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February 2007

February 28, 2007

En prévision d'aujourd'hui (et de l'examen :)

Les données du cas Bookbinder sont ici. je vais vous montrer comment:

1) on contruit un modèle Logit dans excel
2) on construit un modèle de décisio pour une campagne de marketing direct.

J'ai l'intention de voir si il est possible, techniquement, de vous donner un exercice du genre pour l'examen final. Histoire de nous motiver au delà de notre soif d'apprendre :)

Concrètement, apportez votre ordinateur portable en classe si possible.

Le fichier fait en classe est disponible ici.

Une belle question à vous poser au final serait:

Dans notre exemple, un exemplaire vendu rapporte 10$ et le coût d'un envoi est de 2$. Comme le coût variable est 20% de la contribution unitaire, alors pourquoi on envoie des promotions uniquement aux prospects dont la probabilité prédite d'achat est supérieure à 25%? Pourquoi pas 20%? Si on envoie une promotion à un client dont la probabilité prédite est de 21%, la valeur espérée est de 21% de $10, soit $2.10, ce qui est supérieur au coût... alors pourquoi??

Le premier qui répond (correctement, via un commentaire sur le blog) se mérite mon estime et celle de ses collègues :)

February 27, 2007

Loyauté

Dans son blog, Daniel Pelletier parle du concept de loyauté en affaires.

Il s'agit d'une idée centrale dans la stratégie d'entreprise. Vous savez probablement que la part de marché est fonction du taux de loyauté d'une entreprise qui vend des biens de consommation courante. Mathématiquement on peut démontrer que si 100% de vos clients vous sont toujours fidèles, ultimement votre part de marché sera de 100%. Ce qui motive les programmes de fidélité (ex: aéroplan) de manière à augmenter la probabilité qu'un client reste chez nous. Et ce qui motive les attaques promotionnelles pour arracher des clients aux compétiteurs.

Une question importante est d'être capable de déterminer la meilleure allocation des ressources pour "fidéliser" un client vs être le choix dominant. Pour illustrer: une compagnie aérienne offrant le meilleur service et le meilleur prix sur une liaison devrait être le choix des consommateurs. Pas nécessaire d'investir en programme de fidélisation si on est les meilleurs. L'objectif du programme de fidélisation est de motiver un client à acheter votre produit même s'il n'est pas le meilleur choix. Par exemple, vous volerez sur la compagnie A même si c'est un peu plus cher, pour accumuler les points vous permettant d'accéder à un certain niveau privilège ou en vue d'échanger une prime.

La décision est complexe et motivée par la nature de la clientèle, les coûts relatifs de différentes initiatives, etc.

Un sujet fondamental.

Et comme Daniel écrit, ne pas se surprendre si les acheteurs (ou les fournisseurs) ne sont pas loyaux. Chacun fait son analyse et agit en fonction de ses intérêts.

February 25, 2007

Que valent les entreprises?

Stéphane Guérin écrivait un billet dans lequel il commente sur la valeur de youTube (1.6G USD). Plusieurs commentaires dont celui d'Alex qui écrit que youTube a été payé en actions (plutôt qu'en argent véritable).

Pour comprendre le commentaire il faut se souvenir de l'époque de la folie spéculative de la fin des années '90 où on payait souvent en actions qui se sont révélées être sans valeur. L'importante différence est que ces achats étaient payés avec des actions de compagnies privées qui, très souvent, ne valaient pas grand chose. Dans le cas de youTube, les actions sont transigées en bourse (Google est une entreprise publique) et le paiement en actions ne doit pas être interprété comme s'il s'agissait de monnaie de singe.

Sur la question de fond (est-ce que youTube vaut vraiment $1.6G), les paris sont ouverts. Je ne me souviens pas avoir lu dans une source sérieuse qu'on pouvait qualifier le montant de nettement exagéré. De mémoire -- on cite yahoo qui était dans la course et plaçait la valeur à une somme inférieure (de toute évidence) mais tout de même très élevée. On parle aussi des incertitudes reliées au modèle de distribution de vidéos (problèmes de droits d'auteurs).

J'ajouterai qu'en apprenant la nouvelle, je ne pouvais pas le croire. Mais tout comme je ne pouvais pas croire le succès phénoménal des Têtes à Claques (3M de pages vues par mois). Aujourd'hui, je ne peux que constater que de plus en plus de gens relaient du contenu situé sur youTube. Et que typiquement il ne s'agit pas de contenu piraté, mais de créations originales. YouTube est fermement ancré dans le top 10 du www mondial. Si Google vaut 144G, youTube vaut possiblement $1.6G.

Link: Numbers Out on How Rich the YouTube Deal Was - New York Times.

A founder and YouTube’s chief executive Chad Hurley received 694,087 shares of Google and an additional 41,232 in a trust. Based on Google’s closing price yesterday of $470.01, the shares are worth more than $345 million.Another founder, Steven Chen, received 625,366 shares and an additional 68,721 in a trust, for more than $326 million.

February 24, 2007

Dissolution des frontières

Un article de la BBC. On y parle de l'accès mobile à l'Internet. Une citation attribuée à Zygmunt Lozinski, d'IBM (voir ci-dessous). Oui, tout à fait. Sauf le malheureux "virtuel" que je vous encourage à remplacer systématiquement (lorsque approprié) par "synthétique".

Virtuel est (correctement) utilisé pour référer à une construction informatique, immatérielle. Dans ce sens, Lozinski est partiellement correct. Mais comme je l'indiquais, parce que le mot virtuel est intuitivement opposé à réel, le réflexe est de minimiser l'impact du virtuel. Qui ne peut être que "presque" aussi bon que le réel, dans le meilleur des cas.

