04, 2007

Second life et la question d'identité

Autre podcast intéressant de la CBC (Ideas). On y parle des mondes "virtuels" et de l'impact que ces activités ont sur l'identité des gens.

À retenir: la notion "d'immigrant digital". L'idée est que pour des gens comme moi, le monde digital est nouveau et j'y suis comme un immigrant, en phase d'acculturation. Pour les plus jeunes, qui y sont nés, il n'y a pas cet écart. Un exemple -- une très grande proportion de mes étudiants ont une page dans facebook (mySpace ou ailleurs). Pas moi. Et je n'en ai pas envie. Et j'ai souvent l'impression qu'il s'agit d'une forme d'exhibitionisme. Alors que pour les natifs digitaux, cette modalité est naturelle.

Idée reliée -- il est normal pour les natifs de façonner plusieurs identités.

--

Je profite de l'occasion pour rappeler qu'il est préférable de référer à Second Life (etc.) comme à des mondes synthétiques (i.e. pas naturels) plutôt qu'à des mondes virtuels (i.e. qui n'existent que dans l'ordinateur). cf Castronova en notant qu'il utilisait virtuel avant de lancer le terme plus approprié de "synthétique". L'idée est importante. Un gilet synthétique tient bien au chaud, souvent mieux qu'un gilet de laine. Un gilet virtuel ne sert à rien hors du monde virtuel. Si on pense à Second Life (facebook, youTube et autres communautés synthétiques) en termes de virtuel, on comment une grossière erreur -- Cette réalité synthétique a définitivement un impact sur le monde naturel

--

en flux ou à télécharger

September 24, 2007

L'impossible est possible -- et le pouvoir des blogs

Cet après-midi, problème avec le beta de présentation de Google. De fil en aiguille je suis tombé sur cette présentation (un blog parle de google presentation, dit que l'application n'est probablement pas à la hauteur et pointe sur un classique de Kawasaki -- la règle du 10-20-30, lequel pointe sur un blog spécialisé en présentations, lequel pointe sur cette incroyable présentation de Hans Rosling)

Il faut écouter la présentation. Il y a ce logiciel fantastique qui permet de voir la réalité avec des yeux frais. Il y a l'argument de base qui parle de développement économique et du fait que ce qui semble a priori peu probable est en fait relativement plausible. Et il y a la finale, invraisemblable.

À voir ABSOLUMENT.

Et je note en passant que toute l'information est relayée par des blogs. Requête lancée sur un moteur de recherche, matériel offert par un site spécialisé. Mais entièrement relayé par des blogs.

September 10, 2007

ebay - Proxy bidding / sniping et la théorie des enchères

J'ai participé à quelques enchères sur eBay hier et j'ai été en mesure de constater que deux techniques sont en train de se généraliser: le sniping (faire une offre au tout dernier moment, souvent par l'intermédiaire d'un logiciel)  et le proxy bidding (faire des offres via un agent, en indiquant un montant maximal -- l'agent soumettra automatiquement l'offre la plus basse requise pour gagner l'enchère jusqu'au plafond autorisé).

Le sniping a deux effets dominants. Premièrement, le sniper espère que ses rivaux n'auront pas le temps de réagir avant la fin de l'enchère. Supposons une caméra usagée mise aux enchères, pour laquelle il y a 3 acheteurs intéressés. La caméra vaut 100$ pour A, 150$ pour B et 200$ pour C qui aura recours au sniping tandis que A et B font leurs offres manuellement et "normalement". A offre 25$. B surenchérit à 30$. A remonte à 40$ et ainsi de suite jusqu'au moment où B offre 105$ ce qui dépasse le montant maximal que A est disposé à payer. Si C offrait 110$, B surenchérirait jusqu'à 150$. C'est pourquoi C va attendre au tout dernier moment pour faire son offre de 110$, quelques secondes avant la fin des enchères. B n'aura pas le temps de surenchérir et C va remporter la caméra. Si les enchères avaient été compétitives, il aurait du payer plus que 150$ pour éliminer B. Et si on inversait les valeurs d'options (maximum qu'un acheteur potentiel est prêt à payer), on voit que C peut gagner la caméra même s'il n'est pas celui qui était prêt à monter le plus haut. Et c'est ici que le proxy bidding entre en jeu.

