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October 2007

October 31, 2007

Il y avait Skype -- il y a maintenant les cartes d'itinérance

Je viens de me procurer la sim4travel, une carte qui permet de recevoir des appels GSM sans frais en Europe et en Afrique, et d'y faire des appels régionaux pour 0.50$ en Europe. Je reproduis ci-dessous une grille de tarification approximative, en $CDN.

Sim4travel_2 

L'inconvénient est que le système fonctionne en call-back, demande que l'appel soit composé en mode filaire (i.e. un appel commence par 00 + code pays + no) et m'affuble d'un numéro britannique. Mais l'économie demeure importante. (ci-dessous la grille tarifaire Fido).

Fido

sim4travel est un des nombreux services de call-back nouvellement introduits. MaxRoam est un autre fournisseur. La grille tarifaire est différente (tarifs généralement plus bas, mais qui s'appliquent en réception comme en émission d'appels). Mais il y a surtout la possibilité de choisir le pays du premier numéro (US, France, UK ou Irlande) et d'en ajouter d'autres (incluant le Canada) pour 2 euros par mois.

L'art de la persuasion à 10 000 mètres

Intéressant. "High life", la revue de British Airways, a recruté le comédien bien connu, Michael Palin, pour éditer un numéro spécial. Dans sa lettre éditoriale, Palin souligne que ce qui était une activité prestigieuse il y a encore quelques années est devenu un cauchemar logistique pour les uns, et un geste irresponsable pour les autres.

Tous ceux qui ont voyagé par affaires sont familiers avec l'horreur que sont devenus les déplacements en avion. Mais comme ceux qui voyagent moins sont parfois envieux, il est utile de pouvoir compter sur des histoires de sécurité à n'en plus finir, de bagages perdus ou endommagés, de vols reportés ou annulés. Il faut souffrir pour voyager.

Ce qui est nouveau et possiblement plus problématique pour l'industrie, c'est le sentiment de culpabilité qui touche ceux qui réalisent qu'un vol trans-atlantique rejette autant de gaz à effet de serre qu'une automobile pendant un an. (3.5 Tonnes pour un vol YUL-CDG-YUL. Un calculateur pour avion se trouve ici. Un calculateur pour automobile )

Oh! Pas encore une angoisse très répandue, mais ici on ne peut plus plaider la souffrance. Tout au plus pourrait-on acheter sa neutralité. La pression est encore relativement modeste en Amérique. Nettement plus perceptible en Europe.

Bref, Palin nous rappelle pourquoi on voyage: parce que c'est dans nos gènes et parce que les voyages permettent de découvrir les autres.

Puis il nous invite à être responsables. Prendre le train si possible; respecter les habitudes des gens que nous visitons.

Intéressant de constater à quel point le thème de la responsabilité se développe. Les revues de compagnies aériennes ont toujous été, il me semble, un ramassis de belles images de destinations exotiques et de profils de gens extraordinaires.

Palin termine en écrivant que:

Voyager est un privilège assorti de responsabilités.

October 29, 2007

The validity of digital trends

At ECIG, Jean-François Trinquecoste asked whether digital trends were valid proxies for public opinion. The argument is that the blogger population is probably not a representative cross-section of the public at large. Good point. As I wrote earlier, this question is one of those I want to look at in the near future.

For now:

1) Digital trends are apparently good predictors of end-point behaviors. Swammer, who provided the data for my analysis, has a blurb here showing that their visibility index outperformed most conventional opinion polls on the French presidential race.

2) But as we look at the series over time, it is clear that visibility scores computed by Swammer differ from opinion polls. See for instance this site where Le Monde, a French Daily, charts opinion polls over time. Whereas opinion polls showed a relatively stable public opinion (Royal and Sarkozy being neck and neck, with "maybe" a slight drop in support to Royal over time, depending on which surveys you look at), visibility scores tell a different story.

Data on IFOP polls as provided by Le Monde look like this:

Ifop

Visibility scores as provided by Swammer look like this:Visibility

Both charts look rather similar, but they tell an entirely different story -- opinion polls suggest that Sarkozy has gathered momentum during the campaign whereas visibility scores suggest just the opposite.

If we look at absolute visibility scores over time, the story takes a new meaning as we watch both candidates becoming more and more visible in the digital sphere, both achieving important absolute gains dwarfing relative differences. 

T

Now, what can we make out of this?

1) Digital trends could converge towards electoral behaviors merely because uncertainty diminishes i.e. trends would be meaningless random walks, but this is unlikely given the signal to noise ratio. (if digital trends were to randomly approach true behavior over time as uncertainty over the outcome melts away, we would observe diminishing variance around the outcome rather than convergence from a distant initial value.)

