Web 2.0: collaboration ou amélioration continue?
Hal Varian écrit dans le NYT aujourd'hui que le Kaizen fait un retour en force, bien que discret. Le Kaizen, c'est le pratique de l'amélioration continue, "l'arme secrète" utilisée par le secteur manufacturier japonais de l'après-guerre (1950-2000).
C'est aussi un des concepts fondamentaux du web 2.0 tel que défini par Tim O'Reilly, celui qui est crédité pour avoir popularisé ce terme. O'Reilly parle du changement radical de philosophie de développement logiciel qui a été amené par la diffusion de l'Internet. Pré-Internet, les logiciels résident sur les postes de travail des utilisateurs. Chaque modification est traumatisante (pensez à la migration sur Vista), de sorte que les versions sont relativement espacées dans le temps, font l"objet de tests prolongés, etc. Si l'application réside sur le www, la problématique est complètement différente (l'exemple de O'Reilly -- quelle version de Google utilisez vous?... :)
L'illustration ci-dessous est révélatrice.
O'Reilly propose 6 principes dans son document. Les deux premiers étant de lancer tôt et de mettre à jour fréquemment; et de s'appuyer sur les utilisateurs qui deviennent des co-développeurs. Ceux qui s'intéressent à ces questions devraient lire l'article de Raymond: The Cathedral and the Bazaar où il contrastait l'approche tradtionnelle (cathédrale) avec l'approche Linux (bazaar). À l'époque on ne parlait pas de web 2.0, mais plutôt de logiciel libre, l'idée fondamentale étant qu'il y a deux routes menant au succès (i.e. monopole) d'un logiciel. J'en reparlerai éventuellement, mais pour l'instant je me contenterai de faire ressortir l'idée que le succès du logiciel libre repose sur la collaboration et le User Generated Content... i.e. l'autre interprétation fréquemment donnée au concept de web 2.0.
Ce qui est clair est que la société branchée est en transformation rapide. D'une part les entreprises présentes sur le www sont en mode d'innovation rapide et en intéraction forte avec leurs utilisateurs; d'autre part, la frontière entre utilisateur et développeur devient de plus en plus ténue, de bons exemples étant youtube et flickr où le contenu est créé par une foule de contributeurs.

Comments