Si l'acheteur B utilise le proxy bidding, il va indiquer au logiciel (en fait, une option offerte par eBay) le montant maximum qu'il est prêt à payer -- 150$ dans mon exemple). La séquence serait alors:

A: offre 25$
B: offre 30$ en indiquant un plafond de 150$
A: offre 40$, puis 50$, jusqu'à 100$, mais rien n'apparait parce que ses offres sont immédiatement battues par le proxy bidder.
B: est le plus offrant (à 105$), automatiquement
C: offre 110$ quelques secondes avant la fin, mais son offre est rejetée parce qu'inférieure au plafond de B

B remporte l'enchère à 115$.

C'est pourquoi on propose maintenant une stratégie mixte: C va déposer une offre complexe (proxy bidding) au dernier moment (sniping). Il va instruire un logiciel que le maximum à offrir est de 200$. Et plutôt que de perdre aux mains de B, C va remporter l'enchère pour la somme de 155$.

Deuxième effet, le sniping réduit les risques d'enclencher une guerre d'offres où les acheteurs deviennent irrationnels, comme il arrive parfois quand les enchères durent longtemps et que les enchérisseurs perdent de vue les enjeux économiques et veulent tout simplement battre leurs rivaux.

Si sniping et proxy bidding se généralisent, les résultats des enchères vont devenir plus près que ce que la théorie prédit -- la gagnant paiera juste un peu plus que la deuxième valeur la plus élevée. Les résultats plus faibles sont éliminés par la pratique du proxy bidding. Les résultats plus élevés sont éliminés par le sniping.

May 07, 2007

DRM vs usage légitime

(Histoire de pouvoir retrouver cette source)

Michael Geist écrivait récemment que le gouvernement Harper s'apprête à déposer un projet de loi inspiré du DMCA (Digital Millenium Copyright Act). Le DMCA est fortement critiqué pour avoir déplacé le point d'équilibre entre la doctrine de la protection du droit d'auteur et celle de l'utilisation légitime (fair use) (un excellent article: Wu, Timothy (2004) Copyright's Communication Policy, Michigan Law Review. Une version enligne est disponible ici)

La question est complexe. S'il est important que le gouvernement canadien légifère, il est aussi essentiel que les enjeux économiques et sociaux soient biens compris. Ce qui ne semble pas être le cas.

Pour le moment le débat est dominé par les arguments de la RIAA/MPAA (aux Etats-Unis) ou de l'équivalent canadien, la CRIA. Même si je ne voudrais pas être compris comme étant en train de suggérer de pirater du contenu, je voudrais attirer l'attention sur le fait que la définition de piratage peut devenir abusive (par exemple, un fichier musical protégé peut, légalement, ne pas être copiable d'un baladeur à un autre), et que les intérêts qui sont défendus semblent être davantage ceux de "blue suits" qui gèrent les artistes, que ceux des artistes eux-même. (voir ci-dessous, ou directement, ici

Link: The Jakarta Post - The Journal of Indonesia Today.

"I see 2 percent of DRM as protecting copyright and 98 percent annoying consumers," music artist Moby said. Nearly 200 Canadian artists and songwriters including Avril Lavigne, Barenaked Ladies, Chantal Kreviazuk, Sarah McLachlan and Sum 41 have banded together to form Canadian Music Creators Coalition, declaring: "Artists do not support using digital locks to increase the labels' control over the distribution, use and enjoyment of music or laws that prohibit circumvention of such technological measures. Consumers should be able to transfer the music they buy to other formats under a right of fair use, without having to pay twice."