Synthétique est (correctement) utilisé pour référer à une alternative qui a été construite. Comme du caoutchouc naturel vs synthétique. Du cuir naturel vs synthétique, des résines naturelles vs de synthèse. Synthétique est réel et peut se substituer au réel. Il peut être meilleur ou moins bon que le naturel, selon la compétence des architectes et artisans qui oeuvrent à la synthése.

Je disais que Lozinski est "partiellement correct" parce qu'en qualifiant SL, Flickr et autres d'environnement virtuels, il caractérise implicitement ces phénomènes en terme de ... "lieux" ... qui sont virtuels. Mais il est plus approprié de caractériser web 2.0 comme une processus social, qui n'est PAS virtuel de toute évidence, mais construit par les acteurs (vous et moi) et appuyés sur l'infrastructure informatique

Link: BBC NEWS | Programmes | Click | Mobile talk moves to Web 2.0.

People used to talk about service anytime, anywhere - it shouldn't matter if that's a real or a virtual anywhere.

February 23, 2007

Examples of social canaries in action

In my paper I refer to the notion of social canaries. I had in mind, at the time, a more extreme kind of activism, leveraged around the rule of law, and a milder form of the type illustrated below.

The former is relatively easy to track as lawsuits are eminently public and require visible displays of threats. The latter is not. Somewhere else in my blog I point to the Kryptonite incident. Anecdotal then. Dismissed by many. But the process is becoming more prevalent as more articulate consumers find ways to interact around a common concern.

There are tools one may use to track such occurrences, but I would argue that they are difficult to implement in a forward-looking way -- it is easy to trace the history of a trend looking backwards, but extremely difficult to tell if a low-level signal is the beginning of an exponential growth or just that, a low-level signal.

Link: Independent Online Edition > Business News.

Consumers' revolt: Power to the people Consumer militancy erupts as individuals join forces on the internet to fight back against the state and big business

On responsible marketing -- accepted for Consommation et Société

Joel Brée sent me a nice eMail a few days ago to let me know that my submission to the colloquium he organizes on the theme Consommation et Société has been accepted.

I will present the paper to which I refer a couple of posts below, with a few modifications. The first (generous) referee said in essence that the paper was very good but introduced the notion of quantum consumers too late (and superficially). I fully agree. As I wrote in my blurb, this was my first stab at a question I think is important, and it needs to be sharpened. I'll get back to this.

The second referee questioned my apparent neutrality in defense of marketing and introduced two important points. First, the referee argues that freedom of choice is an illusion. The argument I believe is that the corporate world limits such freedom. Honestly, I expected this line of thinking. And am realy looking forward to the conference because such questions are indeed terribly important. I suppose that my inclination is to argue that there must be a belief in freedom of choice at the consumer level, because without freedom of choice, there is no responsibility. I certainly think that I can choose...

The second point made is that I incorrectly write that there are no model of activism and should be familiar with the abundant literature in the field. I will confess that I am not very familiar with this stream. But will add that am aware of it, and that to the best of my limited knowledge, there are no models of activism beyond very sketchy boxes and arrows. No models that we can use to manage an organization.

So, I will now try to work towards a compact version of my arguments. I see three important issues that I believe I can convey in the (assumed) 30 minutes allocated to my ideas.

1. Societal marketing is (wrongly) moralizing. We can either advocate responsible marketing or remove utilitarian ethics from the societal ethos (a difficult undertaking at best) by arguing that societal should be meant as a formal consideration of distant stakeholders. A responsible organization is motivated to work in the best interest of its proximate stakeholders who have powers of voice and exit. A sustainable strategy must consider the (increasing) power of voice of distant stakeholders.

2. Marketing has an instrumental responsibility. Even in the hands of benevolent organizations, it may cause harm. The way to think about it is the parallel with medicine where well intentioned caregivers may end-up hurting patients and relatives. This must be recognized and corrected

3. Our field doesn't have the tools to manage tensions at the consumer level (quantum consumer) and social level (social canaries).

And I will have to confess that quantum consumers and social canaries are terms I used to entice people to read....

But more later on this. Late Spring and then Fall.

World's tiniest RFID tag unveiled

Dans le cours, la question de l'étiquetage RFID n'est traitée que de manìère superficielle. À l'époque (il y a 3 ans :) l'étiquetage radio n'était pas ce qu'il est en train de devenir. La BBC rapporte qu'Hitachi dévoile une puce RFID de la taille d'un grain de poussière. L'ére du tout-étiqueté RFID n'est peut-être pas si lointaine.

Ceux qui veulent lire davantage sur la question, un article de Srivastava (décembre 2004) est disponible dans un module SCM réservé aux étudiants de l'Université Laval ou de Picardie. Me faire signe au besoin.

Link: BBC NEWS | Technology | World's tiniest RFID tag unveiled.

They are thin enough to be embedded in a sheet of paper, Hitachi spokesman Masayuki Takeuchi says.

Marché de l'emploi en webAnalytique

un billet intéressant de la part de Stéphane Hamel, sur l'état du marché des analystes www. Explosif aux États-Unis. Opinions partagées sur la situation au Canada.

Link: Warning: Hot Jobs in Web Analytics - immeria - An immersion in Web Analytics, by S.Hamel.

Now, how is it in Canada? I don't know about my colleagues, either practitioners or consultants, but I think the trend is very similar here, in Canada. However, the overall "scale" of the job market is lower, so it will be relatively rare to see directors or VP's dedicated to web analytics. However, the lower end of the scale, entry-level masters (2-3 years experience) and senior analysts are most sought after. The salary range looks similar... although being in Canadian Dollars (say a senior analyst is paid 75$k in the US, the salary will be 75k$CAD...)