2) A more involved question is whether digital trends are a cause of an effect? My implicit assumption was that the digital sphere captures public opinion. But it might be argued that the process works the other way around - public opinion is shaped by influencers operating inside the digital sphere.

The digital-creates-opinions interpretation could be supported by two lines of argument. First, it is a natural extension of the dominant view on the relationship that exists between mass media and public opinion. Second it could rely on the widely held view that the digital sphere is largely the work of a social elite (influencers).

The opinion-creates-digital view would argue that blogs are the direct, unmediated expression of public opinion. And even admitting that the digital sphere is the work of a social elite, it could well be that this work obeys the universal law of supply and demand. Bloggers (and mass media) want readers and will therefore write what the market wants to hear.

I wish to raise these questions in light of a suggestion that was made to correlate digital trends with the results of tracking opinion polls. As we can argue (convincingly?) on both sides of the causal relationship, correlations will not be useful indicators as they will not answer the validity question. We'll have to construct structural models to separate the (potential) effect that opinion polls have on blogs and vice-versa. What we have learned so far is that opinion polls and digital trends are not interchangeable measures. How they interact and how they capture actual opinions / intentions / behaviors remain open questions.

Thanks to Jean François for vehemently raising questions, and to Philippe Reynet for finding opinion polls data literally within minutes.

Vinton Cerf

Le collège Dickinson a honoré Vinton Cerf, "inventeur de l'Internet" (c'est à lui que l'on doit les protocoles TCP et IP qui ont révolutionné la structure des réseaux informatiques) en lui décernant le prix Joseph Priestly.

Vinton Cerf est aujourd'hui "Évangéliste en Chef de l'Internet" chez Google. Dans son allocution, Cerf aborde plusieurs thèmes (émergence de l'Asie, web mobile, architecture end-to-end) importants pour tous ceux qui s'intéressent à l'évolution de cette technologie. Il parle aussi de son travail récent sur la construction d'un réseau interplanétaire, capable de faire face aux délais de réponse qui sont beaucoup plus longs et imprévisibles que dans l'environnement terrien.

Cerf est génial. De par son attitude générale. Mais aussi pour les idées qu'il véhicule. Deux idées en particulier ont retenu mon attention.

1. Repenser la distribution de contenu: la distribution de vidéo change selon les technologies disponibles. Deux dimensions sont considérées -- la connectivité et la capacité de stockage. Cerf fait remarquer que les distributeurs conventionnels sont rivés sur le streaming (i.e. la distribution en temps réel de matériel pré-enregistré) et la publicité conventionnelle (voir par exemple hulu). Il estime qu'une distribution en accéléré offre des possibilités plus intéressantes, comme l'inclusion de matériel additionnel qui peut être consulté à demande par l'utilisateur.

2. La pertinence des avatars: En réponse à une question sur Second Life, Cerf répond que les environnement synthétiques (il dit virtuel) pourraient agir sur le monde réel, par le biais de machines. Puis il spécule sur la possibilité de communiquer dans un environnement synthétique 3D en portant un casque (goggles). Et pose une question intéressante -- si vous et moi communiquions en conférence 3D, est-ce que nos images devraient porter un casque? Ou devrait-on utiliser des avatars (représentations) qui ne portent pas le casque de visualisation?

en flux audio, à télécharger, flux vidéo

October 22, 2007

ECIG - presentation

I've presented "Digital Trends" to ECIG 2007. Very well received. Slides are available here

Several interesting questions and comments. One very respected participant expressed concern as to the validity of relying on the digital sphere as a proxy for public opinion.

1) Good point that must be investigated. As I indicated in my talk, my modest goal was to ascertain the apparent reliability of certain time series extracted from the digital sphere using the (non trivial) procedure developed by Swammer. Preliminary results are very encouraging. Next steps will explore validity issues (in simple terms, time series seem to track well. That doesn't mean that we know what they track)

2) Swammer shows here that web series are a good predictor of actual voting behavior at the time of the election.

October 16, 2007

Le marketing des organes humains

Dans le cadre du cours de marketing responsable, nous nous penchons cette semaine sur la question de la pertinence d'un marché pour les organes humain.

Il est illégal de vendre un organe humain. Pratiquement partout. (voir ici le reportage de la BBC sur un pays oũ la vente de reins est légale et encadrée. Un rein est vendu pour $1000 et acheté pour $2000) Cette interdiction est motivée par la crainte de dérapages importants (ex: vol d'organes, exploitation de défavorisés, pressions en faveur de l'euthanasie, etc.)