May 06, 2007

NYT: un argument en faveur d'une approche collaborative

On parle beaucoup du www 2.0 et des approches collaboratives. En ce qui me concerne, les idées ne sont pas vraiment claires. Que veut-on dire exactement lorsque l'on parle de collaboration? Parle-t-on plutôt de décentralisation?  Voudrait-on plutôt parler de coordination? À quel moment les approches compétitives deviennent-elles contre-productives? Cette dernière question étant probablement la plus importante pour le moment -- de nombreuses intuitions de la science évonomique étant articulées autour du principe de la concurrence. En particulier, les États luttent contre la collusion, qui est pourtant une forme de collaboration. Dans ce cas précis, il est facile d'expliquer pourquoi (à cause du pouvoir de monopole). Mais qu'en est-il plus généralement?

Je n'ai pas de réponse pour le moment. Ni même une liste intéressante de questions. Juste un intérêt.

Ci-dessous un lien vers un article du New York Times. On y parle du programme en télécommunication interactive. (un des projets amusants dont on parle -- Botanicall, où les fleurs qui ont soif appellent à l'aide).

L'idée ici est que les acteurs concentrés sur la concurrence sont (parfois) davantage préoccupés par leurs gains que par la qualité de la performance.

Trois conséquences immédiates :

1) une personne compétitive pourrait concurrencer en posant des gestes contre-productifs (i.e. affaiblir le concurrent) plutôt que positifs (travailler à améliorer sa propre contribution). Cette stratégie n'est pas désirable socialement, même si dans certains cas, elle serait individuellement rationnelle.

2) le corollaire est qu'un agent économique doit investir des ressources défensives. Parfois bénin (ex: la veille concurrentielle), parfois coûteux et nettement contreproductif (ex: batailles légales sur la propriété intellectuelle)

3) une approche concurrentielle réduit la probabilité qu'un agent contribue volontairement à l'amélioration d'un concurrent. S'il suffit d'être premier pour gagner, le concurrent dominant ne sera pas intéressé à la contribution du second. Celui-ci devra décider entre quitter la course ou poursuivre le leader.

Link: Winning Isn’t Everything. Check the Periphery. - New York Times.

“Competition is not valued here,” asserts Red Burns, who has run the program since 1983 (and whom I have known since the early 1990s). “Competitive people have energy, they’re interesting and so forth. But they’re so focused on the competition they fail to see what they’re doing. They just want ‘better, bigger, stronger, longer,’ and they miss the periphery. And that is where you find things you don’t even know are there.

May 04, 2007

ethos 2.0

Un article publié dans Internet News, à lire pour ceux qui veulent leur dose quotidienne d'angoisse (en bref -- l'article parle du niveau insoutenable des attentes 2.0).

Un paragraphe intéressant, ci-dessous, qui illustre bien en quoi la mentalité 2.0, dans un certain segment de la population, diffère de celle qui animait la première phase commerciale de l'Internet.

La question intéressante est, à mon avis, de savoir si l'économie dématérialisée qui caractérise 2.0 est transitoire (un peu comme les ados qui rejettent la société avant de se ranger dans le moule 4x4 / grosse maison) ou s'il s'agit de l'avant-garde d'une nouvelle économie où ce qui est précieux n'est pas matériel.

L'article conclut sur l'idée qu'un changement majeur pourrait survenir, où les contributions "sociales" deviendront des contributions rémunérées.

Link: Pitfalls Ahead for Social Networks?.

He said publishers haven't quite figured out how to capitalize on the passion of bloggers and other user-generated content sites. "There's an assumption that the user publisher "thinks like a large publisher and is after profit," said Jung. "In general, they don't. It's not always about money, but ego, personal fame and having an individual voice, not cash flow."

May 02, 2007

wow 2.0!

Le fondateur de Digg annonce qu'il ne censurera plus les entrées contenant la clé de chiffrement des HD-DVD.

Développement majeur.