February 22, 2007

google vs microsoft

L'an dernier je parlais devant un groupe d'étudiant inscrits à un mastère en eBusiness et commentait sur le fait que Google menaçait sérieusement l'hégémonie de Microsoft. Pas seulement en terme de visibilité, mais sur le fond, devenant une menace sérieuse pour la suite Office. (l'achat de Writely par Google en mars 2006 était un signe évident des intentions de Google). Une majorité, incluant un professeur, semblaient incrédules.

Plus récemment, et à chaque fois que je parle devant un auditoire d'étudiants ou des gens d'affaires sur le thème des politiques nationales en matière d'innovation (brevets, lois anti-monopole, etc.) je parle de l'exemple de la poursuite contre Microsoft amorcée en 1998 et de la réaction incrédule de la très grande majorité des observateurs quand Gates témoignait que l'avenir de son entreprise n'était pas garanti et qu'elle devait pouvoir compter sur toutes ses ressources afin de lutter contre les nouvelles formes de concurrence (et on pensait surtout à Netscape -- coincidence, Brin et Page quittaient Stanford en 1998 pour lancer Google inc)

Je lis aujourd'hui que Google lance une version payante de sa suite bureautique (traitement de texte, chiffrier, courrier, calendrier). Elle pourrait faire un malheur dans les secteurs mobiles et/ou branchés.

Mobiles parce qu'une suite enLigne permet d'avoir accès à l'essentiel peu importe la machine de laquelle on travaille (par exemple, vous travaillez sur un document, parfois du bureau, parfois de la maison, parfois en déplacement. Vous faut vous envoyer des copies par courriel, laisser le document sur une clé USB, laisser le document sur un serveur... pas évident pour plusieurs).

Branchés parce que la collaboration entre organisations qui s'appuient sur des systèmes internes ne permettent pas facilement de partager/reconfigurer les accès à des collaborateurs extérieurs. Si vous êtes impliqués dans un projet auquel participent des gens de 5 ou six organisations différentes (ce qui devient la norme dans beaucoup d'environnements), configurer les accès est un cauchemar.

MAIS les grandes organisations vont y penser à deux fois, parce que l'idée de laisser des documents "sensibles" sur un serveur externe fait frémir les directions de la sécurité informatique.

Deux batailles intéressantes en vue. La première et évidente est l'affrontement Google et Microsoft. La seconde est l'évolution du dilemme sécurité-productivité.

Sécurité-Productivité: en deux mots, la sécurité coûte cher. Il y a plusieurs facettes à la sécurité. Celle qui domine présentement est probablement la préoccupation vis-à-vis des accès non autorisés. Légitime mais freine plusieurs processus. Si, au nom de la protection des informations, l'entreprise ralentit la diffusion d'informations essentielles à ses processus de production, elle s'expose au risque de ne plus être concurrentielle.

Link: BBC NEWS | Technology | Google charges for web programs.

Google has introduced a paid-for version of its web applications it hopes will be popular with small firms.

February 21, 2007

Organic search: hazardous to your analytics?

Interesting informal gathering yesterday evening, on the topic of webAnalytics. At some point, someone says something like "X% of our visits come from organic search."

Organic search is what people in the field of Search Engine Optimization (SEO) use to describe what many users would call "links," returned by a keyword search.  It is contrasted with paid search, that would refer to the small text advertisements found sometimes at the top of the page, but usually displayed on the right hand side of the page returned by Google. As far as I can tell, organic search has been coined sometimes around 2001-2002 at a time when engines experimented with blended links (paid and organic), a practice that backfired and has been replaced with well segregated links and advertisements. (there were pragmatic concerns, i.e. consumers would start to distrust the whole notion of search; and legal ones, as blended paid search could be deceptive).

I point this out because for people like me, trained in marketing, referring to organic vs paid search is problematic. I tend to refer to organic search as "links" (I am not a gifted linguist) and paid search as contextual advertising. Consumers search for (relevant) links. They do not search for contextual advertising.

As I do not have access to first hand data, I can only rely on figures that are widely circulated on the Internet, which suggest that contextual advertisements generate a click thru rate (CTR) in the vicinity of 3%. A back of the envelope calculation suggests that consumers are more than three times more likely to click on a link compared to a contextual advertisement (assuming two ads and ten links per page). If this is the case, organizations should invest more resources in SEO than in the placement of contextual advertisements, as both types of leads appear to generate an equivalent number of conversions.

However, since webAnalytics is focused on tracking consumers once they enter the premises, I suspect that analysts will be tempted to focus on paid search, as it is easy to compute the ROI of additional advertisements, whereas improving the visibility of links in order to generate more organic search, is demanding.

The situation is in fact more complex as I would expect that consumers searching in order to make a purchase decision are much more likely to trust information provided by an independent third party, such that the best strategy is to try to make favorable independent opinions rise to the surface of links. Once a decision is made, consumers will either type a tentative url in their browser or will search for a specific entity, in which case a link or a contextual advertisement should have similar appeals. If this logic holds, the best course of action would then be to push favorable independent sites when category-related keywords are used, and contextual advertising when product-specific keywords are used. Maybe even if keywords suggest that the choice was in favor of a competitor.

But this is way beyond the point -- speaking about organic vs paid search is an unfortunate historical accident that blurs our understanding of the consumer.

(thanks to Jacques Warren -- see comments below -- who pointed out that "hits" have a specific meaning in the analytics community, in a nutshell, the number of files sent from servers to clients -- see here. Unfortunate because "hits" also has a well established usage in the context of search, in a nutshell, the number of occurences of keywords in a search space -- see here. I've replaced hits by links in my post, as a sign of respect for the analytics community ;)

February 20, 2007

google analytics

Le service google analytics a été ouvert au grand public, sans frais, en août 2006. Ce service coïncide avec l'émergence d'un intérêt considérable pour l'analyse fine de l'activité générée autour d'un site.

