Web social et enseignement
Merci à Simon Bédard pour un excellent pointeur qui parle de Facebook dans le contexte de l'enseignement. De fil en aiguille, je découvre l'excellent blog de Martin Weller un professeur qui s'intéresse à l'utilisation des technologies de l'information dans le contexte de l'enseignement, et sur le débat organisé par The Economist quant à l'impact du web social sur l'enseignement.
On y retrouve des opinions que je partage:
1) oui, le web social a un impact sur l'enseignement. Mais attention, je ne pense pas qu'il soit universel. Pour les gens motivés et branchés, l'impact positif est important et évident. Mais l'enseignement est aussi, parfois, "administré" à des gens qui s'y soumettent plus ou moins à contrecoeur. Dans ces cas il y a risque important de dérapage.
2) Signes que Facebook est plus ou moins adapté. Oui, tout à fait. Facebook est massivement utilisé par les étudiants de sorte que de créer un groupe de cours est très facile. Mais l'obligation d'aller sur le site réduit considérablement son utilité. Pour le cours de eMarketing, le groupe existe mais le contenu n'apparait pas spontanément, et les avantages que nous pourrions en retirer ne semblent pas justifier l'effort. En lisant un billet de Weller qui fait des adieux à Facebook, je déduis que les attentes vis-à-vis de cette plateforme ne se sont pas matérialisées (ce qui ne veut pas dire que le modèle est mort)
3) Et Gautrais cite Weller quant à l'apparition d'outil plus performants, tels que Twitter. Tout à fait. 100%
4) Il y a des choses qu'il faut faire pour les comprendre. Sans aucun doute. Impossible d'expliquer Twitter. (microblogging!?) Difficile d'expliquer Reader (abonnement à des fils RSS!?). Ces services ne correspondent à aucune réalité physique qui permettent à quelqu'un de se faire une image précise.
4) le dialogue entre étudiants ne se satisfait pas des plateformes institutionnelles. Ambivalence. Certains préfèrent les environnements institutionnels. Même s'ils sont plus limités, ils sont plus prévisibles. Je constate un écart important, grandissant, entre les étudiants en ce qui concerne ces nouvelles pratiques. Même dans les cas les plus bénins. Rédiger un commentaire sur un blog ressemble à s'y méprendre à la rédaction d'un compte-rendu de lectures qu'on remet au professeur. Sauf que sur un blog, il est public. Les autres participants au cours peuvent le lire. Commenter. Suggérer. Critiquer.
Ceux qui sont technophiles auront probablement intégré les fils dans leurs lecteurs de sorte qu'il peuvent parcourir l'ensemble des contenus en quelques secondes. D'autres ne savent pas comment faire. Les uns seront possiblement tentés de s'impliquer. Et l'implication contribuera radicalement à la qualité de leur apprentissage.
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