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April 03, 2007

Tourisme académique

La session s'achève. J'ai besoin de vos commentaires pour me faire une idée sur la suite à donner à notre cours (pour les sessions qui suivent)

Vous le savez, j'ai beaucoup parlé des blogs. Fin mars, les premiers vrais fruits sont apparus. Dans le blog de Mel, deux étudiants du groupe ont commenté un billet. Preuve indirecte qu'ils sont abonnés et comprennent bien le processus. Un bel exemple du nouveau modèle de communication. Et Daniel tape précisément sur le clou en écrivant que l'impact de son commentaire aurait pu être tout autre s'il avait nommé les entreprises avec lesquelles il a eu de mauvaises expériences.

C'est le genre de phénomène qu'il est important que toute personne intéressée à l'impact de l'Internet sur le marketing, réalise pleinement.

Ma question est de savoir comment procéder -- les incitatifs externes (i.e. notes) ont un effet négatif à long terme sur la performance (Voir Benabou et Tirole 2003 -- Review of Economic Studies). Mais je ne sais pas comment on peut, ou comment on devrait, alimenter les incitatifs internes (l'utilité perçue) dans un environnement enLigne.

J'en suis à me demander si l'enseigment enLigne est approprié... (peut-être la neige en avril qui me donne le cafard :)

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Comments

Je pense que le professeur a une certaine responsabilité pour éveiller les étudiant et exposer de nouvelles possibilités. Mais l’étudiant a également la responsabilité de "saisir la balle". Cependant, le prof ne faire grand chose si l’élève n’est pas réceptif, que la formation soit en ligne ou non, peu importe les incitatifs…

En ce sens, pour parler des blogs, votre insistance sur l’utilisation des blogs m’a permis de m’y intéresser de plus près. Ne vous trompez pas, je connaissais le phénomène, mais j’avais peu de temps pour m’y intéresser. Aujourd’hui, avec les fils RSS qu’on peut ajouter à notre page de cherche me permet de suivre plusieurs blogs. Certains sont instructifs, d’autres, pas du tout. Les nouveaux outils me facilite beaucoup la tâche. Notez que sans Google, je n’aurais pas exploré les blogs (malgré votre insistance). Je profite de mes recherches web pour jeter un œil sur mes abonnements. Je pense que c’est la facilité d’utilisation des outils qui permet une appropriation du « grand public ».

Bonjour M Gauvin, tout comme la plupart des étudiants du cours, je peux vous assurer que je me sens pointer du doigt de vos commentaires. Je continus sur ce que Jean-François énonce. J’ai reflété sur ce que vous communiquez et aurait des petites suggestions à faire :

1. Motivation : la plupart d’entre nous (je l’espère car à mon âge je ne complète pas un MBA pour augmenter ma rémunération avec ma compagnie) sont motivé à apprendre et à approfondir les sujets du cours. Cependant, le problème réside avec le dernier mois de la session où le format actuel demande des travaux de fin de session ainsi que des examens. À ce moment là, chacun de nous sommes obligés de faire des choix. C’est un peu dommage car je pense que j’aurais aimé approfondir certains concepts nouveaux tels les blogs et essayer de les intégrer dans mon milieu de travail ou de participer un peu plus durant les 3 dernières semaines. Vous vous devez donc de forcer les interactions;

2. Participation : Dans un cours d’e-learning, il est primordial de participer. Je peux vous assurer que votre cours est l’un des plus interactifs. Vous avez essayé tout au long de la session de promouvoir des conversations et de nous exposer à plusieurs concepts nouveaux. Je remarque aussi une large flexibilité de votre part du format d’apprentissage. La plateforme de WebCT/Entreprise Digitale/Portail de E-Marketing et CRM est la bonne. Je me demande cependant si le profile des étudiants utilisant cette plateforme est le bon. Un programme enligne demande un certain niveau de maturité. Je sais que plusieurs étudiants ne seront pas d’accord avec moi… Une des faiblesses est de ne pas gérer les similarités et objectifs communs des étudiants du cours (dans tous les cours!!!). De ma part, mon objectif personnel est d’apprendre le plus de choses nouvelles pour les mettre en application dans l’organisation que je préside. Je ne passe pas beaucoup de temps à observer la note de mon dernier travail. Je crois aussi que notre formation rigide pour acquérir notre bac est un problème pour plusieurs qui ne peuvent penser en dehors de la boite!

3. Intégration : Je vais ici plus loin que les paramètres de vos commentaires. Un manque d’intégration dans l’ensemble des cours. Je peux être dans le champ gauche avec ce sujet. Pour moi, un MBA est une façon de penser. Une façon de regarder un problème ou une opportunité, et d’être en mesure grâce à notre entrainement de visualiser des solutions en utilisant les statistiques, la comptabilité, les dimensions humaines, etc. tout ce qu’on a appris quoi! Chaque cours est une expérience unique mais un apprentissage vertical dépourvu d’intégration avec l’ensemble des cours suivis. Dans ma concentration d’affaires électroniques, il est important de personnaliser mon apprentissage en relation des outils électroniques. Les cours comme le vôtre se doivent d’être placer à l’avant plan de mon apprentissage afin de façonner ma pensée et mon entrainement, et non un cours d’Économie.