À titre d'exemple -- j'ai installé hier le code sur mon blog et capturé ce matin deux (des nombreuses) pages du rapport proposé par google analytics.

On peut voir ici la première page du sommaire exécutif, informations classiques, mais bien présentées. Le genre de page que les cadres vont comprendre immédiatement. Et qui permet de faire certains diagnostics pertinents (volumes/tendances/pénétration/distribution géographique).

Mais l'information vraiment intéressante pour ceux qui gagnent leur vie sur le www, se trouve ailleurs. On présente plusieurs informations permettant d'analyser ce qui se passe, page par page. Le meilleur exemple de l'évolution rapide de la discipline se trouve ici. On voit une page du site (en l'occurence mon blog), avec de petites fenêtres sur chacun des liens qui s'y trouvent, présentant les statistiques vitales du lien. Mon blog n'est ni marchand, ni très fréquenté, de sorte que l'exemple requiert une certaine dose d'imagination. Mais examinez la case vers laquelle pointe la flèche rouge. elle montre qu'il y a eu 1 clic, c'est-à-dire 14.29% des 7 visiteurs sur cette page. Si j'avais configuré google analytics avec des objectifs (du genre, je souhaite que les visiteurs cliquent sur un lien particulier), j'aurais eu des mesures de rencontre d'objectifs.

Avant google analytics, il était difficile de parler de webanalytics dans un cours comme le nôtre. Oui, évidemment, il est question de clickstream et de données abondantes, de data mining et choses du genre, mais sans outil (ex-- on sonde et on passe les données à la moulinette SPSS) l'impact était ténu. Maintenant, tout pourrait changer. Ce que Blogger et SixApart ont fait pour la publication individuelle, Wikipedia pour la publication collective, google analytics pourrait le faire pour la modélisation www.

20 février, et déjà quelques fruits

Excellente journée. Ce soir il y aura la rencontre webAnalytics, je m'apprête à mettre en ligne un billet sur google analytics (vraiment incroyablement bien fait) et mon lecteur de fils (feed reader) m'a affiché le (très bon) travail soumis par Agathe.

Cela fait deux. Deux étudiants du cours de eMarketing qui ont remis leur travail sous forme de blog. Alain Boudreau, puis Agathe Payelleville.

Je vous suggère très fortement d'aller visiter ces deux projets (et d'y laisser un commentaire, le cas échéant). Mais auparavant, abonnez-vous à mon blog en cliquant sur le bouton Add to Google. Un agrégateur de fils est essentiel si on veut pouvoir fonctionner convenablement avec les blogs dans un contexte collaboratif.

Je referai le tour de la question la semaine prochaine.

February 19, 2007

Offre d'emploi

Bonjour

Un ex-étudiant me demande de faire circuler l'offre d'emploi suivante. Si vous êtes intéressé, faire signe à acharette@fruits-passion.com.

Chargé(e) de projets, marketing relationel

Relevant du Chef de groupe, communications, le titulaire du poste aura pour fonction de :

  • Actualiser et mettre à jour les différents sites Web transactionnels de Fruits & Passion :
    • Mise à jour des produits, rupture de stocks, etc.;
    • Rédaction, intégration et mise à jour des textes produits;
    • Gestion de l’inventaire du « magasin » Internet;
    • Gestion du site corporatif : offre d’emploi, bottin, revue de presse, communiqués de presse, etc.
  • Élaborer un calendrier annuel des promotions en ligne, analyser les rapports de ventes et ajuster la stratégie marketing afin de rencontrer les objectifs de ventes prévus.
  • Gérer la mise en place d’un programme de fidélisation. 
  • Élaborer des stratégies de recrutement pour le programme de fidélisation et gérer la base de données.
  • Rédiger le contenu et effectuer l’envoi des infocourriels mensuels. 
  • Travailler avec le studio graphique pour élaborer les pages d’accueil, les infocourriels et les différents supports à la vente interactifs.
  • Coordonner la prise de photos des nouveaux produits pour les sites transactionnels.
  • Agir à titre de personne-ressource auprès de l’agence qui effectue l’hébergement et le soutien de nos sites.
  • Agir à titre de personne-ressource dans l’élaboration des sites de nos partenaires internationaux.
  • Participer à la mise en place d’un Intranet Fruits & Passion.

Exigences :

  • Diplôme reconnu en marketing et/ou commerce électronique.
  • 5 années d’expérience dans la gestion de sites internet. Une expérience en gestion de programmes de fidélisation serait un atout.
  • Connaissances en informatique (Word, Excel, Photoshop, Access, Dreamweaver).
  • Programmation HTML et ASP.
  • Excellent sens de l’organisation. 
  • Parfait bilinguisme (écrit et parlé).

February 18, 2007

blogs: indexation et recherche

Les blogs posent un intéressant problème d'indexation. D'une part, parce qu'ils sont fréquemment mis à jour et que leur contenu est souvent relié à l'actualité, ils doivent être indexés plus souvent qu'un site conventionnel. D'autre part, les billets ne figurent que pendant quelques jours sur la page principale du blog de sorte que le lien retourné par la recherche tombe à côté du contenu visé. Par exemple, une requête sur <allofmp3 gauvin> retourne une page sur laquelle le billet ne réside plus.

Google développe une solution qui est encore en beta: blogsearch, qui indexe le fil d'un blog, de sorte que la même requête retourne une page qui pointe vers le billet permanent. Nettement mieux. Et l'indexation se fait très rapidement (ce billet a été indexé dans l'heure qui a suivi sa publication).