Il est toutefois possible, voire désirable d'en faire le don.

Les progrès de la science médicale font que les déséquilibres entre offre et demande d'organes humains sont exacerbés de sorte qu'on observe l'émergence d'un important marché noir.

Intéressant de constater que les contenus retournés par une requête google sont majoritairement en faveur de la création d'un marché. Que ce soit un think-tank néo-libéral, une jeune bloggeuse ou des économistes très réputés.

Pour un survol plus complet, voci les lectures que nous assignons

1 Barnett, Andy H., Roger D. Blair and David L. Kaserman 1996 A Market for Organs. Society 33 (Sept-Oct) 8-17.

2 Kolnsberg, Heather R. 2003 An Economic Study: Should We Sell Human Organs? International Journal of Social Economics 30 (9/10) 1049-1069.

3 Delmonico, Thomas L and Nancy Scheper-Hughes 2003 Why We Should Not Pay for Human Organs. Zygon: Journal of Religion & Science 38 (September) 689-698.

4 Kishore, R.R. 2005 Human organs, scarcities and sale: morality revisited. Journal of Medical Ethics  31 362-365.

Article récent

Novelli, G., M. Rossi, L. Poli, V. Morabito, S. Ferretti, A. Bussotti, F. Nudo, G. Mennini, F. Antonellis, and P.B. Berloco (2007), “Is Legalizing the Organ Markeet Possible?” Transplantation Proceedings, 39: 1743-1745

Articles les plus cités

Cohen, Lloyd R. (1989), “Increasing the Supply of Transplant Organs: the virtues of a futures market,” George Washington Law Review, 58 (1): 1-51

Scheper-Hughes, Nancy (2000), “The Global Traffic in Human Organs,” Current Anthropology, 41 (2): 191-224

October 13, 2007

sellaband - marketing social de la musique

Vous connaissez sellaband.com ? Un concept intriguant où les artistes lèvent du financement ($50k) auprès de fans (believers) qui financent la production d'un album (à la hauteur minimale de $10). La distribution en MP3 est gratuite. Les believers, en plus d'avoir eu la satisfaction de permettre à un artiste qu'ils apprécient de se payer une production professionnelle, reçoivent un CD (token physique qui demeure important malgré tout). 

1) le modèle d'affaires est similaire à celui de kiva.org (qui met en relation des prêteurs et entrepreneurs qui recherchent du micro-crédit).

2) la littérature académique parle depuis relativement longtemps du rôle changeant du consommateur dans le processus marketing. On parle de co-création depuis quelques années (cf Prahalad et Ramaswamy : Prahalad est un des auteurs les plus influents en management stratégique). Mais franchement, cette vision était articulée de manière nettement plus bénigne (ex: développement de logiciel faisant appel à une communauté d'utilisateurs pour accélérer le processus, UGC, etc.)  Kiva.org et sellaband.com poussent le concept beaucoup plus loin, brouillant totalement la frontière entre producteur et consommateur. On peut toujours dire que eBay jouait aussi le rôle de simple organisateur entre des acteurs privés, mais le modèle de base des enchères n'a pas vraiment été modifié. Idem pour facebook, youTube et autres succès 2.0. Kiva et Sellaband (encore plus sellaband je crois) sont des plateformes qui permettent à un individu de devenir un producteur.

3) l'industrie conventionnelle de la musique est confrontée à l'implosion de son modèle d'affaires. Un articie intéressant dans Business Week. BW n'est absolument pas un périodique de geeks illuminés. L'analyse qu'ils publient, et surtout la collection de vignettes qu'il joignent à leur article, donne l'impression que le secteur comme on l'entendait est un mort en sursis.

4) Si vous mettez le doigt sur d'autres exemples à la kiva.org / sellaband.com, merci de me les relayer.

5) De manière traditionnelle, marketing social réfère à l'utilisation des techniques marketing à des fins sociales (bonnes causes). De plus en plus, marketing social est utilisé pour décrire des activités marketing visant l'univers 2.0. Je vais personnellement considérer sérieusement la possibilité d'utiliser l'expression marketing social pour décrire des activités de type kiva / sellaband -- des activités de co-création.

October 12, 2007

iTouch ou N800

Comme je l'indiquais précédemment, je me suis procuré une tablette Internet. J'ai hésité entre le iTouch d'Apple (un iPod avec connectivité wi-fi, ou un iPhone sans connectivité EDGE...) avant d'opter pour le Nokia N800.

J'ai préféré le N800 pour 4 raisons fondamentales.