Le site de Digg a été, hier, la cible d'une rébellion de la part de ses utilisateurs. Une entrée reproduisant la clé de chiffrement avait été soumise par un lecteur et rapidement poussée en première page. Un cease-and-desist a été promptement servi à Digg pour que l'information (qui fait l'objet d'un copyright) soit retirée. Je pense que la loi est claire -- Digg devait s'y conformer.

La déclaration de Kevin Rose, que Digg va respecter la décision de ses utilisateurs plutôt que la loi, au risque de disparaître, est un signal important. Digg est un site majeur. Et peut-être mieux que Napster il est possible de construire une défense articulée autout du concept de droit à la libre expression. Ou vu différemment, si la société civile concluait que la rébellion observée chez Digg n'est pas celle d'un groupe de marginaux, fauteurs de trouble et indésirables, mais plutôt un signe que les rapports de force se déplacent, l'issue n'est pas certaine.

Saffo parlait de révolution (lire ici). Possiblement un exemple.

Et encore une fois, je réitère mes réserves quant à l'à-propos de récupérer les pratiques collaboratives de "type 2.0" dans la pratique des entreprises. Le point que je tente (laborieusement :) de faire est que les mondes des entreprises commerciales et celui du 2.0 fonctionnent sur des logiques différentes. (comme l'affaire Digg le montre bien).

J'appartiens un peu aux 2 mondes. À celui des entreprises conventionnelles, je réitère le message qu'il faut être à l'écoute, plus que jamais. Et bien comprendre la portée de ses gestes si on veut jouer au 2.0. Au monde collaboratif, je dirais qu'il faut être prudent avant de rejeter les principes des entreprises conventionnelles (comme par exemple, ne pas respecter les mises en demeure).

Mais évidemment, si Saffo a raison, mes commentaires sont futiles -- nous sommes en territoire incertain.

Époque intéressante...

p.s. Très bon article de la BBC ici. On y parle de révolte dans la blogosphère. Oui, rébellion. Mais est-elle confinée à la blogosphère? La question qui va se poser sous peu est de savoir si le DMCA est une loi qui représente le consensus social (intérêt général), ou une loi qui protège des intérêts particuliers.

Link: Digg the Blog » Blog Archive » Digg This: 09-f9-11-02-9d-74-e3-5b-d8-41-56-c5-63-56-88-c0.

after seeing hundreds of stories and reading thousands of comments, you’ve made it clear. You’d rather see Digg go down fighting than bow down to a bigger company. We hear you, and effective immediately we won’t delete stories or comments containing the code and will deal with whatever the consequences might be.

May 01, 2007

Récupération du web 2.0

Pour faire plus ou moins suite au billet relatif à celui de Stéphane Guérin (blogs corporatifs) -- l'idée de développer un blog corporatif est un pas dans le sens de la "récupération" du web collaboratif à des fins commerciales. Et c'est là que la sauce peut tourner.

Un exemple ci-dessous. Digg est un site où les utilisateurs soumettent des liens à la communauté, qui vote sur leur intérêt. Plus on vote, plus un lien est poussé vers la première page, et un lien qui fait la première page de Digg est assuré de recevoir des dizaines de milliers de visites. C'est le concept web collaboratif, par lequel on utilise la bienveillance objective d'autres utilisateurs pour pointer vers du matériel intéressant.

Le lien ci-dessous décrit comment il est facile de tricher, en achetant des votes.

L'auteur décrit ensuite un mécanisme qui pourrait rendre la tricherie impossible, à toutes fins pratiques (i.e. ne pas calculer les votes soumis directement sur un lien, mais uniquement ceux soumis à partir d'une liste aléatoire de liens).

Mais le point essentiel est celui-ci: il y a une tension importante entre les principes de collaboration du genre de ceux préconisés par (une certaine version de) www 2.0, et les objectifs d'entreprises conventionnelles.

Pour en apprendre un peu plus sur la récupération créative de l'Internet, lire Dellarocas ici, un article qui analyse rigoureusement la manipulation de sites d'opinion (où une entreprise est tentée de placer des messages anonymes favorables à son produit).