J'ai ajouté un champ de recherche dans mon blog. Pour ceux que ça intéresse, la procédure générale chez typepad est présentée ici. J'ai remplacé le code suggéré par ceci (en italiques, l'URL de votre blog:

<form method="get" action="http://www.google.com/blogsearch">
  <input type="text" name="as_q" size="18" maxlength="255" value="" /><br />
  <input type="hidden" name="bl_url" value="entreprisedigitale.typepad.com" />
</form>
<!-- SiteSearch Google -->

Fonctionne mieux que technorati (ils ont présentement des difficultés d'indexation)

Future of Work

Tel que promis -- une présentation de Thomas Malone, qui parle de sa conception du futur du monde du travail. En bref, il rappelle que les organisations se structuraient quelque part sur un continuum allant des hiérarchies, d'une part, aux marchés, d'autre part. Les hiérarchies mettant l'accent sur la chaîne de commande et les marchés sur les signaux économiques conventionnels.

Selon lui, de nouvelles formes vont émerger, qui vont tirer profit des opportunités offertes par les technologies de communication pour s'appuyer sur une participation élargie.

Un des exemples qu'il utilise pour illustrer le fonctionnement de ces nouvelles formes d'organisations est Wikipedia. Nous sommes en 2004. Seulement une poignée d'étudiants connaissent :)

http://mitworld.mit.edu/video/229/

February 17, 2007

La chimie de la peur

Encore un excellent podcast de la série IDEAS, cette fois avec Jerome Kagan, professeur émérite de psychologie. Kagan a été un des pionniers de la recherche sur le tempérament, i.e. les inclinaisons physiologiques qui déterminent en partie ce que nous pouvons être.

Il remarque (très justement) que notre cerveau est sensible au changement, que lorsque nous comprenons le changement, nous l'apprécions, et que lorsque nous le comprenons pas, nous sommes anxieux. Il ajoute que la sensibilité du cerveau au taux de changement varie avec les individus. Que si quelqu'un est du genre à faire des listes et à être pessimiste quant à l'avenir, c'est probablement parce que la chimie de son cerveau est très réactive au changement.

Il dira aussi que la chimie du cerveau ne détermine pas totalement notre comportement, mais qu'il fixe certaines limites.

Certains sont anxieux devant le rythme du changement dans les technologies de communication. Certains le sont plus que d'autres. Il est toutefois possible de réduire l'anxiété en aident les gens à comprendre la technologie. Ou à comprendre tout au moins qu'elle n'est pas dangeureuse.

Extrait essentiel d'une minute en flux
Podcast complet (53 minutes) en flux ou à télécharger

February 16, 2007

Aftermath of the Kryptonite Blogstorm @ Scatterings

Merci à Isabelle Garnier qui me montrait ce pointeur.

Histoire ancienne, mais qui demeure un bel exemple de l'impact des blogs (en 10 jours un billet a suffi à forcer Kryptonite à effectuer un rappel de ses cadenas, au coût de $10M. L'information n'était pas nouvelle. Mais sa publication dans un forum largement suivi a créé une dynamique explosive.)

Le lien décrit bien ce qui s'est produit. Mieux encore, il montre comment l'impact demeure tenace à cause de l'effet de mémoire de Google.

Je viens de retaper Kryptonite, et Kryptonite locks. Faites-le. Intéressant.

Un autre lien instructif relate une entrevue avec la responsable des relations publiques de Kryptonite. À lire.

Link: Aftermath of the Kryptonite Blogstorm @ Scatterings.
Link: Debunking the myth of Kryptonite Locks and the Blogosphere

February 15, 2007

Démographie du www

Yannick Manuri publie une tabulation de la démographie Internet préparée par emarketer et se demande si l'Internet va se "chinoiciser". Deux choses.

1) L'impression que vous aurez dépend de la façon dont on présente les données. Jetez un oeil ici et vous concluerez que le poids démograpique de l'Asie dépasse celui de l'Amérique du Nord. Jetez un oeil sur la liste des top 500 publiée par Alexa (ici) et vous serez probablement frappés par la proportion importante de sites asiatiques (ex: Baidu en 4ième position). Oui, le monde est surtout asiatique. Les données telles que présentées par eMarketer donnent l'impression que les jours de domination US sont comptés. Les données telles que présentées par Internet World Stats donnent l'impression que les US ne font plus le poids.

2) Nous ne nous aperçevons de rien. Vous qui utilisez l'Internet n'avez probablement pratiquement jamais visité un site asiatique parce que vos recherches sont faites avec des mots-clés français ou anglais de sorte que google ne retourne pas de pages rédigées en mandarin ou autres langues. Je parlais cette semaine à des cadres du phénomène de tunnel, pour expliquer que nous creusons des tunnels dans l'espace synthétique afin d'établir le contact avec des gens qui partagent des intérêts communs. Nous ne sommes pas conscients de l'existence d'autres groupes. Je trouverai bientôt le temps de mettre en ligne un podcast de David Wessel (éditeur Wall Street Journal) qui parle de la polarisation des opinions. Phénomène important.

February 14, 2007

Une bonne raison pour faire un saut à la rencontre webAnalytics

Anil Batra écrit que les offres d'emploi em webAnalytics sont en hausse de 67% sur un mois.

Link: Web Analysis, Behavioral Targeting and Advertising: Part II Web Analytics Predictions for 2007- Follow up.

Today I checked indeed.com and found that there are 1711 jobs listed under “Web Analytics”. This is a jump of 67% just in a month. I declare that my 1st prediction has also come true. Stay tuned for an update every month.