1) le N800 a un écran qui offre une résolution 2.5 fois plus importante que celle du iTouch. Essentiel me semble-t-il pour une tablette, quoiqu'on peut argumenter que l'élégance de la fonction zoom du iTouch peut compenser un peu...

2) le N800 utilise des cartes mémoire et des piles remplaçables. Le iTouch utilise de la mémoire flash (8 ou 16G). Ce qui n'est pas mauvais mais peut rapidement devenir une limite ennuyeuse si on veut, par exemple, emmener quelques films en vue d'un long déplacement. Avec le iTouch, ce sera vraiment 'quelques'. Avec le N800, on peut acheter une ou plusieurs cartes mémoires. Le N800 accepte deux cartes SD, qui vont aujourd'hui jusqu'à 8G (SDHC).

Ce point est encore plus important pour la pile. En usage normal, une autonomie de 6 heures est amplement suffisante. En déplacement, pas du tout évident. Je me suis procuré une pile additionnelle pour $25. et il y a l'histoire des piles intégrées de la gamme iPod qui coûtent $90 et doivent être remplacées (aux 2 ans?).

3) le N800 s'appuie sur une plateforme Linux (maemo) ouverte alors que le iTouch est verrouillé en mode propriétaire. Ici la décision est plus grise. D'une part il y a une communauté Linux/Maemo vibrante qui développe un tas d'applications essentielles. Par exemple, la N800 est livrée avec le fureteur Opéra, qui ne gère pas très bien les application java (ex: impossible d'ajouter un RDV sur google calendar). Une version maemo de mozilla (Firefox) fait le travail. Facile à installer. Légal. Demande un certain minimum de compétences parfois pour installer, mais pour de nombreuses applications, c'est très très simple.

La situation est plus délicate dans le cas du iTouch. D'une part le système est officiellement fermé, mais:

  1. Il est régulièrement ouvert (jailbroken) de sorte que si vous avez les compétences et les nerfs, ce n'est pas un problème terminal
  2. La communauté iPod est toute aussi vibrante et nettement plus présente que la communauté maemo. On trouvera probablement un tas de périphériques/accessoires/widgets/applications certifiées Apple.
  3. Les applications maemo sont probablement plus fragiles que les applications validées par les fabricants (Apple pour le iTouch, Nokia pour le N800).

Mais pour le moment, N800 est nettement en avance sur le iTouch en terme de possibilités logicielles. Le N800 est un petit ordinateur Linux, théoriquement capable de tout faire, quoique lentement. (Les vrais de vrais contrôlent des serveurs à distance via leur N800! :)

4) Pour différentes raisons, je préfère tester pour le moment en tout cas, la vision Nokia. Je n'ai pas envie d'un baladeur qui peut aussi (un peu limite) être utilisé pour accéder à l'Internet. Je préfère un navigateur ultra mobile qui peut aussi servir de media player. (dit en passant, N800 supporte plusieurs formats d'encodage. iTouch semble limité aux codecs Apple...)

Un petit sommaire des variables décisives ci-dessous. Et oui -- ces appareils sont addictifs :)

Chart_3

October 11, 2007

Kiva - Idée géniale

Kiva.org est un site qui met en relation prêteurs et emprunteurs de micro-entreprises. Sur le site on trouve une grande variété de minuscules projets qui vont de l'achat d'équipement de pêche à la construction d'une pièce dans la maison en passant par l'achat de marchandises pour ouvrir une épicerie. Les montants requis sont minimes par nos standards. Significatifs pour ceux qui ont besoin de ce micro-crédit.

Mieux. Si un emprunteur potentiel a besoin de $500. 20 prêteurs peuvent cotiser chacun $25.

Meux encore. 100% des fonds qui sont prêtés vont dans les mains de l'emprunteur. On propose une contribution additionnelle pour aider au financement de Kiva.

Et toujours mieux. Kiva s'appuie sur des organismes locaux qui traitent les demandes. Des statistiques de risque sont disponibles sur chacun. (pratiquement aucune délinquance).

Et vachement bien fait. J'ai prêté $25 en quelques clics. Paiement Paypal. Me semble nettement mieux comme geste que d'acheter équitable ou de cotiser l'oeuvre caritative ABC. Il y a un projet. Un nom. Un suivi.

Et franchement impressionnant. Leur approche est tout ce qu'il y a de viral/social/2.0/appelons-ça-comme-on-le-veut-avec-le-mot-du-jour. Voir par exemple le bandeau qui apparait sur le côté de mon blog.

Primé ici et là. Tas d'appuis. Vraiment excellent comme idée.

