Future of Work
Tel que promis -- une présentation de Thomas Malone, qui parle de sa conception du futur du monde du travail. En bref, il rappelle que les organisations se structuraient quelque part sur un continuum allant des hiérarchies, d'une part, aux marchés, d'autre part. Les hiérarchies mettant l'accent sur la chaîne de commande et les marchés sur les signaux économiques conventionnels.
Selon lui, de nouvelles formes vont émerger, qui vont tirer profit des opportunités offertes par les technologies de communication pour s'appuyer sur une participation élargie.
Un des exemples qu'il utilise pour illustrer le fonctionnement de ces nouvelles formes d'organisations est Wikipedia. Nous sommes en 2004. Seulement une poignée d'étudiants connaissent :)
Depuis que j'ai lu le livre de Malone, je me réfère souvent aux concepts qu'il présente. J'ai retenu deux "quotes of the day" qui apparaissent d'ailleurs sur mon site:
"Making choices that are wise, not just economically efficient, means making choices that are consistent with our deepest values."
et
"For the first time in history, technologies allow us to gain economic benefits of large organizations, like economies of scale and knowledge, without giving up the human benefits of small ones, like freedom, creativity, motivation, and flexibility."
Thomas W. Malone, The Future of Work
Posted by: Stephane Hamel | February 18, 2007 at 06:55 PM
Future of work. Les nouvelles technologies représentent des leviers entre autres au niveau de la décentralisation et de l’efficacité de la communication mais, si la vision optimiste de Malone est intéressante, je ne crois pas qu’elle soit autant réaliste pour toutes les entreprises ou en toutes circonstances.
Tout d’abord, il y a des différences entre les PME et les grandes entreprises (par exemple, le niveau de tolérance et de gestion du risque, les capacités financières, etc.) et je ne crois pas que nous puissions les mettre toutes dans le même bain. Le contexte économique est un facteur important à considérer et si ce n’était du fait que les gens ne vivaient au-dessus de leur moyen actuellement, nous serions probablement en récession aujourd’hui au Canada avec les problèmes que cela apporte. Nouvelles technologies ou non, quand il n’y a pas de demande; il y a des problèmes et toutes les entreprises, particulièrement les PME, sont vulnérables.
Nous savons que les nouvelles technologies sont des agents de changement mais si elles sont combinées à de mauvaises stratégies, de mauvais gestionnaires/leaders, mauvaises relations avec les syndicats, problème de culture, etc. ça ne fonctionnera pas ou au mieux, en dents de scie. Malone voit des parallèles entre l’émergence des démocraties politiques et d’affaires avec celles des avancées technologiques en communication. Je suis d’accord avec le fait que la technologie puisse y contribuer et on le vit actuellement d’une certaine manière avec la globalisation mais j’ai des réserves. On se souviendra de la « stabilité mondiale » quand le mur de Berlin est tombé alors qu’aujourd’hui, rien n’est moins sûr avec toutes les divergences/conflits en cours. Un changement de focus des gouvernements affecte les relations d’affaires, priorités et autres. Technologies ou non, quand tu fermes les portes, les émergences sont affectées.
Bref, j’ai tendance à pondérer l’optimiste de Malone. Nul doute que les nouvelles technologies apporteront leur lot de dividendes mais, il faut être prudent afin de ne pas tomber dans l’optimiste à outrance.
Posted by: Daniel Pelletier | February 18, 2007 at 09:32 PM