Logique de l'individu vs logique de position

Un podcast fascinant à plus d'un égard. Joel Podolny est le (nouveau) doyen de la prestigieuse School of Management de Yale. Il donne une conférence sur le thème du leadership dans laquelle il fait référence à la logique de l'individu qui contraste avec la logique de la position. Ce qui explique des phrases du genre -- "it is nothing personal, it is just business" qu'un cadre d'entreprise utilisera, par exemple, pour justifier des licenciements, ou l'exercice de pressions considérables sur les individus. Des individus généreux sont contraints par la position qu'ils exercent, de poser des gestes qui leur répugnent.

Au premier niveau, il y a cette observation et l'idée qu'il y a plusieurs façons de concevoir le leadership d'une organisation. Podolny argumente qu'il est possible d'imaginer une entreprise humaine. Il dira aussi que le modèle de gouvernance traditionnel (shareholder) se mue progressivement vers un modèle plus humaniste (stakeholder).

Au second niveau, on ne peut qu'être sidéré d'entendre Podolny battre en retraite quand on lui fait remarquer que (la plupart?) des organisations performantes pratiquent un modèle basé sur la logique de position. On cite en particulier le cas de GE et de Jack Welch, PDG légendaire, neutron Jack qui terrifiait son entourage.

Et personne ne semble avoir fait la distinction importante qui existe entre une entreprise bureaucratique, qui pratique une logique de position déhumanisante (voir billet sur la productivité, ici),et celle d'une entreprise où l'individualité est recherchée, mais où la loyauté à l'entreprise doit être totale. En particulier, personne ne peut imaginer que des leaders comme Welch ou Jobs ou Gates ont une vision du leadership qui s'appuie sur une armée de zombies. Au contraire, ce genre de leader est reconnu pour encourager l'expression de l'individualité des cadres et autres membres de l'organisation, mais tout en exigeant un niveau d'implication au delà de ce qui peut sembler raisonnable. D'autres leaders vont au contraire encourager leurs cadres à avoir une "vraie vie" à l'extérieur de l'entreprise. En partie pour éviter les burn-outs.

Et il y a le nombre incalculable de "you know"...

Podcast en flux, ou à télécharger

February 13, 2007

What is in a cookie? Babel and a lesson in trackbacks

Three things in this post: Babel and blogging; the exquisitely complicated nature of cookies; an illustration of the trackback mechanism

Babel and blogging: I usually post in French (I teach in a French speaking university) unless my posts fall under the heading of research where I use English, because the audience is more likely to read English than French. But the truth of the matter is that in the western world, English is more prevalent than French so there are incentives to use English. I noticed that Stephane Hamel's excellent blog on web analytics is in English. I write this post in English because I want to thread a conversation with Ian who made an important point on his post about cookies (I refrain to comment on his blog because I am new to it, but based on his post, I have high expectations... :). And now I am wondering -- what is the most reasonable course of action? Maybe a mostly French blog peppered with occasional posts in English including an English only academic section.

The exquisitely complicated nature of cookies: the exchange pertains to cookies, small files that sites use to store and retrieve information on a client's machine, such as the date of the last visit, and sometimes automated logins (remember me). Ian posted on legal issues (here). In a nutshell, he asks what is the formal definition of a 1st-party vs 3rd-party cookie, given conflicting "authoritative" definitions. Not trivial because liabilities will eventually hang in the balance.

Trackback mechanism: Stephane Hamel relayed and commented on Ian's post (here). Because I subscribe to Stephane's blog, my reader pulled his post. I read it and commented on Stephane Hamel's post to illustrate how a 1st party cookie could become a 3rd party cookie, depending on the context. Ian saw it and asked for a trackback from Stephane Hamel's so he'd be pinged (i.e. be warned that his post is being referred to). Ian asked for this because he'd like that HIS readers be also able to follow the discussion.

I know. This sounds awfully confusing. I am writing about this because my (graduate students in e-business) are pulling their hairs trying to figure out how in the world blogs can supplement forums :)

But it is the new reality of communications. At least in part. I've subscribed to Ian's. Will relay what I believe to be relevant entries.

Best to all in a brave new world :)

(I've inserted trackbacks of my own that will be partially off-topic for Stephane Hamel and Ian. Feel free to delete it. You are also invited to comment/post on across-blogs conversations so we can get a feel for how you think it is best done)

February 12, 2007

Marketing Voices: Social Media Podcasts with Jennifer Jones

Un lien tiré de Podtech.net, une excellente ressource (alternative) en eMarketing que David soumet à notre attention.

Le lien ci-dessous pointe sur un podcast portant sur Technorati. En ligne avec la discussion que nous avons sur le forum du cours MRK66483.

Link: Marketing Voices: Social Media Podcasts with Jennifer Jones.

Dave Sifry, CEO of Technorati, is the recognized authority about what is happening on the Web at any one moment. He tells how Technorati is changing the news cycle.

youTube Universitaire

:)

tel que relayé par Muriel Ide. À voir ici. Amusant. Notez le nombre de visionnements.

p.s.: Je file l'info à des collègues et on me dirige sur ce clip de TVA. Deux observations:

1. j'apprends que les clips ont été mis en ligne en décembre 2006. L'information ne diffuse pas si rapidement... Je ne sais pas trop si ce sont les gens de TVA qui ont mis l'information sur la place publique, ou Muriel Ide, ou qui... mais ce n'est pas important. Comme dans beaucoup de cas, l'information a pris du temps avant d'attirer l'attention. Aujourd'hui, on est à 3.000 visionnements des clips. Faudrait faire un tour la semaine prochaine.

2. Le clip de TVA sur youTube ne donne pas une impression plus "professionnelle". J'ai été plus intéressé par le clip des étudiants que par le clip formel. Et ce n'est pas parce que j'ai un penchant pour les amateurs ou les activistes (il y a une série amateure dans le eMarketing que je ne parviens absolument pas à digérer). Mais ce serait plutôt quelque chose comme... l'accent de sincérité. Je trouve les parodies franchement drôles. Alors que l'extrait du message officiel et l'analyse journalistique me paraissant tout-à-fait inintéressantes.