Alain

Tout d’abord, remettre en cause l’enseignement en ligne en se basant sur l’expérience que nous vivons actuellement sur le cours serait prématuré. Il y a un monde de différence entre un étudiant qui peut consacrer la grande majorité de son temps à ses études versus un étudiant à temps partiel qui a une famille, un emploi de plus de 50 heures par semaine, une maison à maintenir, qui a des engagements sociaux et professionnels comme être membre d’une ou de plusieurs associations professionnelles, être entraîneur d’une équipe sportive compétitive, etc. Ignorer cette réalité serait de faire un grand pas en arrière. Oui, être étudiant est un engagement mais les études sont aussi importantes que d’être prêts lorsqu’on doit donner une présentation à des ministres, de rencontrer un groupe client, de préparer un plan d’affaire pour la compagnie, pour donner de la formation à des cadres, d’être présent à la pratique de l’équipe, etc. Tout est une question d’équilibre et de priorité j’imagine. Ça dépend de quel côté on se trouve. J’aime bien l’approche du eLearning qui « va vers le client » ce qui témoigne d’une adaptation de la réalité d’aujourd’hui. Oui, la maison d’enseignement à des besoins mais les étudiants en ont aussi et il faut en tenir compte.

J’ai personnellement dirigé et géré une organisation de plus de 150 personnes et j’ai été responsable de la planification de la sécurité des élections présidentielles en République Centrafricaine en 1999, etc. J’ai suivi une multitude de cours tout aussi important les uns que les autres (qu’on me disait) comme par exemple le cours d’auditeur ISO, rédaction de plan d’affaires, gestionnaire de projet, gestion de coûts par activité, qualité totale, et plusieurs autres) mais ce n’est pas cela qui m’a aidé le plus mais plutôt mon vécu, mes valeurs et ma personnalité. S’il y a une chose que j’ai appris après plus de vingt-cinq ans sur le marché du travail, c’est que la théorie en classe et la vraie vie sur le terrain sont deux choses souvent bien distinctes. J’en ai vu des gens bien éduqués qui n’étaient malheureusement pas toujours fiables, plus ou moins dévoués au travail, qui n’avaient pas l’expérience ou le jugement nécessaire pour faire face à des situations qui sortaient de l’ordinaire malgré leur éducation, etc. La théorie peut aider mais souvent l’expérience et le savoir-faire fera la différence. Tôt ou tard, ceux qui réussissent toujours à couper les coins ronds pour atteindre leurs objectifs rencontreront leur Waterloo. Parlez-en à Lafleur ce soir…

L’apprentissage théorique à donc, pour moi, ses limites car si elle n’est pas jumelée avec la pratique, avec le vécu des gens, les résultats seront mitigés. L’enseignement en ligne permet à des travailleurs expérimentés de pouvoir élargir leur connaissance quand ça leur convient mais aussi et surtout de partager leur expertise avec les autres qui sont peut être moins expérimentés. Les travaux de groupes sont probablement le meilleur exemple. Encore là, il faut que la méthodologie et les moyens disponibles permettent aux individus de l’exprimer cette expérience et que l’écoute active soit privilégiée ce qui n’est toujours le cas quand on balise les conversations dans certains forums. Malheureusement, je crois que l’enseignement en classe ne donnera pas la flexibilité nécessaire à un grand nombre de travailleurs expérimentés de pouvoir participer/contribuer à l’apprentissage collectif pour des raisons évidentes et c’est pourquoi je pense que l’enseignement en ligne à plus que sa place dans un contexte de partage de la connaissance.

En ce qui concerne les moyens incitatifs, une de mes observations depuis le début des cours à l’Université Laval est de constater les différences importantes au niveau de la façon dont le partage des connaissances s’effectue et du manque de standardisation d’un cours à l’autre. Si on prend l’exemple de la répartition des pourcentage pour les travaux, je suis actuellement un autre cours « stratégies d’affaires électroniques » où l’on attribue 5% pour un travail hebdomadaire d’un maximum de deux pages (groupe de deux) et nous avons six (6) travaux à faire pour un total de 30% (pour un maximum de 12 pages). Dans ce cours-ci, j’aurai participé à trois travaux de plus de 25 pages chacun pour un total de 15% (pour plus de 75 pages). Toujours dans le cours de stratégie, on accorde 5% pour la participation. Et bien, après plus de 10 semaines de cours, il y a des séances où il n’y a qu’une ou deux interventions pour plus d’une quarantaine d’étudiants (près de 60 si ne me trompe pas). Doit-on s’en surprendre?