Je n'ai pas, pour le moment, d'opinion forte sur le sujet. Évidemment, je ne recommanderais pas à une entreprise qui dispose d'un important capital de marque (ex: Desjardins au Québec) de jouer le jeu de la manipulation sur les sites d'opinion. Je pense que je ne recommanderais pas non plus de "faire-comme-si-2.0". Je serais cependant porté à recommander fortement d'être à l'écoute du marché en scrutant l'Internet.

How to Stop Digg-cheating, Forever

"Recently author Annalee Newitz created a bit of a stir with the revelation that she had bought her way to the front page of the story-ranking site Digg. Since Digg allows any registered user to go to a story's URL and "digg it" in order to push it upward through the story-ranking system, it was inevitable that services like User/Submitter would come along, where a Digg user can pay for other users to cast votes to push their story up to the top.

Pub enLigne Canada 2006: +80% à 1G$

Le bureau canadien de la publicité interactive (IAB) vient de publier un communiqué à l'effet que les dépenses publicitaires enLigne auraient franchi la cap du milliard en 2006 au Canada. Les chiffres absolus (1.01G$) et relatifs (+80% ; près de 10% des dépenses totales de publicité) sont remarquables.

Le communiqué fait aussi état de quelques statistiques de répartition. Régionale: 21% au Québec (i.e. approximativement le poids démographique) ; Sectorielle : Auto en tête avec 16%; technique : bannières et recherche pratiquement ex-aequo.

Caveat: les statistiques proviennent d'une enquête.

Link: Interactive Advertising Bureau of Canada.

The Interactive Advertising Bureau of Canada (IAB) today announced that 2006 Canadian Online Advertising Revenues surged to an unprecedented $1.01 billion dollars for the year. The 2006 actuals represent a 26% increase over the $801 million originally estimated by the IAB for 2006; and an 80% increase over the 2005 actuals of $562 million

April 27, 2007

Blogs en entreprise

Stephane Guérin est un étudiant du cours de eMarketing. Il me pose une question simple d'apparence mais qui s'avère, à l'examen, être une colle intéressante.

En bref -- Stéphane écrit un billet dans lequel il parle de l'utilisation des blogs corporatifs dans le contexte des activités de marketing. Un de ses lecteurs, Marc Snyder, consultant en relations publiques, écrit ici que:

Premièrement, si le titre du billet parle de marketing, le texte parle de toutes sortes de choses mais surtout d'objectifs de relations publiques.

|...|

Donc quand Stéphane parle de «créer des liens», «solidifier une communauté», «des nouvelles commentées de l’industrie», «un article expliquant une nouvelle technologie", «crée(r) de l’excellent contenu pour les outils de recherche», «apporte(r) une dimension humaine à l’entreprise», on voit bien que l'on est dans le domaine des relations plutôt que dans le domaine du marketing

Ma première réaction est de dire que les activités couvertes par les relations publiques sont habituellement considérées comme étant un sous-ensemble des activités marketing. L'activité marketing consiste à créer de la valeur auprès d'une cible, pour le bénéfice des parties (cible et parties prenantes de l'organisation), et ces objectifs sont réalisés en articulant au mieux les variables du mix, dont fait partie la communication.

Les activités de communication étaient avant l'internet, simplement catégorisées approximativement comme suit: (1) publicité (communication commerciale de masse), (2) vente (communication commerciale un-sur-un), (3) relations publiques.

La question intéressante est de savoir si un blog corporatif est assimilable à une activité de relation publique, à une activité publicitaire, ou les deux à la fois, selon les circonstances.

La distinction entre relations publiques et publicité n'est pas uniquement sémantique et destinée à générer des questions d'examen. Les activités publicitaires sont nettement plus réglementées que les communications de relations publiques. La raison est bien simple. En général, avant Internet, les activités de relations publiques étaient destinées aux journalistes, au personnel politique, aux actionnaires ou à d'autres publics institutionnels, i.e. des publics présumés compétents pour interpréter le contenu des communications. Ces communications font par