3. Bel exemple de marketing viral. Bel exemple de la difficulté de contrôler le flot d'information. Bel exemple du problème qui se pose aux organisations d'aujourd'hui.

February 11, 2007

À lire, absolument : The Ecstasy of Influence (Harpers.org)

Relayé par slashdot, un excellent article publié dans Harper's : The Ecstasy of Influence.

Extrait essentiel:

The idea that culture can be property—intellectual property—is used to justify everything from attempts to force the Girl Scouts to pay royalties for singing songs around campfires to the infringement suit brought by the estate of Margaret Mitchell against the publishers of Alice Randall's The Wind Done Gone. Corporations like Celera Genomics have filed for patents for human genes, while the Recording Industry Association of America has sued music downloaders for copyright infringement, reaching out-of-court settlements for thousands of dollars with defendants as young as twelve. ASCAP bleeds fees from shop owners who play background music in their stores; students and scholars are shamed from placing texts facedown on photocopy machines. At the same time, copyright is revered by most established writers and artists as a birthright and bulwark, the source of nurture for their infinitely fragile practices in a rapacious world. Plagiarism and piracy, after all, are the monsters we working artists are taught to dread, as they roam the woods surrounding our tiny preserves of regard and remuneration.

A time is marked not so much by ideas that are argued about as by ideas that are taken for granted. The character of an era hangs upon what needs no defense. In this regard, few of us question the contemporary construction of copyright. It is taken as a law, both in the sense of a universally recognizable moral absolute, like the law against murder, and as naturally inherent in our world, like the law of gravity. In fact, it is neither. Rather, copyright is an ongoing social negotiation, tenuously forged, endlessly revised, and imperfect in its every incarnation.

February 09, 2007

Berners-Lee: le futur de l'Internet

Tin Berners Lee est l'inventeur du www, qu'il a développé pour partager des documents alors qu'il était au CERN. Il est aussi celui qui a lancé l'idée du web sémantique, lequel faciliterait les échanges d'informations de machine à machine.

En avril 2006 il prononçait une allocution à Princeton, sur le thème du futur de l'Internet. Deux choses:

1) Cette allocution mérite d'être écoutée, ne serait-ce que parce que Berners-Lee est devenu une figure historique. Sanjiv Arora, qui l'introduit à l'auditoire, disait que d'introduire Berners-Lee était un peu comme d'introduire l'inventeur de la roue. On ne peut imaginer un monde sans roue. On ne peut imaginer un monde sans le www. Et pourtant, lorsque l'idée a été introduite, les sceptiques étaient nombreux.

Ici Berners-Lee explique le concept de web sémantique.

Si vous avez la patience de vous rendre à la minute 63 (ne pas s'y rendre directement. Il faut être confondu par les arguments de Berners-Lee et constater son incroyable vitalité intellectuelle), il y a une question fascinante sur la fracture numérique... :)

2) l'allocution est disponible en trois formats (audio, video et video annoté. Un texte sur le même sujet est disponible ici). Ce qui vous permettra de faire une expérience. Essayez d'écouter le format audio seul sur votre PC. (je n'y parviens pas). Puis essayez les formats video (je ne trouve pas vraiment le temps... je fais autre chose en parallèle... puis suis fasciné par Berners-Lee). Puis jetez un oeil sur le texte (l'impression n'est absolument plus la même).

Je reparlerai des podcasts sous peu.

audio en flux, à télécharger
Vidéo en flux
Vidéo annoté

Introduction à Second Life

Nous connaissons le mot univers. Voici maintenant le metavers. Le meta univers....

Un video de Philip Rosedale qui remonte à plusieurs mois (il n'y avait que moins de 200 000 résidents. On en compte maintenant près de 2 millions...) Pas encore l'univers synthétique le plus populaire (World of Warcraft compte plusieurs millions d'utilisateurs. Mais SL est un univers qui est construit collectivement.

À voir.

http://video.google.com/videoplay?docid=-5182759758975402950

February 08, 2007

The economics of music

(this is a nugget. A more complete argument to be expected within a couple of months)

Below, a summary of various estimates of the cost of a CD. Several sources from Fisher (Promises to Keep). I've added three more (Rolling Stone, CNN and Bemuso) maybe partially redundant. We must also be careful because these estimates were made at different points in time (Strauss is probably the oldest, it is also the one with the highest estimate for production costs).

Costs estimates do converge and allow us to grasp the nature of what is at stake in the music industry. Two comments for now:

1) Most sources agree that the proportion paid to the artist is overstated because it does not take into consideration the fact that labels charge artists for production, promotional and touring expenses. There seems to be an agreement that artists do not see net money for titles selling less than 250 000 copies.

2) two comments on Fisher's observations.

2.1) Although he observes that labels charge artists, he allocates 20+% to the creators. This figure is crucially important because the discourse on the future of the music industry is focused on the economic rent to the artist as opposed to other participants in the industry. If the conclusion were that artists make negligible money in the current system of music distribution, the (limited) support that public opinion gives to a tight copyright regime could be affected.

2.2) Like many observers, Fisher then proceeds in trying to identify what would be the "real" cost of an album, given the dramatic change in production and distribution technologies. I was struck by the fact that he dismissed retailers entirely.

I would suggest that the cost breakdown should be read as an indication of the vested interests rather than as an appropriate indication of the out-of-pocket costs incurred by various participants.