L’humain est ce qu’il est, avec ses forces et faiblesses, engagements, besoins et priorités. Le renforcement positif est probablement la seule solution si l’on vise l’amélioration de la qualité du travail. Oui, les notes ont probablement un effet négatif à long terme mais comme les examens/vérifications ont pour but de valider la matière apprise et comprise, je crois qu’il est important de s’attarder à cet aspect en premier tout en gardant l’équilibre entre les besoins de l’organisation et ceux des étudiants. Revoir l’attribution des pourcentages ferait certainement une différence et permettrait de mouler la participation ou autre en fonction des résultats escomptés (par exemple, plus de participation aux discussions, plus de contenu dans les travaux, etc.). C’est mon opinion. Je ne sais pas ce que les autres en pensent…

Daniel

Bonjour M Gauvin,

La problématique que vous soulevez est bien réelle et la solution qui permettrait de régler le problème de participation dans une formation enLigne est loin d'être simple, à mon avis.

Je partage l'avis de Daniel dans son commentaire sur le sujet concernant le mode d'évaluation du cours, principalement en ce qui concerne le nombre de points pour chacun des travaux. L'objectif étant, je crois, de nous permettre d'approfondir certaines notions vues dans le cours, je suis d'avis qu'un plus grand nombre de travaux, mais d'un maximum de 2 ou 3 pages, serait plus bénéfique. Cela permettrait à mon avis de toucher différents sujets de plus près sans pour autant que cela canalise tout le temps que l'on a de disponible pour interagir sur le forum ou ailleurs sur les blogue. De plus, je ne peux pas dire que la démarche actuelle (concernant les 3 travaux durant la session) m'a apportée une grande motivation ni satisfaction. Les sujets traités sont très pertinents au eMarketing et aussi très intéressants pour la plupart, mais il y en a plusieurs et je ne crois pas que le but du cours soit de faire de nous des experts dans un de ces domaines. La démarche de reprendre un sujet vue dans le cours, de se replonger dans la littérature et de produire un document d'une 30ène de pages qui traitent à fond du sujet ne répond pas particulièrement bien à mes besoins. Ce qui m'intéresse, c'est de saisir l'essentiel de chacun des sujets afin de pouvoir prendre de meilleures décisions lorsque j'aurai à mettre en place ou participer à la stratégie Internet de mon entreprise. Dans ce sens, vos présentations font le travaille parfaitement. Entre autre, lors des travaux, j'ai eu l'impression de mettre beaucoup trop de temps sur un sujet particulier, sans que cela ne m'apporte vraiment quelque chose de plus. D'où la faible motivation et satisfaction par rapport à ces travaux. Si on pense au 5% que chacun vaut, c'est encore pire.

Afin de rendre ca plus concrêt, il pourrait être intéressant de demander aux gens de trouver un exemple sur le web qui traite du sujet et de faire un commentaire d'un max de 2 pages qui pourrait prendre la forme d'une critique, positive ou négative. De plus, si on cherche à augmenter l'interactivité entre les étudiants, il faudrait trouver le moyen de mettre seulement quelques commentaires sur la place publique et de focusser l'attention des étudiants sur ces quelques commentaires. Cette approche pourrait être jumellée à l'utilisation d'un blogue. 1 blogue par équipe de 2 étudiants, 2 ou 3 équipes critiquent un site ou reprennent un article de presse sur le sujet et tous les étudiants doivent faire au moins une intervention significative sur au moins une des 2 ou 3 équipes qui auront fait leur post. Avec l'utilisation du "pipe", ca permettrait à tout le monde d'être branché sur la conversation.

En espérant que mon intervention puisse contribuer au succès de ce cours qui, à mon avis, a un très grand potentiel de participation des étudiants intéressés par le eMarketing.

David



Wow! J'adore la dernière suggestion!

J'avoue que je préfère de beaucoup surfer sur le Web pour trouver des nouvelles pratiques et de les partager (ça développe l'esprit de synthèse en plus!)...

Les critiques sont également une bonne façon d'apprendre car plusieurs personnes de ce cours travaillent dans le domaines des affaires électroniques et il serait intéressant de voir leurs opinions!

Encore une fois, une simple opinion!

Concernant le cours, mon avis est que l'essai d'intégrer le blog dans le cours est une bonne idée mais je ne pense pas que les élèves étaient vraiment préparés à le faire, ce qui a donné une participation plus que moyenne dans la création et les commentaires de blogues.
Aussi, je pense que les pointeurs pourraient être publiés en ligne directement sur les blogues que chaque élève devra créer en début de cours. Aussi, ce ne sont pas chaque pointeur qui sera évalué par les autres élèves mais plutôt l'assiduité de l'étudiant à rendre son blogue attractif pour les autres. Je pense que cela pourrait être assez formateur. Les travaux pourraient aussi être mis en ligne sur le blogue avec un lien à partir du site du cours. Peut être maintenant que c'est la faisabilité de cette proposition qui est défaillante.
Sur ce, je souhaite un bel été à tout le monde !

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