Aux étudiants du cours de markleting responsable: Kiva est un exemple parfait de marketing social, dont le sens premier est celui d'une place de marché où les acteurs sociaux se prennent en main. Pas de leçons de morale. Des résultats.

Aux étudiants du cours entrepriseDigitale: Kiva est un excellent exemple de la profondeur des impacts qui se font sentir de plus en plus à tous les niveaux de la société. Kiva est un autre exemple de UGC (User Generated Content). Et tout comme youTube transforme les industries de la télé et de la publicité à une vitesse hallucinante, Kiva pourrait transformer l'industrie caritative. Dans une entrevue à l'emission Search Engine, la relationniste de Kiva faisait allusion au fait que leur projet a des points communs avec les réseaux sociaux à la FaceBook.

October 10, 2007

Krugman sur la globalisation -- moins inconditionnel

Paul Krugman est un économiste bien connu. Longtemps au MIT il est maintenant à Princeton. Dans cette allocution il dit plein de choses intéressantes/importantes relativement au phénomène de la globalisation. Lui qui était un partisan "inconditionnel" du libre échange dit maintenant observer des signes préoccupants quant à l'effet de la globalisation sur les disparités salariales dans les pays développés.

Avant d'écouter, il serait utile de jeter un oeil ici - en particulier sur le graphe des inégalités de revenus. On observe que l'écart grandissant ne coincide pas avec la spectaculaire ouverture de la Chine. On remarque aussi que l'écart s'est rétréci avant de reprendre de l'expansion. Krugman, un économiste libéral, attribue l'écart grandissant, d'abord à l'effet de spécialisation, tout en ajoutant que la globalisation ajoute des effets pervers, concentrés au sommet de la hiérarchie des revenus

Si Krugman n'est pas un orateur spectaculaire, il n'y a toutefois pas plus crédible.

en flux ou à télécharger

October 09, 2007

L'autre sens du marketing social

Michel Leblanc est un des bloggeurs les plus influents du Québec. Dans un billet récent (sur lequel je suis tombé de fil en aiguille après une recherche sur le concept de marketing social) il relaie l'opinion d'un associé de Forrester concernant le marketing social.

Il m'aura fallu plusieurs minutes pour comprendre que Kardon et Leblanc parlent de marketing des réseaux sociaux (du genre MySpace, Orkut, Facebook, etc.) et non pas de marketing social dans le sens usuel du terme (i.e. l'utilisation des techniques marketing pour promouvoir une "bonne cause" -- ex: lutter contre la consommation d'alcool au volant).

En fouillant un peu plus -- Kardon s'intéresse à l'utilisation des réseaux sociaux dans la conception de stratégies marketing (conventionnelles). Un des exemples qu'il apporte à notre attention est le clip Eepybird. Les ventes de Mentos auraient progressé de 14% selon cette source.

Aucun doute que Kardon a raison sur le fond. Sur la forme, il faudrait peut-être repenser l'appellation "marketing social".

Link: Les cinq objectifs d’affaires d’un blogue ou du marketing social | Michel Leblanc, M.Sc. commerce électronique. Marketing Internet, consultant, conférencier et auteur.

October 04, 2007

Second life et la question d'identité

Autre podcast intéressant de la CBC (Ideas). On y parle des mondes "virtuels" et de l'impact que ces activités ont sur l'identité des gens.

À retenir: la notion "d'immigrant digital". L'idée est que pour des gens comme moi, le monde digital est nouveau et j'y suis comme un immigrant, en phase d'acculturation. Pour les plus jeunes, qui y sont nés, il n'y a pas cet écart. Un exemple -- une très grande proportion de mes étudiants ont une page dans facebook (mySpace ou ailleurs). Pas moi. Et je n'en ai pas envie. Et j'ai souvent l'impression qu'il s'agit d'une forme d'exhibitionisme. Alors que pour les natifs digitaux, cette modalité est naturelle.

Idée reliée -- il est normal pour les natifs de façonner plusieurs identités.

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Je profite de l'occasion pour rappeler qu'il est préférable de référer à Second Life (etc.) comme à des mondes synthétiques (i.e. pas naturels) plutôt qu'à des mondes virtuels (i.e. qui n'existent que dans l'ordinateur). cf Castronova en notant qu'il utilisait virtuel avant de lancer le terme plus approprié de "synthétique". L'idée est importante. Un gilet synthétique tient bien au chaud, souvent mieux qu'un gilet de laine. Un gilet virtuel ne sert à rien hors du monde virtuel. Si on pense à Second Life (facebook, youTube et autres communautés synthétiques) en termes de virtuel, on comment une grossière erreur -- Cette réalité synthétique a définitivement un impact sur le monde naturel

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