For instance, Wal-Mart is launching a video download service, because this is going to be a significant alternative to its traditional DVD retailing operations. If it succeeds in securing an important market share, Wal-Mart might become a key outlet and argue (quite convincingly) that digital content is interchangeable and that the true value lies in access to market.

average Fisher Rolling Stone McKinsey Strauss Sanderson cnn bemuso
Retail 32.71% 38.89% 29.33% 28.57% 35.00% 30.00% 36.69% 30.48%
Distribution 14.99% 8.33% 5.63% 10.00% 9.00% 22.00% 19.67% 30.32%
Marketing 29.89% 23.78% 43.84% 38.21% 27.00% 30.00% 21.14% 25.22%
Manufacturing 7.55% 7.89% 5.00% 7.14% 13.00% 5.00% 10.78% 4.04%
Creators 14.86% 21.11% 16.20% 16.07% 16.00% 13.00% 11.72% 9.94%
Total 100.00% 100.00% 100.00% 100.00% 100.00% 100.00% 100.00% 100.00%

Economics of music

Ci-dessous une compilation des estimés de coûts d'un CD. Plusieurs des références sont tirées de Fisher (Promises to Keep). J'ai ajouté trois autres sources (Rolling Stone, CNN et Bemuso) qui sont possiblement partiellement redondantes. Il faut également faire attention au fait que ces estimés ont été générés à différents points dans le temps (Strauss est probablement le plus ancien. C'est aussi celui qui donne l'estimé le plus élevé aux coûts de production).

Ceci dit, les estimés convergent raisonnablement et permettent de commencer à saisir certains enjeux de la distribution numérique de ces oeuvres. Deux remarques pour le moment.

1) La plupart des sources s'accordent à dire que le montant de royautés versées à l'artiste est trompeur parce qu'il ne tient pas compte de la récupération de la quasi totalité de ces entrées par le label qui se rembourse des frais de production et de tournée. On semble généralement d'accord pour dire qu'un artiste n'empochera des revenus nets que si les ventes dépassent 250 000 copies.

2) deux observations sur les commentaires de Fisher (Promises to keep)

2.1 Curieusement, c'est celui qui indique la proportion la plus forte versée aux artistes. Il remarque que cette proportion est trompeuse mais n'ajuste pas ses chiffres...

2.2 Il procède ensuite à un exercice visant à déterminer le "vrai" coût d'un album, estimant que les coûts de vente au détail peuvent être éliminés, et les coûts de distribution et de production significativement réduits.

L'exercice est intéressant mais il est probablement encore plus important de considérer cette ventilation comme étant une indication des intérêts qui sont en jeu. La technologie numérique affecte, de manière variavle, la capacité des parties prenantes de protéger leurs intérêts.

Par exemple, Wal-Mart se lance dans la distribution numérique de contenus vidéos. Parce qu'il s'agit d'un marché important où l'entreprise a des intérêts économiques à préserver. Si cette entreprise parvient à capturer une part de marché importante, elle devient un incontournable dans une certaine conception de la mise en marché d'un artiste et préserve ainsi sa capacité d'exiger une portion significative de la valeur créée par les artistes et leurs labels. On peut argumenter sur la valeur économique de la contribution du détaillant, mais celui-ci vous dira (souvent avec raison) que ce sont les oeuvres qui sont interchangeables alors que la véritable valeur se trouve dans l'accès au marché.

L'industrie de la musique entre dans une nouvelle phase de convulsions majeures avec le changement de stratégie de Steven Jobs qui prône maintenant l'abolition des DRM. La logique d'affaires des labels est (évidemment) de faire en sorte que le contenu ne soit pas facilement appropriable par les utilisateurs sans le paiement d'un droit. Ce qui suppose des moyens techniques et un support réglementaire appropriés.

Nous savons tous que jusqu'à présent, les moyens techniques étaient faibles, mais suffisants pour permettre à une entreprise comme Apple de convaincre les utilisateurs "ordinaires" de débourser une somme relativement modique en échange de la facilité et de la paix d'esprit (de ne pas avoir exploité le travail d'un artiste). Cette logique s'est heurtée à une analyse différente faite par les législateurs européens qui ont été plus sensibles au fait que la pratique de DRM d'Apple plaçait le consommateur dans une situation délicate, l'empêchant de migrer ses actifs numériques sur une autre plateforme, le rendant ainsi captif mais aussi vulnérable en cas de perte du baladeur par exemple.

Je vais terminer ici parce que mon billet est déjà trop long. Mais encore deux remarques.

1) le Sénat français est passé à deux doigts d'adopter, en décembre 2005, une législation rendant obligatoire la licence universelle (i.e. la musique est dans le domaine public, en retour les consommateurs paient une taxe redistribuée aux producteurs).

2) La migration vers le contenu numérique s'accélère et plusieurs modalités coexistent: streaming (pratiquement toujours gratuit), P2P (inefficient et insoutenable), hors-juridiction (ex: allofMP3.com), légitimes (iStore, eMusic). Je suppose que le point de prix le plus vraisemblable se situe quelque part entre le minimum du streaming/P2P et le maximum des légitimes. Quelque part dans les environs immédiats de ce que pratique allofMP3 (approx 0.30$ la chanson).

average Fisher Rolling Stone McKinsey Strauss Sanderson cnn bemuso
Retail 32.71% 38.89% 29.33% 28.57% 35.00% 30.00% 36.69% 30.48%
Distribution 14.99% 8.33% 5.63% 10.00% 9.00% 22.00% 19.67% 30.32%
Marketing 29.89% 23.78% 43.84% 38.21% 27.00% 30.00% 21.14% 25.22%
Manufacturing 7.55% 7.89% 5.00% 7.14% 13.00% 5.00% 10.78% 4.04%
Creators 14.86% 21.11% 16.20% 16.07%